Confidences de décembre: entre traditions, réflexions et évolution 🌟

Introduction


Décembre est synonyme de célébrations, un mois où les jours raccourcis contrastent avec les lumières scintillantes des fêtes. Entre des événements sociétaux marquants, des moments d’émerveillement et de traditions réconfortantes, ce mois a été aussi riche qu’intense.

J’ai traversé des instants de joie et de complicité, mais aussi des questionnements personnels et spirituels qui m’ont permis d’évoluer. Je vous invite à me suivre dans ce voyage à travers des moments choisis mon quotidien.

Semaine du 1er au 8 décembre 🎄🙏🏻❤️‍🔥⛪️🎉

Dimanche 1er décembre : les décorations de Noël

Décorations de Noël : entre souvenirs et transmission

Le jour tant attendu de la mise en place des décorations de Noël est enfin arrivé ! Ce rituel, ancré depuis l’enfance, est un moment magique que je chéris profondément. Ce moment marque pour moi le début officiel de la période des fêtes. Seulement deux fois, je n’ai pas pu participer à ce rituel : une année où les études et un chagrin d’amour m’ont submergée, et une autre où ma grossesse m’a empêchée.

Chaque année, ce rituel suit un déroulement bien précis : installation du sapin synthétique, mise en place de la crèche provençale, et décoration des vitres. Le sapin, symbole central, est habillé d’un mélange éclectique de décorations : ornements vintage hérités de mes grands-parents, créations faites maison, et trouvailles uniques acquises au fil du temps. Parmi mes préférés, il y a des fraises pailletées, souvenirs de mon enfance chez mes grands-parents, ainsi que de petites cartes de Noël dénichées dans les archives familiales.

La crèche provençale, un trésor transmis par ma grand-mère Amagny, occupe une place particulière dans ce rituel. Petite, je pouvais passer des heures à jouer avec ces figurines colorées. Cette année, j’ai introduit ma fille à cet univers en lui racontant l’histoire de la naissance de Jésus. Je voulais qu’elle découvre ce récit tout en laissant place à sa propre réflexion. Bien que la foi occupe une place particulière dans mon existence, je tiens à ce qu’elle explore ses croyances librement.

Dessiner sur les vitres est devenu une petite tradition familiale. Avec des stylos effaçables et des pochoirs tirés d’un kit, nous créons des motifs festifs qui illuminent nos fenêtres. Ce moment ludique ajoute une touche d’amusement à nos préparatifs.

Décorations de noël. Crèche de noël.

Quand Noël rime avec opulence

Je t’avoue, Noël est l’un des rares moments où je mets de côté ma quête de sobriété. Décorations lumineuses, sucreries festives, tout y passe ! À ce sujet, j’ai récemment mis à jour mon article de recettes de Noël avec des fiches pratiques à télécharger juste ici. Vous y trouverez des recettes incontournables pour ajouter une touche gourmande à vos célébrations.

Calendriers de l’Avent : quoi choisir ?

Cette année, pour la première fois, je n’ai pas de calendrier de l’Avent personnel. Un signe de maturité, peut-être 😅 ? Pour ma fille, nous avons opté pour un simple calendrier en chocolat, bien loin des modèles Kinder ou Milka qui, à mon avis, ne justifient pas leur coût élevé.

Cependant, nous avons trouvé une alternative : le magazine Pomme d’Api, qui propose 24 histoires à découvrir chaque soir, accompagnées d’un décor à compléter au fil des jours. Ce « tour du monde en train » est à la fois éducatif et enchanteur. J’ai également profité d’une promotion pour lui offrir un calendrier Pokémon, qu’elle a choisi elle-même. Oui, Noël est pour nous une période où la frugalité laisse place à la générosité et au plaisir !

Mercredi 4 décembre : Entre angoisse politique et réconfort spirituel

Quand la politique fait vaciller le quotidien

Après un week-end rempli de traditions et de préparatifs pour Noël, la semaine a pris une tournure plus sérieuse avec les événements politiques. La vie politique française a encore réussi à éveiller mon anxiété cette semaine, avec l’adoption de la motion de censure à l’Assemblée Nationale.

Les souvenirs de la dissolution, qui avait plongé mon foyer dans l’incertitude l’été dernier, sont encore frais. L’idée d’une possible montée au pouvoir de l’extrême droite me terrifie 😓.

Je dois avouer que, bien que ma connaissance de la politique soit limitée, je ressens une profonde colère envers nos représentants. Le pouvoir semble souvent corrompre, transformant les élus en stratèges insensibles. Pendant ce temps, ce sont les citoyens, et surtout nos enfants, qui héritent des conséquences de leurs manœuvres.

Retrouver la sérénité

Face à ces tourments, où trouver la paix intérieure ? Pour moi, la réponse se trouve dans la lecture de l’Évangile. Pourtant, ces derniers jours, la fatigue m’a empêchée de suivre ma routine spirituelle du soir. Je m’endormais devant les vidéos de l’application Qui est Jésus ? qui illustre la vie du Christ. Prenant un moment dans la journée pour rattraper les épisodes manqués, j’ai découvert que ce n’était pas un passage quelconque que j’avais laissé de côté, mais le 10ᵉ chapitre de Saint Matthieu. Ce chapitre est une invitation profonde à méditer sur la force et les défis de la foi.

Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.Matthieu 10, verset 34

Ce passage est d’une radicalité surprenante. Contrairement à l’idée souvent répandue selon laquelle les religions prônent exclusivement l’amour et la paix, ces versets montrent une dimension plus exigeante de la foi chrétienne. Il ne s’agit pas d’un appel à un combat physique, mais à un combat spirituel intense. Jésus explique que suivre sa voie peut entraîner des divisions, même au sein des liens familiaux les plus précieux.

Foi et Sacrifice : un chemin semé d’exigences

Si je suis honnête avec moi-même, cet idéal semble difficilement atteignable. Comment renoncer aux attachements humains les plus chers pour embrasser pleinement la foi ? Pourtant, cette exigence illustre aussi une passion et une force inébranlables dans l’amour de Dieu.

Ces mots me troublent, mais ils m’invitent aussi à réfléchir : la foi n’est pas une quête facile. Elle demande courage, introspection, et une volonté de renoncer à certaines certitudes pour suivre un chemin souvent ardu. Bien que je sois loin de l’idéal décrit, je trouve une beauté certaine dans cet appel à une foi authentique et profonde. Et toi, trouves-tu parfois que la foi demande des sacrifices trop grands ? Comment vis-tu ces dilemmes spirituels ?

Vendredi 6 décembre : Une broche en broderie or pour ma sœur

Un cadeau unique et symbolique

Aujourd’hui, j’ai poursuivi un projet créatif qui me tient à cœur : la confection d’une broche en forme de cœur ex-voto en broderie or, un cadeau spécial pour l’anniversaire de ma sœur cadette.

J’ai découvert cette technique fascinante grâce à deux kits achetés sur le site Artesane. Ce savoir-faire, à mi-chemin entre l’art et la couture, n’est pas aussi intimidant qu’il n’y paraît. Bien sûr, il est essentiel de maîtriser les bases de la broderie classique, mais ce qui fait la différence, c’est la minutie et une bonne dose de patience. Chaque fil doré, chaque perle, chaque point demande une attention particulière, mais c’est précisément ce travail méticuleux qui rend l’expérience si gratifiante.

Cœur Ex-Voto : Amour et Dévotion

La symbolique du cœur ex-voto ❤️‍🔥 me touche profondément. Ce type d’offrande est souvent placé dans un lieu vénéré pour remercier ou accomplir un vœu. Ce cœur particulier symbolise l’amour divin et la nature humaine du Christ, représentés par le Sacré-Cœur de Jésus ou le Cœur Immaculé de la Vierge Marie.

Je trouve que c’est un cadeau idéal pour ma sœur, et j’espère qu’elle ressentira tout l’affection et le soin que j’ai mis dans cette création. Et toi, as-tu déjà réalisé un projet fait main pour offrir ? Ces cadeaux, si fréquents quand nous étions enfants, ont une magie particulière. Pourtant, avec l’âge, ils se font plus rares, souvent faute de temps ou de confiance en nos talents. Pour moi, ils restent inégalables par leur caractère unique.

J’aimerais découvrir tes créations et échanger autour de cette belle tradition des cadeaux faits main. Partage-les en commentaire ou en photo si tu le souhaites !⬇️

Samedi 7 décembre : Une journée entre jeux d’enfants et mémoire vivante de Notre-Dame

Après avoir passé une journée créative en confectionnant une broche pour ma sœur, le samedi a été l’occasion de plonger dans des jeux d’enfants et de raviver des souvenirs poignants de Notre-Dame. Ma fille a invité son meilleur copain de l’école à jouer à la maison. Sa maman, qui est restée discuter avec moi pendant que les enfants s’amusaient, avait préparé un délicieux gâteau dont elle m’a partagé la recette (spoiler : l’ingrédient secret pour donner du croquant : de la chapelure!).

Les rires d’enfants et le papotage ont laissé place à un grand évènement en fin de journée. C’était également le grand jour tant attendue de la réouverture de Notre-Dame de Paris, qui a ravivé des souvenirs puissants.

Le soir de l’incendie : un choc gravé dans ma mémoire

Je n’oublierai jamais la nuit où Notre-Dame a pris feu. Depuis notre fenêtre, nous pouvions voir les volutes de fumée noires s’élever dans le ciel. Comme hypnotisée, je n’ai pas quitté les chaînes d’information jusqu’à ce que les pompiers annoncent que l’incendie était maîtrisé 🚒.

Pour moi, Notre-Dame est bien plus qu’un monument. Elle est liée à mon enfance et à tant de souvenirs heureux. Je me souviens l’avoir découverte avec le dessin animé Le Bossu de Notre-Dame au Grand Rex de Paris avec mes tantes, un moment magique.

Pendant des années, j’ai joué avec ma Polly Pocket inspirée du film, chanté la chanson Belle à tue-tête (l’un des plus grands tubes de la musique française), et découvert le roman de Victor Hugo en cours de français, une lecture dont on ne ressort pas indemne !

Cet extrait est d’ailleurs troublement prophétique.

La flamme montait, toute rouge et toute droite, vers le ciel. Elle se reflétait dans la grande rose, comme une immense rosace de feu. Tout à coup la flèche de Notre-Dame s’effondra avec un bruit épouvantable. Un cri immense, universel, de terreur et de douleur, monta de Paris. Les enfants, les femmes, les vieillards, les hommes, tous les regards se tournaient vers cette tour en feu qui semblait être la dernière chose qui fût encore debout sur la terre. Les toits de la ville, les murs des maisons, tous se penchaient sur cette cathédrale solitaire, comme s’ils se fussent inclinés devant un grand malheur. Là, sous l’ombre immense de la flèche, Quasimodo, pâle et brisé, tomba sur les marches du grand portail de l’église et s’éteignit avec la cloche qui se fracassait à ses pieds. 

Couverture livre Notre Dame de Paris. Single Notre Dame de Paris. Polly pocket Notre Dame de Paris.

Quand la flèche s’est effondrée, c’est comme si une partie de mon enfance avait disparu avec elle. Pourtant, même dans ce chaos, l’image de la croix dorée resplendissant parmi les décombres fumants reste gravée en moi comme un symbole d’espoir.

Intérieur de Notre Dame de Paris brûlé.
Image originale sur ce site.

Une prouesse humaine et technique

Depuis l’incendie, plusieurs documentaires ont retracé la reconstruction de Notre-Dame et les efforts colossaux qu’elle a exigés. Je ne peux que recommander les suivants :

Ces récits me remplissent de gratitude envers ceux qui ont permis à Notre-Dame de renaître. Quand j’ai vu la dernière pièce de vitrail représentant la Vierge Marie être installée, j’ai senti l’émotion m’envahir.

Intérieur de Notre Dame de Paris restauré.
Photos réalisées par ma tante. Détail du vitrail sur ce site.

Un moment de foi terni par l’hypocrisie

Malheureusement, la cérémonie de réouverture de Notre-Dame de Paris m’a laissé un goût amer. Ce qui aurait dû être un moment de recueillement m’a plongée dans une colère sourde. Voir ces personnalités, si éloignées des valeurs chrétiennes incarnées par ce lieu, m’a ulcérée. Cela en était presque blasphématoire, une parfaite anti-thèse de l’Évangile !

Oui, certains ont donné des millions pour la reconstruction de Notre-Dame, mais un smicard qui donne 20 euros offre infiniment plus qu’un milliardaire qui se débarrasse de quelques millions de son superflu. Cela m’évoque les passages de l’Évangile où Jésus est sans concession.

Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. — Matthieu 21:12-13

Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire. — Marc 12:41-44

Ce décalage entre l’essence de l’Évangile et ce que je voyais à cette cérémonie de réouverture de Notre-Dame m’a rappelé pourquoi je me sens si loin du catholicisme institutionnel. Ce n’est pas ma foi, et je me suis sentie en décalage avec cette cérémonie.

Heureusement, tout n’était pas sombre. Une magnifique louange chantée pendant la cérémonie m’a touchée. Je t’invite à l’écouter ici : 🎶

Entre gratitude et critique

En cette journée mémorable, j’ai oscillé entre émerveillement devant la renaissance de ce monument et désillusion face à l’hypocrisie de certains. Mais une chose est sûre : Notre-Dame restera toujours une source d’inspiration et d’émerveillement pour moi, un lieu où la foi, l’histoire et l’art se rencontrent. Que représente Notre-Dame pour toi ? As-tu également des souvenirs marquants liés à ce monument ?

Dimanche 08 décembre

Syrie : Le Renversement de Bachar el-Assad

Ce matin, une annonce retentissante : Bachar el-Assad, le tyran syrien, a été renversé. Pourtant, les médias restent réservés face à cet événement historique, probablement en raison du profil controversé des libérateurs.

Bien que je ne prétende pas tout comprendre de la situation en Syrie, je ressens de la joie pour ses habitants. Après tout, ils méritent de rêver à une vie meilleure, sans dictature ni oppression. Soyons vigilent à ne pas tomber dans un paternalisme occidental et reconnaissons que ce moment leur appartient. Je n’ai jamais vécu sous une dictature, ni subi la torture ou la famine. Alors, ne pourrait-on pas, pour une fois, laisser ce peuple célébrer cette victoire à sa manière ? Bien sûr, ce n’est pas encore la fin de la guerre, et des jours difficiles s’annoncent, mais pourquoi ne pas leur accorder ce moment d’espoir ?

Baisses de moral saisonnière : comment faire face ?

Bien loin de tous ces bouleversement, le début du mois de décembre est un peu compliqué pour moi. La fatigue s’installe et le manque de lumière commence à peser sur mon moral 😔. Les journées raccourcissent, et je sens cette baisse d’énergie qui s’accentue avec le temps. À cela s’ajoutent mes menstruations, qui ont un réel impact sur mon humeur. C’est quelque chose que j’ai remarqué récemment : les fluctuations hormonales influencent vraiment mon état d’esprit, et j’essaie d’être plus indulgente avec moi-même, même si cela reste difficile à gérer parfois.

Et toi, comment gères-tu les baisses de moral liées au manque de lumière ou aux changements hormonaux ? As-tu des astuces pour traverser ces moments difficiles ?

Semaine du 09 au 15 décembre 🗼🙅🏻‍♀️👍🏻🤡👑🎂

Lundi 09 décembre : Une croisière entre connexions et réflexions

Malgré une baisse de moral le dimanche, la semaine a démarré sur une note positive avec une invitation à un déjeuner sur un bateau croisière par l’une des associations avec lesquelles je collabore. Pour m’y rendre, j’ai pris le RER, un trajet que j’appréhende toujours un peu. Ayant vécu tant de galères et de difficultés à Paris pendant mes années d’études, j’ai développé une sorte de phobie des transports parisiens.

Cela dit, j’ai remarqué une légère amélioration dans l’expérience grâce aux Jeux Olympiques, notamment dans l’affichage et équipements dans le RER.

Croisière en bateau-mouche. Vue sur la Tour Eiffel.

L’embarcation avait lieu au pied de la tour Eiffel. Une fois montée à bord, j’ai retrouvé des bénévoles, des professionnels et des adhérents de l’association. C’était la deuxième fois que j’étais conviée à une sortie, et c’est toujours un réel plaisir de passer un moment convivial avec les personnes dont je m’occupe.

Cependant, un petit moment de solitude m’a frappée lorsque la présidente m’a tendu le micro pour me présenter devant l’assemblée. Je n’étais pas du tout préparée et me suis sentie complètement ridicule. Mes vieux démons de timidité sont alors revenus à la surface. Heureusement, grâce aux exercices de Christophe André, que l’on retrouve dans La peur des autres : trac, timidité et phobie sociale, j’ai fait de réels progrès. Ces conseils m’ont permis de passer de la quasi-phobie sociale à l’animation de petites conférences dans mon domaine professionnel. Si ce sujet t’intéresse, fais-le moi savoir en commentaire et je pourrais en parler davantage ! ⬇️

Nous avons navigué vers Boulogne-Billancourt à cause de la crue de la Seine. L’accueil à bord était chaleureux, et le menu a été spécialement conçu pour un public ayant des troubles. Je recommande cette activité aux personnes concernées. Un guide nous racontait des anecdotes sur les lieux emblématiques que nous pouvions observer, et j’ai appris qu’un des pieds de la Tour Eiffel repose en partie sur de l’eau. Incroyable !

Repas restaurant.

À table, nous avons eu une discussion très intéressante sur un fait de société : le mouvement #MeToo et ses répercussions dans le monde du travail. Les hommes présents ont exprimé une certaine appréhension face aux nouvelles dynamiques dans les relations humaines, tandis que nous, les femmes, avons partagé nos vécus de violences sexistes.

Sur le moment, j’ai trouvé cette conversation sereine car elle se faisait dans un respect mutuel, avec une écoute attentive des points de vue de chacun. Cela m’a fait réaliser que, contrairement à ce que je peux parfois penser, le dialogue reste possible. La vie ne se résume pas aux invectives sur les réseaux sociaux. Et c’est important de garder ce lien, même si mes mauvaises expériences m’ont rendue plus défensive avec les hommes. En réfléchissant à tout cela, je me suis rendu compte que je néglige parfois le pouvoir que je peux exercer dans ces interactions, un pouvoir que je devrais peut-être utiliser davantage pour servir mes intérêts. Cela va être quelque chose à méditer pour l’année à venir.

Quand les masques tombent 🎭

Quelques jours plus tard, une participante m’a confié qu’un homme présent à cette même table avait eu un geste déplacé à son égard, et ce n’était pas la première fois qu’il adoptait un comportement inapproprié. Cette révélation a éclairé le malaise que j’avais ressenti sur le moment, et je suis presque soulagée d’avoir développé, avec le temps, une certaine radar pour percevoir ce genre de choses. Pourtant, ces confidences m’ont profondément déçue et bouleversée. Je lui ai exprimé tout mon soutien face à cet incident, désolée qu’elle ait dû supporter de telles situations. Malgré la gravité des faits, nous en avons discuté avec une triste normalité, tant ce genre d’expérience semble malheureusement faire partie du quotidien de nombreuses femmes.

Cet homme, que j’avais toujours considéré comme charmant – l’archétype du gendre idéal, irréprochable en apparence – était une personne avec qui j’entretenais des relations de travail cordiales et respectueuses. Il est tellement facile de se laisser berner par les apparences. Ces situations nous forcent à nous questionner sur la manière dont nous percevons les autres.

Face à cette révélation, je n’ai pu m’empêcher de réfléchir à ma manière de percevoir ce type d’homme, dont le profil m’est tristement familier. Je comprends mieux pourquoi cet événement m’a tellement touchée : il a ravivé un traumatisme de mon passé. Cela me rappelle combien il est important de prendre soin de soi face à ce type de situations et d’apprendre à s’écouter, même si c’est parfois inconfortable 😓.

Le pouvoir de l’écriture : panser ses traumatismes par le journaling

Je réalise aussi, grâce au journaling que je pratique depuis trois mois, à quel point l’écriture m’aide à mettre du sens sur des expériences qui, autrement, seraient peut-être passées inaperçues dans le tourbillon du quotidien. Elle me permet de m’approprier mon histoire, de mieux comprendre mes réactions, et, quelque part, de relever la tête face à certains aspects de ma vie✊🏻.

En rentrant chez moi, j’ai eu la surprise de découvrir le nouveau catalogue de la ferme de Sainte-Marthe, chez qui je commande mes graines depuis quelques années. Tu peux retrouver cette merveille en ligne ici sur leur site.

Cheveux blancs : un acte politique et personnel

Jeune femme aux cheveux gris.

Enfin, dans l’émission C dans l’air sur France 5, j’ai découvert Elsa Vidal, une journaliste avec une chevelure grise magnifique. Cela m’a interpellée, car je commence à avoir de plus en plus les cheveux qui blanchissent. Pour l’instant, je ne souhaite pas me lancer dans la coloration. Je ne souhaite pas y investir mon temps et mon argent et je suis méfiante vis-à-vis des produits chimiques des teintures. Voir Elsa Vidal avec sa chevelure argentée m’a confortée dans mon choix. Peut-être que je changerai d’avis, mais pour le moment, je préfère rester naturelle. C’est un sujet qui peut paraître futile, mais je pense que les cheveux et les poils des femmes sont un vrai sujet politique.

Et toi, as-tu réfléchi à la question de tes cheveux blancs ? Comment as-tu abordé ce sujet ? Est-ce que tu as choisi de te teindre ou d’accepter ta couleur naturelle ?

Mardi 10 décembre : Le respect en milieu professionnel, une valeur non négociable

Après le déjeuner convivial sur le bateau, la journée a été marquée par des réflexions sur le respect dans le cadre professionnel. J’ai été contrariée par l’attitude d’une consœur avec qui je collabore parfois au sein d’une association partenaire. Pour des raisons de confidentialité, je ne peux pas entrer dans les détails, mais cette situation m’a poussée à réfléchir sur ma manière de gérer les comportements irrespectueux dans le cadre professionnel. Qu’est-ce que je suis prête à accepter ? Qu’est-ce que je ne laisserai pas passer ?

Poser des limites au travail

En l’occurrence, je ne laisserai pas passer ce genre de comportement. J’ai justement choisi de travailler à mon compte pour éviter la compromission. On pourrait imaginer que le milieu psy soit exempt de ce genre de comportements, mais croyez-moi, il regorge de personnalités problématiques. Cette situation m’a fait prendre conscience que le respect doit être au cœur de chaque relation professionnelle.

Et toi, comment réagis-tu face à l’irrespect dans ton travail ? As-tu déjà dû poser des limites face à des comportements qui te dérangent ? J’aimerais beaucoup connaître ton point de vue sur le sujet ⬇️.

Mercredi 11 décembre : Réflexions, complicité et redécouverte, une journée aux multiples facettes

Éducation Positive : Entre neurosciences et valeurs éthiques

Suite à ces réflexions professionnelles, ce mercredi a été consacré à ma fille. J’ai terminé ma lecture de Calme, ferme et bienveillant de l’autrice Béatrice Kammerer sur l’éducation positive. Si tu n’as pas eu l’occasion de lire mes articles sur les chapitres précédents, tu peux les retrouver dans mes articles d’octobre et novembre. Et si tu souhaites une fiche de lecture complète, fais-le moi savoir en commentaire !⬇️

Le chapitre 7 m’a particulièrement intéressée. Elle y déconstruit l’argument neuro-scientifique souvent avancé pour justifier l’éducation positive. Trop souvent, on nous dit que l’éducation positive est « prouvée » par la science, mais l’autrice aborde cette question sous un autre angle : elle adhère aux valeurs de l’éducation positive pour des raisons éthiques, pas scientifiques. Si les données scientifiques prouvaient que la maltraitance était bénéfique au développement de l’enfant, devrions-nous pour autant y adhérer ? Bien sûr que non. Et c’est un des points essentiels : la science ne doit pas être un argument d’autorité. Elle repose sur des preuves, pas sur des affirmations non vérifiées.

Les sciences cognitives, une discipline encore jeune, sont en constante évolution. L’autrice met en garde contre les propos trop optimistes ou catégoriques qui contredisent la démarche scientifique, qui repose justement sur la remise en question et la vérification.

Elle démystifie également certains neuromythes populaires, tels que la division entre le cerveau droit et le cerveau gauche, ou la théorie du cerveau reptilien. Pour moi, dès que j’entends ces termes, je passe à autre chose. Ces idées ne reposent sur aucune base solide et sont trop souvent utilisées pour justifier des approches éducatives sans fondement scientifique.

Un autre mythe qu’elle déconstruit est celui du stress destructeur sur le cerveau des enfants. Les recherches basées sur des animaux stressés par des méthodes extrêmes (électrocution, privation de nourriture) n’ont rien à voir avec la réalité du stress que vivent les enfants. En fait, un stress léger et contrôlé peut avoir des effets bénéfiques, selon les données avancées par l’autrice.

Elle aborde aussi la question de la fessée : bien qu’elle soit scientifiquement reconnue comme inefficace et nuisible, une « fessée ponctuelle » n’entraîne pas de dégâts cérébraux à long terme. Cela ne signifie pas que la fessée est acceptable, bien au contraire mais qu’il est important de nuancer les effets selon les situations.

L’autrice va encore plus loin en questionnant la surprotection des enfants, surtout dans le contexte de l’éducation positive. Protéger son enfant de tout danger n’est pas nécessairement bénéfique : les enfants doivent aussi apprendre à prendre des risques et à faire leurs propres expériences.

Parentalité éclairée : se détacher de la vision sacrificielle

Dans le dernier chapitre, l’autrice nous pousse à réévaluer nos attentes vis-à-vis de l’éducation positive. L’objectif n’est pas de rendre l’enfant « sage » mais de l’accompagner dans sa construction personnelle, tout en se détachant de la pression de la conformité sociale.

Elle met aussi en garde contre la vision sacrificielle de la parentalité, où l’on place les besoins de l’enfant avant les nôtres. La bienveillance commence par soi-même!

Finalement, l’autrice défend l’idée qu’il n’existe pas de « bonnes » ou « mauvaises » émotions, seulement des émotions agréables ou désagréables, et que le rôle des parents est de guider l’enfant, non de l’empêcher de ressentir. Accepter la souffrance inévitable de l’enfant fait partie du travail de la parentalité.

En conclusion, elle appelle à investir les principes de l’éducation positive dans la sphère publique, car respect et coopération sont des valeurs qui bénéficieraient à toute la société. Cela te parle-t-il, cette idée de bricoler sa parentalité ? Quels outils ou stratégies as-tu trouvés pour construire une relation positive avec ton enfant ? »

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ce livre et le podcast dans lequel elle est intervenue. Je le recommande vivement !

Ateliers créatifs : découvrir et partager avec son enfant

En milieu d’après-midi, j’ai emmené ma fille à un atelier à la bibliothèque sur les animaux de nuit. J’aime passer des moments privilégiés avec elle, et cela me donne aussi des idées pour mes propres ateliers. Pas folle la guêpe 🐝! (Oui, je suis très curieuse, et j’aime apprendre de nouvelles choses !) Surprise, ma fille a beaucoup apprécié cet atelier, alors qu’elle était assez sceptique au départ.

Il y avait quelques « singes savants » parmi les enfants présents, super cultivés mais parfois un peu pédants. C’est souvent le cas dans ce genre d’activités où la mixité sociale n’est pas de mise. Je le constate depuis quelques mois : en tant que mère d’une enfant afro-descendante, je veux lui donner toutes les chances de s’épanouir dans un monde parfois hostile à sa diversité. Apprendre les codes sociaux et les outils nécessaires pour évoluer dans ce monde est essentiel, et c’est quelque chose que j’essaie de lui transmettre.

Après l’atelier, nous avons échangé un jeu de cartes que ma fille avait reçu en double. Nous avons choisi La fin des artichauts, un jeu super sympa… mais assez difficile pour un enfant de moins de 10 ans !

Guy de Maupassant : (Re)découvrir un auteur intemporel

Pour conclure la journée, j’ai regardé une émission de La Grande Librairie consacrée à Guy de Maupassant, un auteur parfois controversé pour son mode de vie, mais dont j’admire profondément le style d’écriture. Je l’ai découvert au collège avec Le Horla, une nouvelle haletante où le héros sombre dans la folie.

L’année suivante, notre enseignante nous lisait régulièrement des nouvelles en classe, partageant avec nous qu’elle gardait certaines œuvres non lues de côté pour mieux les savourer. Je me souviens particulièrement de Miss Harriet, qui dépeint une vieille fille anglaise vivant ses premiers émois amoureux : comment les ricanements adolescents s’étaient transformés en émotion sincère grâce à la puissance du récit.

Au lycée, nous avions étudié Bel Ami. À l’époque, je me rêvais journaliste et je m’identifiais à ce personnage séducteur. Je me reconnaissais dans son ambition. Mon existence m’a fait évoluer bien différemment 😆. J’avais également vu une adaptation de la première partie du roman Une Vie en téléfilm, où Barbara Schulz incarnait Jeanne, une héroïne lumineuse malgré toutes les blessures de son existence.

C’est à cette même époque que j’ai découvert Les Tombales🪦, un court récit où Maupassant mêle ironie et étrangeté en évoquant des prostituées fréquentant les cimetières. C’est une nouvelle que je recommanderai à quelqu’un qui a envie de découvrir cette grande plume française. Chaque nouvelle de Maupassant me semble être un véritable chef-d’œuvre : chaque mot est ciselé avec une précision rare, comme une pierre précieuse dans son écrin. Ce style, qui sollicite tous les sens, m’évoque parfois celui de Colette, une autre plume que j’apprécie tout particulièrement. Ensemble, ils m’ont appris à savourer les mots et à lire avec tous mes sens.

Jeudi 12 décembre : Relativiser les déceptions et accueillir les nouvelles opportunités

Après la déception professionnelle de mardi dernier, j’ai eu la surprise de recevoir non pas une, mais deux nouvelles propositions de travail ! Cela m’a permis de prendre du recul et de relativiser : si une opportunité m’a échappé, peut-être était-ce pour une bonne raison. Je préfère penser que des projets plus adaptés et enrichissants m’attendent 🙏🏻.

Vendredi 13 décembre: Le grand cirque, lassitude et déception politique

Après ces nouvelles professionnelles encourageantes, la fin de la semaine a pris une tournure plus cynique avec l’actualité politique. Le grand cirque 🎪 du remaniement gouvernemental continue, oscillant entre l’absurde et le prévisible. À ce stade, cela en deviendrait presque comique si ce n’était pas aussi consternant. J’avoue ne plus avoir les mots pour exprimer ma lassitude face à ce spectacle désolant qui semble se répéter inlassablement.

Samedi 14 décembre: Une journée de légèreté

Un troc solidaire

Le week-end a commencé sur une note plus légère avec un passage à un troc de jouets 🧸 organisé par la commune. Le principe ? Apporter des jouets et des livres en bon état pour les échanger contre des articles de valeur équivalente. Les objets restants sont ensuite donnés à un centre social local. Nous sommes reparties avec La Chasse aux Monstres, un jeu de société que nous avions découvert lors d’un après-midi jeux à la médiathèque. C’est un memory coopératif où les enfants doivent renvoyer les cauchemars au placard grâce à leurs doudous.

Le rendez-vous télévisuel incontournable de fin d’année

Ma fille attendait avec impatience l’élection de Miss France👑, un rendez-vous qu’elle ne manquerait pour rien au monde. Et moi ? Eh bien, je l’avoue : c’est ma petite passion coupable de fin d’année. Bien sûr, le concept de juger des femmes sur leur physique est plus que discutable, mais Miss France reste une institution kitsch et un grand moment de culture populaire. L’émission, longue à l’excès, est aussi riche en moments délicieusement gênants.

S’il y a une soirée pour se connecter à Twitter et débrancher son cerveau, c’est bien celle-là. Nous avons dansé, défilé, imité les chorégraphies, improvisé des discours dignes d’une fin de banquet (cela m’a rappelé mon début de semaine sur le bateau-mouche !). Mon moment préféré est sans conteste, le défilé en costume traditionnel, rivalisant avec un bon épisode de Drag Race.

Moments les plus drôles de Miss France.

Miss France 2025 : entre critiques et opportunités

Cette année, c’est une femme de mon âge qui a décroché la couronne. Oui, on n’a jamais été aussi belle à 30 ans passés – que ça plaise ou non ! Malheureusement elle n’échappera pas au harcèlement : son âge, son poids, sa taille, sa couleur de peau, sa dentition, tout sera scruté et commenté par des inconnus sur les réseaux sociaux. Mais ça ne lui enlèvera pas son logement sur les Champs-Élysées, son salaire de cadre supérieur, un carnet d’adresses hors norme, des cadeaux à ne plus savoir qu’en faire, et surtout, une année de tourbillon médiatique et d’expériences incroyables. Alors bravo à Miss France 2025 !

Dimanche 15 décembre

Un événement historique en Corse

Après une journée riche en émotions, l’actualité a pris un tournant plus solennel avec la visite du Pape en Corse, marquant un événement historique pour l’île. Je n’ai pas eu l’occasion de suivre la retransmission de cette visite historique. Bien qu’il y ait beaucoup de choses qui me déplaisent dans l’institution catholique, j’apprécie les prises de position de ce Pape dans la défense de la cause des migrants.

Humour et déboires : un anniversaire riche en émotions

Collège de France.
Photos prises par ma sœur.

C’était aussi le jour J pour l’anniversaire de ma sœur cadette. Pendant l’apéritif, elle nous a partagé son expérience récente au Collège de France, où elle s’est rendue dans le cadre de son travail. Ce lieu unique, fondé par François Ier, offre des cours gratuits pour rendre le savoir accessible au plus grand nombre et soutenir la recherche. Si tu es curieuse, tu peux explorer leurs contenus via leur site, en vidéo ou en podcast : Collège de France.

Le repas a été un moment de franche rigolade, notamment grâce à ma sœur aînée, qui nous a raconté ses déboires professionnels avec des hommes aux comportements déplacés – sur un ton à la fois humoristique et incisif. Décidément, c’est la semaine des « vieux bourgeois libidineux » ! Si par hasard vous passez par là, messieurs, ayez au moins la décence de vous éduquer ou de dégager 🚪, merci.

Ce qui m’a réjouie, malgré ses mésaventures, c’est l’évolution de sa vision : il n’y a pas si longtemps, elle adoptait encore des codes de misogynie intériorisée et critiquait les mouvements féministes.

Un cadeau symbolique pour ma sœur

Au moment des cadeaux, j’ai offert à ma sœur un cœur ex-voto.

Broche en broderie or.

Pour clôturer l’après-midi, ma fille a proposé l’un de ses jeux favoris : chacun devait murmurer un mot à l’oreille de son voisin, en y ajoutant un nouveau pour former une phrase. Les résultats étaient hilarants – un grand moment de complicité pour couronner l’après-midi.

Une dispute difficile mais nécessaire

Malheureusement, la journée s’est terminée sur une note moins agréable. Nous avons eu une grosse dispute avec ma fille. La veille déjà, elle s’était mise très en colère à cause d’une contrariété.

Ce moment m’a rappelé ma lecture de Béatrice Kammerer, où elle souligne que la « bienveillance commence par soi-même » ! J’ai expliqué à ma fille que je n’acceptais pas qu’elle me traite de « pire maman du monde ». Les enfants, tout comme les adultes, méritent le respect et doivent apprendre à le donner. La situation a été explosive, mais elle a compris qu’elle était allée trop loin, et nous avons fait la paix.

Ces moments sont inconfortables, mais ils font partie du processus d’apprentissage en tant que parent. Ce n’est peut-être pas la meilleure façon de faire, mais c’est la mienne, et chaque jour, j’essaye de faire de mon mieux et à ajuster ma méthode.

Semaine du 16 au 22 décembre 🌪🤸🏻‍♀️💃⚖️✨

Lundi 16 décembre : Ouragan à Mayotte, un appel à la solidarité

Les ravages de l’ouragan : une catastrophe humanitaire

Après cette journée chaleureuse et pleine de rires, la réalité du monde extérieur est revenue en force avec la découverte des ravages causés par l’ouragan à Mayotte. Dans cette région déjà marquée par des conditions de vie extrêmement difficiles, la catastrophe a tout emporté, laissant des milliers de personnes dans une situation apocalyptique 😱.

Des politiques nés avant la honte

Alors que les habitants des pays du Sud, sont les premières victimes du dérèglement climatique, nos dirigeants s’arcbouttent désespérément à un système capitaliste qui les sacrifie. En parallèle, les récupérations politiques autour du statut administratif des victimes ajoutent une indécence à une situation déjà désespérée. Une attitude affligeante, d’autant plus en cette période de Noël, symbole de partage et de solidarité.

Un élan de solidarité

Heureusement, l’élan de générosité des citoyens montre un autre visage de notre humanité. Voir des initiatives se multiplier pour soutenir Mayotte redonne espoir. Si toi aussi tu souhaites contribuer à cet élan solidaire, voici un thread complet qui recense les cagnottes pour aider Mayotte.

Pour ceux qui voudraient venir attraper ma veste, je reste fidèle à ma conviction que la charité doit rester discrète. Donner est un acte personnel, entre moi et Dieu. Je ne crains personne sauf le tout puissant. C’est à lui que je rendrai des comptes alors bye cochonaille !🐷

Mardi 17 décembre : Retrouver la motivation sportive

Ce genre d’événement me permet de mesurer avec encore plus d’acuité le confort de mon quotidien. J’ai déjà évoqué ici Candice, ma super coach sportive. Elle porte tellement bien son prénom : une vraie sucrerie 🍬, douce et motivante à la fois. J’ai pris l’habitude de faire du sport une fois par semaine sur ma pause déjeuner. Avant les vacances scolaires, notre rituel est de faire une séance de stretching, et honnêtement, elle excelle dans cette discipline.

Mais ces dernières semaines, je dois l’admettre, j’ai complètement lâché la rampe en ce qui concerne le sport et les étirements. Entre la fatigue et le manque de motivation, je n’arrive plus à m’y remettre. Peut-être que le retour des beaux jours me donnera le coup de pouce nécessaire pour reprendre ces moments qui font tant de bien.

Et toi, as-tu des astuces pour retrouver l’envie de bouger après une pause prolongée ? Je suis preneuse de toutes les suggestions !⬇️

Mercredi 18 décembre : Entre danse, broderie et réflexion sur les influenceurs

Un après-midi de fierté maternelle

C’était portes ouvertes à la MJC, et j’ai eu la chance d’assister à un petit spectacle du cours de danse de ma fille 🩰. C’était absolument kawaii! Ces moments de joie me rappellent à quel point je suis bénie d’avoir mis au monde cette enfant. Heureusement qu’il existe ces petits et grands bonheurs du quotidien pour contrebalancer l’injustice et la cruauté de notre monde.

La broderie : un espace de relaxation

Côté loisirs créatifs, j’ai terminé ma broderie annuelle et, bien sûr, j’ai immédiatement commencé un nouveau modèle, déniché lors des offres du Black Friday. Broder est pour moi une un moment pour me recentrer et me détendre

broderie sur le thème des contes de fées

Les influenceurs : réflexion sur un monde à deux visages

Enfin, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, je recommande vivement de découvrir la dernière vidéo de SidUzl, éducatrice spécialisée et créatrice de contenu militant. Dans cette vidéo, elle explore la face cachée de nos influenceurs préférés. J’apprécie particulièrement son approche rigoureuse et sa façon de décortiquer ce milieu, qui, il faut l’avouer, semble problématique à bien des niveaux.

Et toi, que penses-tu des relations parasociales que nous entretenons avec les influenceurs ? Cette vidéo t’a-t-elle fait réfléchir ?

🎥 Découvrir la vidéo ici

Jeudi 19 décembre : Verdict du procès Mazan, une avancée pour les victimes ?

⚠️ Attention : ce paragraphe évoque des violences sexuelles ⚠️

Un verdict historique : la reconnaissance des violences sexuelle

Aujourd’hui, une page historique s’est écrite avec le verdict du procès Mazan. Tous les accusés ont été reconnus coupables, même si les condamnations sont malheureusement inférieures aux réquisitions. Ce procès, suivi dans le monde entier, a permis de mettre en lumière la culture du viol et de poser des questions essentielles sur le consentement et la responsabilité.

Comme pour beaucoup de femmes, ce procès a remué des souvenirs douloureux. Il a fallu, à certains moments, que je prenne de la distance pour me protéger émotionnellement. Pourtant, je ressens une immense gratitude envers Gisèle (je préfère ne pas l’associer à son nom d’épouse, car elle a divorcé), qui a eu la force de demander un procès public.

Les paroles puissantes de l’avocate générale : un appel au changement

Les mots de Laure Chabaud, avocate générale, resteront gravés dans les esprits.


Par ce verdict, vous direz que le viol ordinaire n’existe pas, que le viol par accident ou involontaire n’existe pas. Vous enverrez un message d’espoir à toutes les victimes de violences sexuelles et vous rendrez une part de son humanité violée à Gisèle Pelicot. Vous direz aux femmes qu’il n’y a pas de fatalité à subir, aux hommes qu’il n’y a pas de fatalité à agir. Par votre verdict enfin, vous nous guiderez dans l’éducation de nos fils. Car au-delà de la sanction, c’est par l’éducation que s’impulsera le changement.

Un hommage au travail des journalistes : éclairage essentiel sur le procès

Enfin, je tiens à saluer le travail remarquable des journalistes Juliette Campion et Anna Margueritat. Leur retranscription minutieuse et leur analyse rigoureuse de chaque étape du procès ont permis à de nombreuses personnes, dont moi, de suivre ce moment historique avec clarté et sensibilité. Le travail des journalistes qui couvrent des affaires aussi sensibles et importantes mérite d’être soutenu. Pensez à suivre leurs travaux, à partager leurs reportages et à soutenir des médias indépendants qui défendent une information juste et éclairée.

Approfondir le sujet : une vidéo pour mieux comprendre la culture du viol

Si cette affaire t’interpelle, je t’invite à découvrir cette vidéo avec Victoire Tuaillon qui résume les principaux éléments du procès. Cette ressource pourra t’aider à approfondir ta réflexion sur la culture du viol et les violences sexuelles dans notre société.

Si tu es plutôt branchée podcast, tu en trouveras un ici. Et si tu préfères la lecture, il y a un excellent article de Camille Froidevaux-Metterie à retrouver ici.

Samedi 21 décembre : Une parade de Noël lumineuse

Face à ces réalités sombres, il est d’autant plus précieux de se raccrocher à des instants de beauté et de magie qui apportent de la lumière dans le quotidien ✨.

C’est justement ce que proposait la ville qui offrait une parade luminescente orchestrée par la compagnie Remue-Ménage, sur le thème des “Abysses”. Invité.es pour la troisième année, ces artistes signent une nouvelle fois une grande réussite. Les costumes et animaux sous-marins, rappelant ceux du jardin des plantes, étaient particulièrement enchanteurs.

En raison des intempéries, l’acrobate a dû adapter sa performance pour garantir la sécurité, ce qui a ajouté une dose d’improvisation au spectacle. Le spectacle vivant a une saveur unique, sollicitant tous nos sens, et je me suis laissé emporter par les basses de la musique, qui semblaient battre au rythme de mon cœur 💓.

Bien que je n’aie jamais fait croire au père Noël à ma fille, voir les enfants émerveillés lorsqu’il est venu les saluer a été un moment plein de magie 🎅.

As-tu assistée à un événement artistique dans ta région ? N’hésite pas à le partager pour que d’autres puissent en profiter aussi ! ⬇️ Ces moments de joie sont faits pour être vécus et racontés où que nous soyons dans le monde 🌍.

Semaine du 23 au 29 décembre 2024 ✝️🎁🪅🌊

Lundi 23 décembre : un moment captivant avec Conclave

Après avoir vibré au rythme des lumières, l’après-midi suivant a pris un tout autre ton, plus mystérieux. Avec ma mère, nous avons décidé de nous plonger dans Conclave, un film à suspense fascinant sur les coulisses d’une élection papale.

Il y a un péché que j’ai appris à craindre plus que les autres : la certitude. S’il n’y avait que la certitude et aucun doute, il n’y aurait aucun mystère. Et sans mystère, il n’y aurait plus de foi.

affiche film Conclave

Ce thriller, brillamment documenté sur les procédures d’un conclave, nous a captivées du début à la fin. Les performances des acteurs sont remarquables, avec des figures mémorables (certains reconnaîtront Voldemort face à Trinity – les vrais comprendront ! 😆).

Le film propose également des images saisissantes, comme le ballet d’ombres des parapluies ☂️ des nonnes ou la vulnérabilité des cardinaux à travers des scènes troublantes, comme celle où ils fument ensemble 🚬. Enfin, la conclusion du film, audacieuse et surprenante, divisera sûrement les spectateurs, mais je l’ai trouvée bien amenée.

Si vous êtes amateur de thrillers et curieux des mystères de l’Église, Conclave est un film à voir sur grand écran!

Mardi 24 décembre : Les paradoxes du réveillon de Noël

Après une film mettant en lumière les mystères de la foi, place à une célébration bien plus terrienne : le réveillon de Noël. Le grand soir tant attendu est enfin arrivé et pourtant, je réalise que ce sont souvent les préparatifs qui me procurent le plus de plaisir…

Cadeaux de Noel. Table de Noel. Desserts de Noel.
Cadeaux emballés avec du tissu selon la technique japonaise du furoshiki.

Avec les années, j’ai développé une certaine appréhension vis-à-vis des grandes assemblées familiales. Bien que j’aime profondément cette fête, certains aspects m’incommodent de plus en plus : la profusion de cadeaux, des plats issus de la cruauté animale, l’abus d’alcool et certains comportements que je n’apprécie pas et auxquels je n’ai plus envie de m’adapter.

Heureusement, Noël conserve toujours sa part de magie : l’émerveillement de ma fille découvrant ses cadeaux 🎁 et un moment de complicité partagé autour d’un karaoké improvisé sur La Grenade de Clara Luciani 🎙. Ces instants de grâce me rappellent pourquoi, malgré ses contradictions, Noël demeure une célébration précieuse.

Et toi, que ressens-tu face aux grandes traditions comme Noël ? Sont-elles pour toi synonymes de joie pure ou bien, comme pour moi, mêlées d’une certaine ambivalence ? Partage tes réflexions : j’aimerais beaucoup savoir comment tu vis ces moments de fête.⬇️

Vendredi 27 décembre : Une escapade alsacienne entre plaisir et introspection

Pour prolonger la féerie des fêtes, nous avons choisi de passer le réveillon en Alsace, à Haguenau. Ce petit coin charmant offre une alternative paisible à la foule de Strasbourg, tout en permettant de savourer la magie alsacienne de Noël. Nous y avons découvert les Apfelkieche, de délicieux beignets à la pomme et à la cannelle, qui, servis chauds, sont une véritable douceur hivernale.

Marché de Noel de Haguenau.

Mais ce voyage a été bien plus qu’une simple escapade festive. Ce fut aussi une expérience marquante sur le plan spirituel. Ces derniers mois, ma relation avec Dieu a pris une nouvelle dimension, et cela influence chaque aspect de ma vie quotidienne. Pendant ce séjour, certains questionnements personnels, notamment autour de mon couple, ont trouvé des réponses que je cherchais depuis longtemps.

Ces moments d’introspection, guidés par ma foi, m’ont offert une perspective renouvelée sur ma vie et mes priorités. Et toi, as-tu déjà vécu un moment de révélation ou de clarté intérieure ? N’hésite pas à partager ton expérience : ces histoires enrichissent nos réflexions et nous rappellent la puissance des chemins que nous empruntons, qu’ils soient spirituels ou profanes.⬇️

Dimanche 29 décembre : Une pause ciné avec Vaiana 2

affiche Vaiana 2

En cette période de fêtes, quoi de mieux qu’un Disney pour se plonger dans un univers enchanteur ? Nous avons opté pour Vaiana 2. Verdict : une suite sympathique, mais pas essentielle.
Les chansons, pourtant emblématiques de la franchise, peinent à égaler celles du premier opus. Une exception cependant : Invente ta route, interprétée par Ana Ka, qui m’a particulièrement plu.
Quelques scènes peuvent impressionner les tout-petits, mais l’ensemble offre un divertissement familial réussi, mêlant humour et émotion.
Et toi, quel est ton Disney préféré, celui qui te transporte à chaque visionnage ? Si tu as vu Vaiana 2, je serais curieuse de connaître ton avis !⬇️

Conclusion : Clôturer une année, ouvrir de nouvelles portes

Alors que décembre touche à sa fin, je ressens une profonde gratitude pour ces moments, petits et grands, qui ont jalonné ce mois. Ce chapitre final de l’année a mis de la magie dans mon quotidien.

Et maintenant, je suis prête à tourner la page, avec l’espoir que 2025 m’apportera de nouvelles opportunités de mûrir à tous les niveaux. Et vous, qu’emportez-vous de cette année écoulée, et que souhaitez-vous pour l’année à venir ? Partageons nos espoirs et nos résolutions pour accueillir ensemble ce nouveau départ 🎆.

2 réponses à « Confidences de décembre: entre traditions, réflexions et évolution 🌟 »

  1. […] total à la maison ! Ma fille s’est plongée dans un nouvel univers. Après sa passion pour Miss France et les drag queens, voilà qu’elle s’enthousiasme maintenant pour les dieux et déesses de la […]

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  2. […] de spiritualité, beaucoup plus institutionnelle : celle du Vatican 🇻🇦.Depuis que j’ai vu le film Conclave l’an dernier, je suis fascinée par les rouages de cette cérémonie ancestrale. J’ai même […]

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