Il suffit parfois d’un mois que l’on croit ordinaire pour révéler l’essentiel.
Se souvenir et transmettre
Bienvenue dans ce nouvel épisode de mon journal ! Ici, je partage mes pensées, explore mes passions et raconte ces petits fragments de vie qui, mis bout à bout, dessinent mon histoire.
Novembre est souvent perçu comme un mois gris et mélancolique, mais pour moi, c’est surtout une belle occasion de ralentir, de réfléchir et d’apprécier l’essence des petites choses. Dans ces pages, je t’emmène pour une exploration intime et variée.
Au programme de ce mois de novembre :
- 🕯️ Travail de mémoire et Toussaint : honorer les ancêtres et transmettre
- 🎬 Cinéma et sorties culturelles : émotions, expositions et découvertes
- ✊ Engagements et portraits de femmes inspirantes
- ☕ Réflexions sur le travail, la parentalité et les petits instants du quotidien
Entre souvenirs et coups de cœur, je souhaite te faire voyager entre passé et présent. L’hommage aux ancêtres sert de toile de fond, et se dessinent des perspectives d’un avenir plus lumineux. Pas de perfection, juste la vie dans ce qu’elle a de sincère et de touchant.
Pour prolonger ce fil rouge, tu peux aussi (re)découvrir mes réflexions et confidences du mois précédent : Écrire pour comprendre : mon journal d’octobre, premier article d’une longue série.
Prends une tasse de thé ou un chocolat chaud, installe-toi confortablement et laisse-toi embarquer ☕.
Travail ou devoir de mémoire?
Honorer nos ancêtres autrement : traditions et souvenirs
Dans ma famille, nous ne fleurissons plus les tombes à la Toussaint, une tradition qui s’est effacée avec le temps. Pourtant, je ne ressens pas de culpabilité. Les ancêtres occupent une place essentielle dans ma vie, et je trouve d’autres façons de leur rendre hommage au quotidien. Transmettre leurs souvenirs et leurs valeurs aux enfants, cuisiner les recettes de ma grand-mère, ou afficher leurs photos dans mon foyer sont autant de gestes qui perpétuent leur mémoire.
Le nom de ce blog, Amagny, est d’ailleurs un hommage à ma grand-mère. Si tu veux en savoir plus, je t’invite à consulter cette page.
Il peut y avoir différentes façons de rendre hommage à nos ancêtres. J’en ai découvert une dans Vivre avec nos morts, de Delphine Horvilleur qui aborde, avec poésie et profondeur, les traditions liées au souvenir des défunts. Dans le chapitre « Elsa – Dans la maison des vivants », elle décrit la pratique juive consistant à déposer des pierres sur les tombes plutôt que des fleurs. Ces pierres symbolisent la mémoire et la continuité entre les vivants et les morts.
Elle explique que déposer un caillou sur une tombe, c’est affirmer sa place dans l’héritage des générations et prolonger l’histoire familiale. Ce geste, à la fois simple et puissant, incarne l’idée que les liens ne disparaissent pas, même au-delà de la mort.
De ton coté, as-tu des pratiques et traditions particulières concernant tes ancêtres ?
Et puis, le caillou en hébreu, porte un nom particulier, dont le signifiant caché à valeur de puissant symbole. Un caillou se dit Ebben, et ce mot une fois fendu, en révèle deux qu’il semble avoir fusionner =, « ab » et « ben » – « le parent » et « l’enfant ». Poser un caillou sur une tombe, c’est déclarer à celui ou celle qui y repose que l’on s’inscrit dans son héritage, que l’on se place dans l’enchaînement des générations qui prolongent son histoire. La pierre dit la filiation, réelle ou fictive, mais toujours véritable.
Travail de mémoire du 11 novembre : honorer le passé
On croit mourir pour la patrie; on meurt pour des industriels – L’Île des Pingouins (1908), Anatole France.
Cette année, le 11 novembre a fait grand bruit avec la proposition de supprimer ce jour férié. Jean-François Copé a déclaré : « Il y a mille manières de commémorer sans pour autant ne pas travailler. Ou alors ça veut dire que nous avons 65 millions de Français qui sont au pied des monuments aux morts les 11-Novembre. Ça se saurait. » Ca se passe comment la condescendance de la classe politique ?

Dessin animé Coco : émotions et leçons à partager

Lors d’une soirée pyjama avec ma fille, nous avons regardé Coco, l’un des derniers films de Disney. Je le trouve très réussi. Il aborde des sujets profonds comme la mort, les troubles cognitifs chez les personnes âgées et l’importance des valeurs familiales, tout en offrant une perspective non religieuse sur cet événement de la vie.
C’est émouvant de réaliser que nos ancêtres disparaissent lorsque nous cessons de nous souvenir d’eux. J’avais lu sur Twitter que connaître les prénoms de ses arrière-grands-parents est un critère de « bourgeoisie ». Peu importe l’étiquette, je trouve intéressant de savoir si on les connaît et pourquoi. Pour ma part, j’ai la chance d’avoir ma tante Isabelle, passionnée de généalogie et ma grand-mère paternelle qui ont réalisé des arbres généalogiques.
Je n’ai pas eu la chance de tous vous connaître, mais Louise, Flavius, Anne, Gérard, Françoise, André, Fernande et Jules, je ne vous oublie pas. C’est vertigineux de se dire que nous aussi, un jour, serons oubliés, et que quelqu’un pensera à nous pour la dernière fois.
Sorties culturelles et découvertes
Le robot sauvage – Une découverte émouvante au cinéma

Nous avons découvert Le Robot Sauvage au cinéma. Je ne suis pas spécialement adepte des films de robots, mais celui-ci m’a réellement touchée. C’est une épopée émouvante qui explore la relation complexe entre nature et humanité.
Loin de romantiser la nature, le film la présente sous un jour réaliste : parfois cruelle, mais jamais autant que les humains eux-mêmes. Comme souvent avec les productions DreamWorks, Le Robot Sauvage propose une double lecture captivante, capable de séduire aussi bien les enfants que les adultes.
Le film aborde des thèmes universels et philosophiques qui remontent aux débuts de la robotique : les émotions sont-elles réservées aux humains ? Cette réflexion profonde est habilement intégrée à une histoire qui reste accessible.
Si vous cherchez un film d’animation qui allie réflexion et émotion, Le Robot Sauvage est un excellent choix pour toute la famille. Quel est ton film DreamWorks préféré ? Celui-ci monte sur mon podium.
Le mot de ma fille: « J’ai appris qu’il ne fallait jamais baisser les bras comme le petit oiseau qui s’est entraîné à voler ».
Exposition Playmobil® : créativité et exploration

Nous sommes allés à la troisième édition de l’exposition Playmobil® à Châtenay-Malabry. Le prix d’entrée était reversé au Téléthon. Les dioramas, présentés étaient impressionnants. Les figurines, issues de collections privées, comprenaient des personnages des premières générations, vieux de plus de cinquante ans. D’ailleurs, ma fille joue toujours avec les Playmobil® que nous avions étant enfant !

J’ai appris que le groupe Playmobil® traversait des difficultés financières, ce qui me brise le cœur. Ces jouets font partie de mon enfance avec mes sœurs, et j’ai l’impression que Playmobil® a raté le coche en ne se diversifiant pas autant que Lego, qui a acquis des licences comme Disney et Marvel. Est-ce que toi aussi Playmobil® a fait partie de ta vie ?
Malgré tout, je trouve que c’est un jouet de qualité : quasiment incassable, il stimule l’imagination et la motricité fine. Le rapport qualité-prix est excellent comparé à d’autres jouets sur le marché. Je trouve que c’est une valeur sûre pour un cadeau d’anniversaire.
Angelo dans la forêt mystérieuse : imagination et jeux
Nous avons vu Angelo dans la forêt mystérieuse. En résumé, c’est une réinterprétation d’Alice au pays des merveilles. Angelo est un petit garçon à l’imagination débordante qui voit tous les événements de la vie quotidienne comme autant d’occasion de se mettre en scène en tant que super héro.
Le mot de ma fille: « Il fallait être très courageux pour être tout seul dans une forêt enchanté. »

Voyage nocturne au Jardin des Plantes : immersion culturelle
Nous avons eu la chance de découvrir en avant-première « Jurassique en voie d’illumination » au Jardin des Plantes. Ce musée, où l’une de mes sœurs travaille depuis près de 20 ans, est un incontournable pour quiconque visite Paris. Chaque année, le Muséum d’Histoire Naturelle organise une promenade nocturne unique, où des sculptures lumineuses prennent vie. Pour cette édition, le thème était le Jurassique.
C’était aussi l’occasion de partager un moment en famille pour les cousins et cousines qui attendaient de déguster une barquette de frites avec impatience. Déambuler dans les allées du Jardin des Plantes en pleine nuit a un côté magique et renforce l’impression d’être transporté dans un autre temps. C’était impressionnant d’observer ces dinosaures hauts comme des bâtiments et de se dire qu’ils ont existé et disparu. Nous aussi, humains, connaîtrons ce même sort, et que laisserons-nous en dehors des montagnes de plastique ? C’est vertigineux de se dire que nous ne sommes qu’une petite poussière dans l’espace et le temps.









Atelier créatif automnal : inspiration et détente

J’avait inscrit ma fille à un atelier « Herbier créatif » à la maison de Chateaubriand. Les enfants ont eu la chance de visiter le parc avec une médiatrice qui leur a appris à identifier les arbres en fonction de leurs feuilles. Ils en ont ramassé tout au long du parcours. Mention spéciale pour la course dans l’épais tapis de feuille, qui a fait rire ma fille aux éclats. Ils ont ensuite réalisé un portrait du héros Chactas du livre Atala avec leurs récoltes. Ce livre est une sorte de Roméo et Juliette se déroulant entre des personnages autochtones d’Amérique.
Le principe de réaliser un portrait avec des feuilles d’automne est une bonne idée d’activité, que l’on peut facilement reproduire à la maison.
Point vocabulaire autochtone : culture et apprentissage
[Petite parenthèse : Je n’utilise plus le terme « indiens/amérindiens d’Amérique » depuis plusieurs années, car cela perpétue l’erreur coloniale de Christophe Colomb. Le terme correct est désormais « indigènes ou autochtones d’Amérique », et c’est une question de respect envers les peuples concernés].
Découvrir François-René de Chateaubriand : littérature et mémoire
Chateaubriand est un auteur que je n’ai jamais étudié, malgré mes études littéraires. Constance, la guide, m’a expliqué que ses romans sont tombés en désuétude, et que Les Mémoires d’outre-tombe sont assez longues et peu intéressantes en extraits. Elle m’a recommandé Les Aventures du dernier Abencérage comme point de départ.
Je trouve intéressant ce principe des mémoires qui, contrairement à l’autobiographie, contextualisent le récit. C’est un peu ce que j’essaie de faire avec le journaling. Et ouais je me prends pour Chateaubriand ma gueule !
Une visite imprévue à la Conciergerie : découvertes et surprises
Avec ma mère et ma sœur cadette, nous avons décidé de nous rendre à la Conciergerie.
Ce lieu emblématique, remis en lumière lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, est un vestige médiéval qui a joué un rôle clé pendant la Révolution française. On peut y visiter, entre autres, le célèbre cachot de Marie-Antoinette. L’atmosphère oppressante du lieu porte en elle tout le poids de son histoire.
Née pendant le bicentenaire de la Révolution, j’ai toujours eu un intérêt particulier pour cette période fascinante de l’histoire de France. Bien que la Conciergerie ne soit pas aussi prisée que d’autres monuments parisiens, elle reste un site incontournable pour les passionnés d’histoire.







Unboxing Polly Pocket : mes dernières trouvailles
Je suis une grande passionnée des Polly Pocket, une passion qui dure depuis mon enfance et qui représente bien plus qu’un simple souvenir pour moi. Voici un petit unboxing de mes dernières acquisitions :
- Polly Pocket Keepsake 35 ans : Un hommage à l’anniversaire de cette icône des années 90.
- Funko Pop Toy Story avec la Bergère et Polly Pocket policière : Deux personnages emblématiques de la franchise Toy Story.
- Pins Polly Pocket : Des accessoires adorables à collectionner.
- Polly Pocket Harry Potter : J’ai hésité à l’acquérir en raison des prises de position de l’autrice de la série.
- Polly Pocket Mercredi Addams : De loin la version la plus réussie, avec un niveau de détail rivalisant avec les originaux.








Ces objets sont de véritables trésors pour les fans de Polly Pocket et de collectibles. As-tu une Polly Pocket préférée ? Partage-la en commentaire !👇🏻
Prises de position sociétales
Portraits de femmes inspirantes
Soutien à Imane Khelif : engagement et sororité
Je tiens à exprimer mon soutien à Imane Khelif, la championne olympique de boxe. Elle a récemment posé pour Vogue Arabia, et je la soutiens. Promouvoir son parcours est important, surtout face au déferlement de haine qu’elle a subi lors des Jeux Olympiques de Paris.
Le féminisme doit être intersectionnel, sinon il ne l’est pas. Les attaques qu’elle a endurées sont un triste reflet de l’hostilité encore présente sur les questions de genre. Elle incarne une forme de courage et de résilience, et je continue à soutenir ses initiatives.

L’arrestation d’Ahou Daryaei : réflexion citoyenne
J’ai été émue par l’arrestation et l’internement d’Ahou Daryaei par les autorités iraniennes. Les images de cette jeune femme détenue et maltraitée par son propre gouvernement rappellent avec une force terrible les violences auxquelles sont confrontées celles qui osent défier le régime. Ce genre d’événement est un cri de détresse pour les droits humains et la liberté d’expression dans des régimes autoritaires.

Force à Judith Godrèche : soutien et inspiration
J’ai lu la lettre poignante que Judith Godrèche a adressée à Annie Ernaux dans Le Nouvel Obs. Quelques jours auparavant, elle recevait la notification de sa mise en examen pour diffamation par Jacques Doillon. Depuis un an, Judith Godrèche m’a profondément touchée.


Manifestation féministe : participation et réflexion
Le mois de novembre a été marqué par une grande manifestation contre les violences faites aux femmes. Quel moment d’émotion et de puissance collective ! Les slogans et pancartes débordaient de créativité et de force. Go girls !

Vaccination et santé publique : informations et points de vue
Ma fille a eu un rappel de vaccin. Ce sont les seuls moyens scientifiquement prouvés pour protéger contre des maladies graves. Pour les amateurs de films d’horreur, regardez ce que peut provoquer le tétanos : L’Exorciste, à côté, c’est de la rigolade.
Aujourd’hui, le vaccin est devenu une « opinion » comme une autre. On entend autant de pro-vaccins que d’anti-vaccins. Ce glissement sémantique est inquiétant, surtout quand on voit la polio, la rougeole ou la méningite refaire surface. Imagine un instant : pourrait-on être pro ou anti-insuline pour le diabète ? (Même si ça doit sûrement exister quelque part…)
Le papa de ma fille, médecin d’origine africaine, m’a souvent expliqué que, dans son pays natal, les vaccins sont considérés comme une bénédiction, un moyen de lutter efficacement contre la mortalité infantile. Étonnant de voir qu’en Occident, certaines personnes restent hostiles, alors qu’en Afrique de l’Ouest, ils représentent un vrai trésor pour sauver des vies.
Personnellement, j’ai été choquée par la réaction de certains collègues pendant la période Covid. Certes, le grand public peut se perdre dans le flot d’informations scientifiques. Mais pour des professionnels de santé, c’est incompréhensible. Lutter contre les fake news médicales devient un travail épuisant, mais essentiel.
Les dangers de la pollution : vigilance et action
La radio annonçait un triste record : New Delhi a atteint un niveau historique de pollution atmosphérique, contraignant les autorités à fermer les écoles. Face à cette situation alarmante, les mots me manquent. Comment se projeter dans un avenir si incertain, pour nous et surtout pour nos enfants ?
En France, les politiques s’interrogent sur la baisse de la natalité, mais comment envisager sereinement une grande famille dans un monde confronté à des catastrophes écologiques prévisibles ? Si j’avais été adulte dans les années 70 ou 80, j’aurais probablement rêvé d’avoir 3, 4, voire 5 enfants. En 2024, je suis terrorisée pour l’avenir de mon unique enfant.
« Il est minuit moins quelques secondes » : instants suspendus
Cela a raisonné devant l’émission La grande librairie, en écoutant le texte de fin de Philippe Descola, d’une puissance incroyable que tu peux retrouver ici, même si cela a tendance à raviver mon éco-anxiété.
A l’échelle de l’histoire humaine, il est minuit moins quelques secondes. Lorsque minuit sonnerie dans quelques décennies, nous entrerons dans un monde qu’aucun humain, n’aura jamais connu, mais dont quelques un dans les bidonvilles du Sud, ont commencé d’expérimenter les effets…
Réflexions sur le travail et la vie quotidienne
Brunch dominical: réflexion sur la valeur travail

J’ai eu le plaisir de bruncher avec deux anciennes collègues de travail dans ce restaurant.
Nous avons parlé de la valeur collective du travail et sur ce que cela signifie réellement dans nos vies. Mon expérience m’a plutôt poussée à adopter une approche différente : profiter de l’instant présent tout en restant prévoyante, dans la mesure du possible, pour l’avenir. Toi tu es plutôt du genre autruche ou control-freak ?

Et si tu répondais en toute honnêteté : est-ce que ton métier mérite vraiment tous les sacrifices que tu as faits jusqu’à présent ? Pour ma part, mon expérience professionnelle m’a conduit à cette conclusion : le travail, on peut toujours le rattraper. Mais le temps perdu avec les gens qu’on aime, lui, est définitivement envolé.
Documentaire « Les mystères de la foi » : travail, vocation et introspection
J’ai regardé l’émission Dans les yeux d’Olivier – Les mystères de la foi. Olivier y rencontre des bénédictines de Notre Dame du Pesquié. J’ai été très agréablement surprise par ces femmes. Leur perception de l’existence m’inspire un profond respect.
Dans cette vie monastique, quelle est l’importance du travail ? Le travail est très important pour gagner notre vie premièrement. Et d’autre part, pour ce qui est de mon domaine de la formation des novices, c’est excellent comme école de réalisme. Il faut que la foi soit toujours relié au réel. C’est la création. On est en contact avec la création telle qu’elle est sortie des mains du créateur, et ça c’est extrêmement important et ça fait le lien avec notre vie de foi.
L’ancrage de la foi dans la réalité me paraît essentiel pour éviter de se perdre lorsqu’on s’investit corps et âme dans une pratique religieuse. Cette réflexion met en lumière l’importance d’un équilibre entre spiritualité et vie quotidienne.
L’appel de Dieu peut se vivre autant dans le monde que dans un monastère et qu’on peut être aussi libre dans le monde, que dans un monastère si on répond à la vocation que Dieu nous donne chaque jour. C’est vraiment chaque jour, si on essaye de suivre le Christ et l’amour qu’il nous donne, on peut être très heureux, seconde par seconde et il y a que ça qui compte finalement.
Cette vision de la foi m’inspire beaucoup. Si la vie monastique peut sembler intimidante pour les laïques, l’inverse est probablement vrai aussi. Pourtant, j’apprécie l’idée de réconcilier ces deux univers et de montrer qu’il est possible de vivre intensément sa foi, quelle que soit la manière de vivre.
Les adieux du roi Nadal : petites leçons de vie


L’auteur Nicolas Mathieu a partagé un texte magnifique sur Instagram, rendant hommage aux adieux de Rafa Nadal au tennis. Ce moment marquant m’a rappelé avec tendresse ses premiers Roland Garros, ce tournoi qui a forgé sa légende. Je me souviens que ma meilleure amie avait un véritable crush sur lui. Elle était tellement fascinée par le champion qu’elle avait même changé la langue de son téléphone pour l’espagnol, juste pour se sentir plus proche de son idole 🤭.
Mais au-delà de l’émotion et des souvenirs, je me suis aussi demandé ce que représente une fin de carrière pour ces athlètes d’exception. Leur sport n’est pas qu’une passion : c’est un travail quotidien, exigeant, qui structure toute une vie. Des années de discipline, de sacrifices, de corps façonné par l’effort, d’identité construite autour de la performance. Que reste-t-il lorsque les applaudissements s’éteignent, lorsque le corps ne suit plus, lorsque le monde continue sans eux ?
Prendre sa retraite, pour un sportif, ce n’est pas seulement arrêter une activité. C’est quitter une version de soi-même. C’est apprendre à vivre autrement, sans ce rythme, sans cette intensité, sans cette évidence. Il faut alors réinventer son quotidien, trouver un nouvel équilibre, une nouvelle manière d’exister. Comment ces grand·es champion·nes appréhendent-ils ce passage, ce vertige silencieux après une vie entière consacrée à leur sport ?
L’automne feat l’hiver : transitions et sensations

Incroyable mais vrai : il a neigé en région parisienne. Cette météo inattendue a apporté son lot de joies : observer les flocons de neige tomber par la fenêtre, faire une bataille de boules de neige.
Nous avons réalisé un petit bonhomme de neige avec ma fille. Cela m’a remémoré les différents épisodes neigeux rocambolesques que j’ai vécus et surtout mon tout premier bonhomme. Je me rappelle qu’enfant j’étais un peu mélancolique en le voyant fondre. C’est toute la beauté du côté éphémère de la neige. Quel enfant ne rêverait pas d’avoir un petit Olaf qui ne fond jamais ?
Mais cette féérie hivernale m’a également rappelé une réalité bien plus dure : celle des femmes, hommes et enfants contraints de passer cette nuit glaciale à la rue. Une pensée pour eux, en espérant qu’ils trouvent un peu de chaleur et de réconfort malgré l’abandon des services publiques !
Communiquer avec ton enfant : moments de connexion
Je suis le compte Un amour au naturel de la puéricultrice Nadège Pétrel sur Instagram. J’ai même acheté deux de ses ouvrages, Histoires relaxantes pour enfants hypersensibles et 50 clés pour aider un enfant face à la peur de la mort. J’ai apprécié son approche bienveillante, mais ma fille n’a pas vraiment accroché aux histoires. En revanche, le livre sur la mort m’a paru très pertinent car c’est un sujet rarement abordé.
Dans un de ses posts, elle proposait trois questionnements à poser à son enfant après l’école :
- Comment est-ce que tu t’es senti aujourd’hui ?
- Est-ce que les autres ont été respectueux avec toi ?
- Quel a été ton moment préféré de la journée ?
Je trouve cette démarche intéressante. Est-ce que c’est quelque chose que tu pratiques ou que tu aimerai mettre en place avec tes enfants ? Quelles questions aimes-tu poser ?
Les enseignements de la pop culture : inspirations pour les mamans solo
Dans un moment plus léger, j’ai regardé l’émission de Sam Zirah, AJA n°201, où l’influenceuse Noémie Ma Belleuh partageait son expérience émouvante de grossesse gémellaire en tant que mère célibataire. Elle a livré un témoignage poignant :
J’aime pas trop le terme maman solo. Parce que je suis juste maman. Je sais pas pourquoi la société elle a besoin de dire elle est maman solo ? Les mamans on est toutes des mamans en faite. Il y a des femme qui sont en couple, c’est comme si elles étaient maman solo. Je voulais pas que les gens se disent « oh la pauvre. T’es maman solo c’est dur . Ah tu as des jumeaux toute seule ». Franchement c’est peut-être difficile à une certaine échelle, mais c’est la plus belle difficulté de ma vie. C’est quelque chose qui m’a rendu courageuse. Mes enfants ce sont mon moteur dans la vie. Je suis née avec eux en faite. Finalement, je me demande même ce que j’étais avant. Je suis née avec mes enfants. […] Je pense que chaque chose est faite parfaitement à sa place et je le comprends chaque jour. J’aurai peut être pas été aussi bonne mère si j’étais restée avec le père de mes enfants.
Noémie a montré qu’être mère, même dans des conditions difficiles, est une force immense. Elle voit dans cette expérience un parcours qui l’a rendue plus courageuse et profondément connectée à elle-même. Pour elle, chaque étape de sa vie est une opportunité d’apprentissage et de transformation. Te reconnais-tu dans son expérience ? Moi aussi la maternité m’a profondément changée et rendue plus forte!
Premières et dernières fois dans l’existence : souvenirs et apprentissages
Mon grand-père était un grand passionné de Chateaubriand. Le dernier voyage qu’il a voulu faire était à Saint-Malo, la ville natale de l’auteur. Mon papi, en situation de handicap à la suite d’un accident de voiture dans son enfance, a eu une fin de vie douloureuse. Il savait que ce voyage serait probablement son dernier. Cela m’amène à me poser une question : que ressent-on lorsqu’on sait que certains événements sont les derniers ?
On est souvent très attentif aux « premières fois » dans la vie : premiers pas, premier amour, etc. Mais qu’en est-il des « dernières fois » ? Je ne les trouve pas moins émouvantes. Elles sont plus délicates à percevoir car sur le moment, nous n’avons pas forcément conscience que c’est la fin. Te rappelles-tu du dernier baiser avec un amour passé ? La dernière fois que tu as emprunté les escaliers pour quitter ton lieu de travail ? Est-ce que tu as des moments qui t’ont particulièrement marqué ?
Bilan d’un mois à écrire pour honorer
Novembre, ce mois souvent boudé pour ses jours courts et glacés… Et pourtant ! Il s’est révélé riche en surprises et en moments précieux. Ce mois m’a rappelé que chaque saison a sa beauté unique, qu’il suffit parfois de prendre le temps d’observer.
Dans les petits détails du quotidien et les expériences partagées, novembre a pris un tout autre visage, bien loin de sa réputation monotone. Chaque mois, même le plus gris, peut devenir une source d’enrichissement intérieur, de réflexion et de découverte.
Et toi, quels instants marquants as‑tu vécus ce mois-ci ? Partage-les en commentaire 👉 : les grandes et petites histoires se croisent et s’enrichissent toujours.
Pour continuer ce voyage et découvrir les nouvelles confidences, ne manque pas Confidences de décembre: entre traditions, réflexions et évolution 🌟 qui s’annonce tout aussi riche en découvertes, émotions et petites merveilles du quotidien.





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