Septembre ne sâest pas racontĂ© en dates, mais en verbes.
Avant dâentrer dans le fil
Cette chronique de septembre explore les petits et grands Ă©vĂ©nements du quotidien, Ă travers mon regard curieux et engagĂ© â entre vie de famille, culture et questionnements de notre Ă©poque.
AprĂšs « AoĂ»t 2025 : bilan dâun mois calme⊠jusquâau coup de tonnerre ⥠», qui sâĂ©tait refermĂ© sur une rupture inattendue, septembre sâest avancĂ© autrement. Moins spectaculaire en apparence. Plus intĂ©rieur peut-ĂȘtre.
En y regardant de plus prÚs, trois verbes se sont imposés comme un véritable fil rouge pour ce mois de septembre : résister, croire, transmettre.
Si tu aimes les rĂ©cits personnels qui interrogent le monde autant quâils racontent le quotidien, bienvenue.
Embarquons ensemble dans ce mois de septembre, entre routines retrouvées, nouveaux départs et réflexions sur ce que nous choisissons de faire passer.
Dans cette chronique, tu trouveras :
- des Ă©chos politiques et culturels qui traversent le mois đ€
- des scĂšnes de vie et de transmission đ€
- de la pop culture đ
Résister : entre lucidité et engagement

Commençons par les choses qui fĂąchent : câĂ©tait la rentrĂ©e politique. Magouilles, querelles, posture⊠toujours le mĂȘme spectacle affligeant…
Sarkozy et la justice: la responsabilité des puissants
Dans le pays du divertissement quâest la France, coup de tonnerre dans le paysage politique français : Nicolas Sarkozy, ancien prĂ©sident de la RĂ©publique, a Ă©tĂ© une nouvelle fois condamnĂ© par la justice. Et non, je ne vais pas me rĂ©jouir du malheur dâun homme. Mais disons-le franchement : il ne mâinspire pas une once de pitiĂ©.
Ce qui mâĂ©tonnera toujours, câest la rapiditĂ© avec laquelle certains sâempressent de dĂ©fendre lâindĂ©fendable. Petit florilĂšge des arguments entendus:
đ€Ž Â« Oui mais câest notre ancien prĂ©sident ! » Et alors ? Quand jâai intĂ©grĂ© la fonction publique hospitaliĂšre, on mâa demandĂ© un casier judiciaire vierge. Pourquoi les Ă©lus de la RĂ©publique en seraient-ils exemptĂ©s ? Il me semble quâun mandat Ă©lectif exige, au contraire, un devoir dâexemplaritĂ©.
đŽ Â« Oui mais il est vieux ! » Et alors ? Depuis quand lâĂąge exonĂšre de la responsabilitĂ© pĂ©nale ? Ă 70 ans, sauf troubles avĂ©rĂ©s, on reste pleinement responsable de ses actes. LâĂągisme, câest aussi ça : infantiliser les seniors quand ça nous arrange.
đ° « Oui mais il nây a pas eu dâenrichissement personnel. » Ce nâĂ©tait pas le motif principal dâinculpation, mais une circonstance aggravante. On ne juge pas lâintention de sâenrichir, on juge les faits.
đ « Je nâai pas lu le jugement de 380 pages mais⊠» Alors ferme-la! Moi non plus je ne lâai pas lu, donc je vais faire pareil. Ă bon entendeur…
Si tu veux te faire ton propre avis, je te recommande la lecture de cet article avec en prime le document du jugement au complet: đ avis d’un avocat.
La nature comme transmission vivante : résilience, continuité et mémoire silencieuse
Heureusement, la nature reste ce refuge oĂč tout reprend sens, loin du vacarme mĂ©diatique.
Avec ma fille et son meilleur copain, nous avons participĂ© Ă un atelier nature Ă lâarboretum de la VallĂ©e-aux-Loups. CâĂ©tait notre deuxiĂšme fois, et toujours avec la mĂȘme intervenante : AurĂ©lie Ehrlich, confĂ©renciĂšre passionnĂ©e et passionnante.
Si tu cherche une activitĂ© nature gratuite pour enfants en Ăle-de-France, je te recommande cette animation!
Nous avons fait un petit tour du parc, ponctuĂ© de haltes devant des arbres remarquables. Et quand on connaĂźt ma passion pour les arbres, inutile de dire que jâĂ©tais dans mon Ă©lĂ©ment đ.

Quelques merveilles croisées en chemin :
- đż Liquidambar : originaire dâAmĂ©rique du Nord, apprĂ©ciĂ© des Cherokees qui consommaient sa sĂšve comme du chewing-gum. Ses feuilles en forme dâĂ©toile dĂ©gagent une odeur dâagrume quand on les frotte.
- đ± Ginkgo Biloba, surnommĂ© âlâarbre aux 40 Ă©cusâ : un survivant venu dâAsie, prĂ©sent Ă lâĂ©poque des dinosaures. Ni feuillu, ni conifĂšre â ses feuilles sont en rĂ©alitĂ© des Ă©pines soudĂ©es đŻ. Il existe des arbres mĂąles et femelles, ces derniĂšres produisant des fruits malodorants. Ce sont les seuls arbres Ă avoir rĂ©sistĂ© Ă la catastrophe nuclĂ©aire dâHiroshima. Une leçon de rĂ©silience vĂ©gĂ©tale.
- đł Bouleau : reconnaissable Ă son Ă©corce lisse et blanche, presque graphique. Un arbre qui semble dessinĂ© Ă lâencre.
- đČ CĂšdre bleu pleureur de lâAtlas : unique au monde! Oui, vraiment. Câest une anomalie gĂ©nĂ©tique : ses graines donnent des cĂšdres classiques, droits comme des I. Le seul moyen de le reproduire, câest par bouture. Si vous croisez un cĂšdre bleu pleureur en Europe, il vient forcĂ©ment de lâarboretum de ChĂątenay-Malabry! Cet arbre, qui nâaurait jamais pu survivre dans la nature faute de lumiĂšre, est devenu lâemblĂšme du parc.
Et cela m’a inspirĂ© ceci: si lâon faisait de nos âanomaliesâ nos richesses ?
Parfois, ce qui est fragile, singulier, en dehors des normes, ce qui ne devait pas exister devient un trĂ©sor…
Ce mois de septembre aura aussi Ă©tĂ© celui dâun retour discret mais profond Ă la foi, comme un point dâancrage â, un espace intĂ©rieur oĂč le vacarme du monde perd de son emprise.
Croire : foi, quĂȘte de sens et dialogues
AprĂšs plus dâun an dâhĂ©sitations, jâai franchi le pas : jâai assistĂ© Ă mon premier culte protestant. Une expĂ©rience intime, mais que jâai envie de partager.
Moi qui nâavais connu que les messes catholiques, jâai Ă©tĂ© surprise par les similitudes : chants, lectures, prĂ©dication, priĂšres. Ce jour-lĂ , la parabole du fils prodigue Ă©tait Ă lâhonneur. Je lâai toujours trouvĂ© injuste et contre-intuitive. Mais elle a pris un sens nouveau ce matin lĂ .

Cette fois, je me suis identifiĂ©e au second fils. Moi aussi dans ma relation Ă la foi jâai errĂ©. Moi aussi, je reviens.
Et lĂ jâai compris : lâamour ne se distribue pas au mĂ©rite.
Câest une grĂące. Une leçon dâhumilitĂ©, dâindulgence. Et quelle symbolique, dâentendre cette lecture le jour de mon retour. Il y a toujours une possibilitĂ© du pardon.
Autre moment fort : assister Ă lâinstallation de la nouvelle pasteur, entourĂ©e de sa communautĂ©.
Comme souvent, ces questionnements ont trouvé un écho inattendu dans mes échanges avec ma fille.
Les grandes questions existentielles dâune enfant de 7 ans
Ma fille est Ă lâĂąge des grandes questions existentielles. Tu sais, celles qui surgissent Ă toutes heures entre deux tartines ou au moment de se coucher :
« Pourquoi jâexiste ? » « OĂč jâĂ©tais avant de naĂźtre ? » « Qui a créé lâunivers ? » « Pourquoi on meurt ? »
Avec des parents de confessions diffĂ©rentes, elle est naturellement exposĂ©e Ă lâaltĂ©ritĂ©. Et Ă la question du choix.
Je sais bien que câest utopique de penser quâon peut Ă©duquer sans influencer. Mais je mâaccroche Ă cette ligne : lui transmettre mes valeurs, oui. Lui imposer des certitudes, non. Dâailleurs, je nâen ai pas moi-mĂȘme ! Ce nâest pas la voie la plus confortable, mais câest celle que je choisis.
Et toi, as-tu eu lâoccasion dâaborder ces questions avec tes enfants ? Comment se sont positionnĂ©s tes propres parents Ă ce sujet?

Pour lâaider Ă cheminer par elle-mĂȘme, nous avons empruntĂ© Ă la bibliothĂšque municipale CitĂ© Babel â Le grand livre des religions. Un documentaire jeunesse malin et bien conçu, sous forme dâimmeuble aux pages dĂ©coupĂ©es.
Chaque Ă©tage prĂ©sente une famille diffĂ©rente, et les traditions des trois grandes religions monothĂ©istes Ă travers lâannĂ©e.
Les textes sont riches, parfois un peu pointus pour les plus jeunes, mais aussi trĂšs instructifs pour les adultes aussi. Un bon support pour ouvrir le dialogue sans dogme, sans simplification excessive.
Servir Dieu ou lâargent ? Une parabole toujours dâactualitĂ©

Jâai assistĂ© Ă mon deuxiĂšme culte protestant. Une nouvelle fois, jâai Ă©tĂ© accueillie avec une simplicitĂ© et une gentillesse qui font du bien. Jâai mĂȘme pu poser quelques questions pratiques Ă une autre maman prĂ©sente. Pour complĂ©ter mon article, je vais peut-ĂȘtre le prolonger sous forme de foire aux questions.
LâĂ©vangile du jour ? Luc 16, 1-13 :
« Vous ne pouvez pas servir Ă la fois Dieu et lâargent. »
Et lĂ , rebelote : une parabole contre-intuitive qui me laisse perplexe. Pourquoi faire lâĂ©loge dâun gĂ©rant malhonnĂȘte ?
Ce que jâen retiens, câest que toutes les richesses appartiennent Ă Dieu. Elles sont mises entre nos mains pour ĂȘtre administrĂ©es, pas possĂ©dĂ©es. Les biens matĂ©riels ne sont ni bons ni mauvais â tout dĂ©pend de ce quâon en fait. Un peu comme un marteau đš : il peut servir Ă construire ou Ă dĂ©molir.
La pasteur a Ă©voquĂ© les transactions du quotidien â pas seulement financiĂšres, mais relationnelles. Chaque Ă©change est une maniĂšre de faire du lien. Une spiritualitĂ© incarnĂ©e, qui parle de vie rĂ©elle.
Si ce passage t’intrigue autant que moi, je te recommande ce texte Ă©clairant : đ commentaire d’un pasteur.
Car croire ne reste jamais une expĂ©rience abstraite. Elle sâinscrit dans le quotidien, dans les gestes les plus simples, et surtout dans ce que lâon transmet, souvent sans mĂȘme sâen rendre compte.
Transmettre : apprendre, partager, grandir
Rentrée des classes : entre nostalgie et renouveau

La semaine de la rentrĂ©e, câest toujours une pĂ©riode excitante et riche en Ă©motions. Et toi, comment vis-tu cette pĂ©riode de reprise ? Avec excitation ou apprĂ©hension ? Jâavoue, je fais partie des gens qui aiment cette atmosphĂšre particuliĂšre : retrouver ses repĂšres, tout en sâouvrant Ă la nouveautĂ©.
Mais si je repense Ă mes propres annĂ©es dâĂ©cole, aprĂšs une ou deux semaines, je saturais dĂ©jĂ : la routine, les premiers contrĂŽles et et lâenthousiasme qui laisse place Ă lâennui đŽ.
Pour ma fille, les rentrĂ©es ont jusquâici Ă©tĂ© plutĂŽt chanceuses đ : des enseignantes bienveillantes, des camarades mignons, un cadre agrĂ©able.
Cette annĂ©e, le CE1 marque un vrai tournant : niveau plus Ă©levĂ©, devoirs plus sĂ©rieux et⊠mauvaise volontĂ© Ă les faire. Je rĂ©alise Ă quel point jâai dĂ» donner du fil Ă retordre Ă mes propres parents.
Si ton enfant est entrĂ©e en maternelle, je t’invite Ă lire l’article que j’avais Ă©crit Ă ce sujet.
Pour cĂ©lĂ©brer cette rentrĂ©e, nous avons partagĂ© un repas dans notre petit restaurant corĂ©en de quartier. Toujours aussi dĂ©licieux. Et ce jour-lĂ , la gĂ©rante mâa glissĂ© en partant : âVous ĂȘtes une super maman.â
Hasard ou pas, cette phrase mâa touchĂ©e. Ce genre de phrase, sortie de nulle part, peut rĂ©conforter bien plus quâon ne lâimagine surtout aprĂšs lâĂ©tĂ© en demi-teinte que je venais de passer.

Ce travail intérieur se prolonge naturellement dans notre vie culturelle, ces films, ces livres et ces échanges qui deviennent autant de supports pour comprendre le monde ensemble.
â ïž Petit avertissement avant de continuer : les deux prochains paragraphes vont parler de naufrages et dâattentats. Si ces sujets te touchent tu peux sauter cette partie et passer directement au 14 septembre â ïž.
Titanic, un mythe intact
Ma fille a dĂ©couvert Ă lâĂ©cole lâhistoire du Titanic grĂące au Petit Quotidien. Jâai hĂ©sitĂ© Ă lui faire voir le film, mais finalement, on a tentĂ© lâexpĂ©rience.
Jâavais Ă peu prĂšs son Ăąge quand le film est sorti. Je rĂȘvais dâaller le voir au cinĂ©ma mais interdiction parentale dâaller le voirđ. Je jouais les scĂšnes dâaprĂšs ce que ma grande sĆur avait pu mâen dire. CâĂ©tait lâĂ©poque de la LĂ©onardo Mania (oui, ma sĆur en Ă©tait folle !).

En revoyant le film, jâai Ă©tĂ© frappĂ©e par le regard de Rose qui domine tout le rĂ©cit : un vrai female gaze.
Les clivages de classes mâont Ă©videmment davantage marquĂ©e aujourdâhui.
Et les décors, les costumes, quelle beauté !
La scĂšne finale me bouleverse encore. Et bien sur en tant que grande amoureuse de lâamour đ, je ne pouvais qu’aimer ce couple mythique. Et toi, quel est ton rapport Ă ce film culte ?
Ma fille, elle, nâa pas Ă©tĂ© choquĂ©e par les scĂšnes de naufrage. Ce nâest pas ce qui la touche. Mais chaque enfant est diffĂ©rent, il faut jauger au cas par cas.
Ce qui mâinterroge encore, câest la fascination persistante pour ce naufrage. La rĂ©cente catastrophe du sous-marin Titan a ravivĂ© les fantasmes : mĂȘme frisson collectif, mĂȘme effroi.
Certains parlent de malĂ©diction du Titanic qui est considĂ©rĂ© comme un cimetiĂšre marinđȘŠ. Je nâirai pas jusque lĂ mais cette fascination morbide me dĂ©range. Le capitalisme monĂ©tise tout mĂȘme les drames alors qui est Ă©tonnĂ© que lâon fasse du buisness sur des cadavres ?
Mercredi 11 septembre â Travail de mĂ©moire

A chaque Ă©poque sa catastrophe et mon grand Ăąge đ” fait que jâai connu les attentats du 11 septembre 2001. JâĂ©tais collĂ©gienne et je me souviens de ce sentiment : quelque chose basculait.
Je commençais Ă mâintĂ©resser Ă lâactualitĂ©, et jâai compris intuitivement que le monde ne serait plus jamais le mĂȘme. Une onde de choc. Une fin dâinnocence qui correspondait Ă la fin de mon enfance. Tu te souviens de ce jour ? Du moment oĂč tu as appris la nouvelle?
Ces commĂ©morations rappellent combien certains Ă©vĂ©nements continuent de traverser nos vies, mĂȘme Ă distance. Et puis, presque sans transition, le quotidien reprend ses droits, avec ses formes plus lĂ©gĂšres en apparence, mais tout aussi rĂ©vĂ©latrices de notre Ă©poque.
Iâm a Barbie girl? – transmission culturelle et construction de lâimaginaire des enfants

Deux ans aprĂšs sa sortie, jâai enfin vu le film Barbie. Câest surprenant en 2025, mais je ne suis abonnĂ©e Ă aucun service de streaming.
Alors oui, je suis carrĂ©ment dĂ©passĂ©e sur les sĂ©ries du moment. Mais quand un film nous tente vraiment, on trouve toujours une solution : passer chez ma sĆur ou des amis pour voir la vidĂ©o tant convoitĂ©.
Pour en revenir Ă Barbie, jâai beaucoup aimĂ©.
LâesthĂ©tique est soignĂ©e, le second degrĂ© fonctionne bien, les acteurs sont convaincants. Câest un divertissement pop qui aborde les questions fĂ©ministes sans se prendre trop au sĂ©rieux.
Une porte dâentrĂ©e accessible rose fluo pour rĂ©flĂ©chir aux stĂ©rĂ©otypes de genre, Ă la place des femmes, au regard quâon porte sur soi.
Petite, je nâĂ©tais pas une grande fan de Barbie. JâĂ©tais team Polly Pocket. Ces mini-univers quâon ouvrait comme des coquillages.
Cela dit, je garde un souvenir Ă©mu de ma Barbie sirĂšne et du couple Pocahontas & Kokoum, que jâai transmis Ă ma fille.

Les Courriers de lâhistoire : apprendre en sâamusant

Du rose flashy de Barbie Ă lâencre des lettres anciennes, il nây a quâun pas⊠En juin, jâai soutenu le projet âLes Courriers de lâhistoireâ. Ma fille a reçu une lettre signĂ©e LĂ©onard de Vinci.
Quelle joie de voir son nom inscrit sur une enveloppe venue « du passĂ© » ! Une façon ludique de nourrir sa curiositĂ©. Franchement, câest encore mieux que la lettre du pĂšre NoĂ«l đ !
DĂ©couverte du lycĂ©e Lakanal : plongĂ©e dans lâhistoire lors des JournĂ©es du Patrimoine
Transmettre lâhistoire passe par les rĂ©cits, mais aussi par les lieux. Les JournĂ©es du Patrimoine ont ainsi prolongĂ© cette immersion, nous rappelant que le passĂ© reste vivant lorsque l’on peut prendre le temps de le rencontrer.
Nous en avons profité pour visiter la cité scolaire Lakanal. Un établissement réputé, au cadre splendide. On se croirait dans un campus britannique.
Jâaime beaucoup cette tradition française, de dĂ©couvrir des lieux insolites une fois par an. Merci Ă l’association des amis et des anciens Ă©lĂšves du lycĂ©e Lakanal pour leur investissement et leur passion communicative!
Connemara : amour, regrets et seconde chance au cinéma
Transmettre, câest aussi partager des expĂ©riences culturelles qui ouvrent la discussion. AprĂšs les JournĂ©es du patrimoine, câest un autre type de rĂ©cit qui nous attendait, cette fois sur grand Ă©cran.
Nous sommes allĂ©es voir avec ma mĂšre, lâadaptation du roman Connemara de Nicolas Mathieu.
Direction notre petit cinĂ©ma de quartier â celui oĂč on connaĂźt le personnel, oĂč les tarifs dĂ©fient toute concurrence, et oĂč lâon peut encore respirer sans se faire vendre une carte premium.
Ce genre de lieu devient prĂ©cieux, surtout Ă lâheure oĂč certains investisseurs dâextrĂȘme droite lorgnent sur le secteur culturel.

Quant au film, jâai Ă©tĂ© touchĂ©e par cette histoire dâamour sur le tard.
Le duo dâacteurs fonctionne trĂšs bien, avec une mention spĂ©ciale pour MĂ©lanie Thierry, toujours aussi lumineuseđ.
Le scénario rend bien la poésie des périphéries, cette mélancolie sociale propre à Nicolas Mathieu.
Et franchement, qui ne sâest jamais demandĂ© ce que donnerait une seconde chance avec son crush du lycĂ©e ? Si vous avez dĂ©jĂ fantasmĂ© sur un âet siâŠâ, ce film vous parlera.
Jâai Ă©tĂ© agacĂ©e par le mĂ©pris de classe du personnage dâHĂ©lĂšne. Ă lâinverse, jâai Ă©tĂ© Ă©mue par la tendresse de Christophe envers son pĂšre, atteint de troubles cognitifs.
Il y a dans Connemara une sĂ©rie de scĂšnes trĂšs rĂ©ussies, qui captent avec finesse les failles, les regrets, les Ă©lans: comme la scĂšne du mariage, la scĂšne du parking « Moi aussi, j’avais envie de faire un tour de manĂšge đ ! ».
Câest un film sensuel, joliment mĂ©lancolique, qui reflĂšte bien nos existences ordinaires. Et toi, tu l’as vu ? Tu as ressenti cette mĂȘme vibration entre banalitĂ© et beautĂ© ?
RĂ©sister, croire, transmettre : ce que ce mois de septembre mâa appris
Septembre, ce mois de transition entre lâĂ©tĂ© et lâautomne, entre vacances et travail, sâest refermĂ©.
Je lâai traversĂ© comme on traverse une forĂȘt : en zigzag, en veille, en lien, entre crainte et Ă©merveillement.
Il mâa rappelĂ© que rĂ©sister, croire et transmettre ne sont pas des actes spectaculaires.
Ils prennent racine dans le quotidien, dans la famille, dans la culture, dans ces gestes invisibles qui, peu Ă peu, dessinent une maniĂšre dâhabiter le monde et de raconter son propre rĂ©cit.
Ă ce quâil paraĂźt, lâimportant, ce nâest pas lâarrivĂ©e mais la quĂȘte.
Alors, les jours de pluie, pense Ă ce cĂšdre bleu pleureur â celui qui nâaurait jamais dĂ» pousser, et qui pourtant est devenu emblĂšme.
Et toi, quâas-tu retenu de ton mois de septembreâŻ?
Ce qui tâa nourri, bouleversĂ©, Ă©muâŻ?
NâhĂ©site pas Ă partager ton expĂ©rience et Ă prolonger cette rĂ©flexion sur le quotidien, la famille et la transmission.
Pour septembre qui se referme, octobre se profile dĂ©jĂ : «âŻVivre octobre en famille : entre petits moyens et grandes joiesâŻÂ» promet de poursuivre ce fil, avec ses nouvelles dĂ©couvertes, ses instants de vie et ses gestes de transmission.












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