Illustration d’une femme et d’un enfant marchant main dans la main dans un paysage pastel.

RĂ©sister, croire, transmettre : le fil rouge de ce mois de septembređŸȘĄ

Septembre ne s’est pas racontĂ© en dates, mais en verbes.

Avant d’entrer dans le fil

Cette chronique de septembre explore les petits et grands Ă©vĂ©nements du quotidien, Ă  travers mon regard curieux et engagĂ© — entre vie de famille, culture et questionnements de notre Ă©poque.

AprĂšs « AoĂ»t 2025 : bilan d’un mois calme
 jusqu’au coup de tonnerre ⚡ », qui s’était refermĂ© sur une rupture inattendue, septembre s’est avancĂ© autrement. Moins spectaculaire en apparence. Plus intĂ©rieur peut-ĂȘtre.

En y regardant de plus prÚs, trois verbes se sont imposés comme un véritable fil rouge pour ce mois de septembre : résister, croire, transmettre.

Si tu aimes les rĂ©cits personnels qui interrogent le monde autant qu’ils racontent le quotidien, bienvenue.
Embarquons ensemble dans ce mois de septembre, entre routines retrouvées, nouveaux départs et réflexions sur ce que nous choisissons de faire passer.

Dans cette chronique, tu trouveras :

  • des Ă©chos politiques et culturels qui traversent le mois đŸ€“
  • des scĂšnes de vie et de transmission đŸ€
  • de la pop culture 🎀

Résister : entre lucidité et engagement

GIF de Nicolas Sarkozy prononçant l’expression « Quel indignitĂ© ».

Commençons par les choses qui fĂąchent : c’était la rentrĂ©e politique. Magouilles, querelles, posture
 toujours le mĂȘme spectacle affligeant

Sarkozy et la justice: la responsabilité des puissants

Dans le pays du divertissement qu’est la France, coup de tonnerre dans le paysage politique français : Nicolas Sarkozy, ancien prĂ©sident de la RĂ©publique, a Ă©tĂ© une nouvelle fois condamnĂ© par la justice. Et non, je ne vais pas me rĂ©jouir du malheur d’un homme. Mais disons-le franchement : il ne m’inspire pas une once de pitiĂ©.

Ce qui m’étonnera toujours, c’est la rapiditĂ© avec laquelle certains s’empressent de dĂ©fendre l’indĂ©fendable. Petit florilĂšge des arguments entendus:

đŸ€Ž « Oui mais c’est notre ancien prĂ©sident ! » Et alors ? Quand j’ai intĂ©grĂ© la fonction publique hospitaliĂšre, on m’a demandĂ© un casier judiciaire vierge. Pourquoi les Ă©lus de la RĂ©publique en seraient-ils exemptĂ©s ? Il me semble qu’un mandat Ă©lectif exige, au contraire, un devoir d’exemplaritĂ©.

👮 « Oui mais il est vieux ! » Et alors ? Depuis quand l’ñge exonĂšre de la responsabilitĂ© pĂ©nale ? À 70 ans, sauf troubles avĂ©rĂ©s, on reste pleinement responsable de ses actes. L’ñgisme, c’est aussi ça : infantiliser les seniors quand ça nous arrange.

💰 « Oui mais il n’y a pas eu d’enrichissement personnel. » Ce n’était pas le motif principal d’inculpation, mais une circonstance aggravante. On ne juge pas l’intention de s’enrichir, on juge les faits.

📚 « Je n’ai pas lu le jugement de 380 pages mais
 » Alors ferme-la! Moi non plus je ne l’ai pas lu, donc je vais faire pareil. À bon entendeur…

Si tu veux te faire ton propre avis, je te recommande la lecture de cet article avec en prime le document du jugement au complet: 👉 avis d’un avocat.

La nature comme transmission vivante : résilience, continuité et mémoire silencieuse

Heureusement, la nature reste ce refuge oĂč tout reprend sens, loin du vacarme mĂ©diatique.

Avec ma fille et son meilleur copain, nous avons participĂ© Ă  un atelier nature Ă  l’arboretum de la VallĂ©e-aux-Loups. C’était notre deuxiĂšme fois, et toujours avec la mĂȘme intervenante : AurĂ©lie Ehrlich, confĂ©renciĂšre passionnĂ©e et passionnante.

Si tu cherche une activitĂ© nature gratuite pour enfants en Île-de-France, je te recommande cette animation!

Nous avons fait un petit tour du parc, ponctuĂ© de haltes devant des arbres remarquables. Et quand on connaĂźt ma passion pour les arbres, inutile de dire que j’étais dans mon Ă©lĂ©ment 😉.

Collage de photos d’arbres et de plantes : Ă©corce de bouleau, fleurs roses, bonsaĂŻ en serre, grand arbre ancien, logo amagny.fr  et fruit vert Ă©pineux.

Quelques merveilles croisées en chemin :

  • 🌿 Liquidambar : originaire d’AmĂ©rique du Nord, apprĂ©ciĂ© des Cherokees qui consommaient sa sĂšve comme du chewing-gum. Ses feuilles en forme d’étoile dĂ©gagent une odeur d’agrume quand on les frotte.
  • đŸŒ± Ginkgo Biloba, surnommĂ© “l’arbre aux 40 Ă©cus” : un survivant venu d’Asie, prĂ©sent Ă  l’époque des dinosaures. Ni feuillu, ni conifĂšre — ses feuilles sont en rĂ©alitĂ© des Ă©pines soudĂ©es 😯. Il existe des arbres mĂąles et femelles, ces derniĂšres produisant des fruits malodorants. Ce sont les seuls arbres Ă  avoir rĂ©sistĂ© Ă  la catastrophe nuclĂ©aire d’Hiroshima. Une leçon de rĂ©silience vĂ©gĂ©tale.
  • 🌳 Bouleau : reconnaissable Ă  son Ă©corce lisse et blanche, presque graphique. Un arbre qui semble dessinĂ© Ă  l’encre.
  • đŸŒČ CĂšdre bleu pleureur de l’Atlas : unique au monde! Oui, vraiment. C’est une anomalie gĂ©nĂ©tique : ses graines donnent des cĂšdres classiques, droits comme des I. Le seul moyen de le reproduire, c’est par bouture. Si vous croisez un cĂšdre bleu pleureur en Europe, il vient forcĂ©ment de l’arboretum de ChĂątenay-Malabry! Cet arbre, qui n’aurait jamais pu survivre dans la nature faute de lumiĂšre, est devenu l’emblĂšme du parc.

Et cela m’a inspirĂ© ceci: si l’on faisait de nos “anomalies” nos richesses ?

Parfois, ce qui est fragile, singulier, en dehors des normes, ce qui ne devait pas exister devient un trĂ©sor…

Ce mois de septembre aura aussi Ă©tĂ© celui d’un retour discret mais profond Ă  la foi, comme un point d’ancrage ⚓, un espace intĂ©rieur oĂč le vacarme du monde perd de son emprise.

Croire : foi, quĂȘte de sens et dialogues

AprĂšs plus d’un an d’hĂ©sitations, j’ai franchi le pas : j’ai assistĂ© Ă  mon premier culte protestant. Une expĂ©rience intime, mais que j’ai envie de partager.

Moi qui n’avais connu que les messes catholiques, j’ai Ă©tĂ© surprise par les similitudes : chants, lectures, prĂ©dication, priĂšres. Ce jour-lĂ , la parabole du fils prodigue Ă©tait Ă  l’honneur. Je l’ai toujours trouvĂ© injuste et contre-intuitive. Mais elle a pris un sens nouveau ce matin lĂ .

Peinture classique représentant le retour du fils prodigue : le pÚre accueille son fils agenouillé tandis que deux témoins observent la scÚne.
Source

Cette fois, je me suis identifiĂ©e au second fils. Moi aussi dans ma relation Ă  la foi j’ai errĂ©. Moi aussi, je reviens.

Et lĂ  j’ai compris : l’amour ne se distribue pas au mĂ©rite.

C’est une grĂące. Une leçon d’humilitĂ©, d’indulgence. Et quelle symbolique, d’entendre cette lecture le jour de mon retour. Il y a toujours une possibilitĂ© du pardon.

Autre moment fort : assister Ă  l’installation de la nouvelle pasteur, entourĂ©e de sa communautĂ©.

Comme souvent, ces questionnements ont trouvé un écho inattendu dans mes échanges avec ma fille.

Les grandes questions existentielles d’une enfant de 7 ans

Ma fille est à l’ñge des grandes questions existentielles. Tu sais, celles qui surgissent à toutes heures entre deux tartines ou au moment de se coucher :

« Pourquoi j’existe ? » « OĂč j’étais avant de naĂźtre ? » « Qui a créé l’univers ? » « Pourquoi on meurt ? Â»

Avec des parents de confessions diffĂ©rentes, elle est naturellement exposĂ©e Ă  l’altĂ©ritĂ©. Et Ă  la question du choix.

Je sais bien que c’est utopique de penser qu’on peut Ă©duquer sans influencer. Mais je m’accroche Ă  cette ligne : lui transmettre mes valeurs, oui. Lui imposer des certitudes, non. D’ailleurs, je n’en ai pas moi-mĂȘme ! Ce n’est pas la voie la plus confortable, mais c’est celle que je choisis.

Et toi, as-tu eu l’occasion d’aborder ces questions avec tes enfants ? Comment se sont positionnĂ©s tes propres parents Ă  ce sujet?

Couverture du livre jeunesse « CitĂ© Babel », montrant un immeuble animĂ© et l’épicerie Babel, avec des habitants de diffĂ©rentes religions.

Pour l’aider Ă  cheminer par elle-mĂȘme, nous avons empruntĂ© Ă  la bibliothĂšque municipale CitĂ© Babel – Le grand livre des religions. Un documentaire jeunesse malin et bien conçu, sous forme d’immeuble aux pages dĂ©coupĂ©es.

Chaque Ă©tage prĂ©sente une famille diffĂ©rente, et les traditions des trois grandes religions monothĂ©istes Ă  travers l’annĂ©e.

Les textes sont riches, parfois un peu pointus pour les plus jeunes, mais aussi trĂšs instructifs pour les adultes aussi. Un bon support pour ouvrir le dialogue sans dogme, sans simplification excessive.

Servir Dieu ou l’argent ? Une parabole toujours d’actualitĂ©

Homme portant une cape rouge tenant une balance avec une rose séchée et un crùne métallique.
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J’ai assistĂ© Ă  mon deuxiĂšme culte protestant. Une nouvelle fois, j’ai Ă©tĂ© accueillie avec une simplicitĂ© et une gentillesse qui font du bien. J’ai mĂȘme pu poser quelques questions pratiques Ă  une autre maman prĂ©sente. Pour complĂ©ter mon article, je vais peut-ĂȘtre le prolonger sous forme de foire aux questions.

L’évangile du jour ? Luc 16, 1-13 :

« Vous ne pouvez pas servir Ă  la fois Dieu et l’argent. »

Et lĂ , rebelote : une parabole contre-intuitive qui me laisse perplexe. Pourquoi faire l’éloge d’un gĂ©rant malhonnĂȘte ?

Ce que j’en retiens, c’est que toutes les richesses appartiennent Ă  Dieu. Elles sont mises entre nos mains pour ĂȘtre administrĂ©es, pas possĂ©dĂ©es. Les biens matĂ©riels ne sont ni bons ni mauvais — tout dĂ©pend de ce qu’on en fait. Un peu comme un marteau 🔹 : il peut servir Ă  construire ou Ă  dĂ©molir.

La pasteur a Ă©voquĂ© les transactions du quotidien — pas seulement financiĂšres, mais relationnelles. Chaque Ă©change est une maniĂšre de faire du lien. Une spiritualitĂ© incarnĂ©e, qui parle de vie rĂ©elle.

Si ce passage t’intrigue autant que moi, je te recommande ce texte Ă©clairant : 👉 commentaire d’un pasteur.

Car croire ne reste jamais une expĂ©rience abstraite. Elle s’inscrit dans le quotidien, dans les gestes les plus simples, et surtout dans ce que l’on transmet, souvent sans mĂȘme s’en rendre compte.

Transmettre : apprendre, partager, grandir

Rentrée des classes : entre nostalgie et renouveau

Fournitures scolaires colorĂ©es disposĂ©es sous les lettres multicolores formant l’expression Back to School.
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La semaine de la rentrĂ©e, c’est toujours une pĂ©riode excitante et riche en Ă©motions. Et toi, comment vis-tu cette pĂ©riode de reprise ? Avec excitation ou apprĂ©hension ? J’avoue, je fais partie des gens qui aiment cette atmosphĂšre particuliĂšre : retrouver ses repĂšres, tout en s’ouvrant Ă  la nouveautĂ©.

Mais si je repense Ă  mes propres annĂ©es d’école, aprĂšs une ou deux semaines, je saturais dĂ©jĂ  : la routine, les premiers contrĂŽles et et l’enthousiasme qui laisse place Ă  l’ennui 😮.

Pour ma fille, les rentrĂ©es ont jusqu’ici Ă©tĂ© plutĂŽt chanceuses 🍀 : des enseignantes bienveillantes, des camarades mignons, un cadre agrĂ©able.

Cette annĂ©e, le CE1 marque un vrai tournant : niveau plus Ă©levĂ©, devoirs plus sĂ©rieux et
 mauvaise volontĂ© Ă  les faire. Je rĂ©alise Ă  quel point j’ai dĂ» donner du fil Ă  retordre Ă  mes propres parents.

Si ton enfant est entrĂ©e en maternelle, je t’invite Ă  lire l’article que j’avais Ă©crit Ă  ce sujet.

Pour cĂ©lĂ©brer cette rentrĂ©e, nous avons partagĂ© un repas dans notre petit restaurant corĂ©en de quartier. Toujours aussi dĂ©licieux. Et ce jour-lĂ , la gĂ©rante m’a glissĂ© en partant : “Vous ĂȘtes une super maman.”

Hasard ou pas, cette phrase m’a touchĂ©e. Ce genre de phrase, sortie de nulle part, peut rĂ©conforter bien plus qu’on ne l’imagine surtout aprĂšs l’étĂ© en demi-teinte que je venais de passer.

Plateau de repas coréen avec bibimbap, dakgalbi et banchans.

Ce travail intérieur se prolonge naturellement dans notre vie culturelle, ces films, ces livres et ces échanges qui deviennent autant de supports pour comprendre le monde ensemble.

⚠ Petit avertissement avant de continuer : les deux prochains paragraphes vont parler de naufrages et d’attentats. Si ces sujets te touchent tu peux sauter cette partie et passer directement au 14 septembre ⚠.

Titanic, un mythe intact

Ma fille a dĂ©couvert Ă  l’école l’histoire du Titanic grĂące au Petit Quotidien. J’ai hĂ©sitĂ© Ă  lui faire voir le film, mais finalement, on a tentĂ© l’expĂ©rience.

J’avais Ă  peu prĂšs son Ăąge quand le film est sorti. Je rĂȘvais d’aller le voir au cinĂ©ma mais interdiction parentale d’aller le voir😓. Je jouais les scĂšnes d’aprĂšs ce que ma grande sƓur avait pu m’en dire. C’était l’époque de la LĂ©onardo Mania (oui, ma sƓur en Ă©tait folle !).

Affiche du film Titanic avec Jack et Rose enlacés au-dessus de la proue du navire.

En revoyant le film, j’ai Ă©tĂ© frappĂ©e par le regard de Rose qui domine tout le rĂ©cit : un vrai female gaze.

Les clivages de classes m’ont Ă©videmment davantage marquĂ©e aujourd’hui.

Et les décors, les costumes, quelle beauté !

La scĂšne finale me bouleverse encore. Et bien sur en tant que grande amoureuse de l’amour 💖, je ne pouvais qu’aimer ce couple mythique. Et toi, quel est ton rapport Ă  ce film culte ?

Ma fille, elle, n’a pas Ă©tĂ© choquĂ©e par les scĂšnes de naufrage. Ce n’est pas ce qui la touche. Mais chaque enfant est diffĂ©rent, il faut jauger au cas par cas.

Ce qui m’interroge encore, c’est la fascination persistante pour ce naufrage. La rĂ©cente catastrophe du sous-marin Titan a ravivĂ© les fantasmes : mĂȘme frisson collectif, mĂȘme effroi.

Certains parlent de malĂ©diction du Titanic qui est considĂ©rĂ© comme un cimetiĂšre marinđŸȘŠ. Je n’irai pas jusque lĂ  mais cette fascination morbide me dĂ©range. Le capitalisme monĂ©tise tout mĂȘme les drames alors qui est Ă©tonnĂ© que l’on fasse du buisness sur des cadavres ?

Mercredi 11 septembre — Travail de mĂ©moire

Illustration du Patriot Day avec skyline de New York, tours jumelles, Statue de la Liberté et drapeau américain.
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A chaque Ă©poque sa catastrophe et mon grand Ăąge đŸ‘” fait que j’ai connu les attentats du 11 septembre 2001. J’étais collĂ©gienne et je me souviens de ce sentiment : quelque chose basculait.

Je commençais Ă  m’intĂ©resser Ă  l’actualitĂ©, et j’ai compris intuitivement que le monde ne serait plus jamais le mĂȘme. Une onde de choc. Une fin d’innocence qui correspondait Ă  la fin de mon enfance. Tu te souviens de ce jour ? Du moment oĂč tu as appris la nouvelle?

Ces commĂ©morations rappellent combien certains Ă©vĂ©nements continuent de traverser nos vies, mĂȘme Ă  distance. Et puis, presque sans transition, le quotidien reprend ses droits, avec ses formes plus lĂ©gĂšres en apparence, mais tout aussi rĂ©vĂ©latrices de notre Ă©poque.

I’m a Barbie girl? – transmission culturelle et construction de l’imaginaire des enfants

Affiche du film Barbie avec Margot Robbie et Ryan Gosling dans un décor bleu et rose.

Deux ans aprĂšs sa sortie, j’ai enfin vu le film Barbie. C’est surprenant en 2025, mais je ne suis abonnĂ©e Ă  aucun service de streaming.

Alors oui, je suis carrĂ©ment dĂ©passĂ©e sur les sĂ©ries du moment. Mais quand un film nous tente vraiment, on trouve toujours une solution : passer chez ma sƓur ou des amis pour voir la vidĂ©o tant convoitĂ©.

Pour en revenir Ă  Barbie, j’ai beaucoup aimĂ©.

L’esthĂ©tique est soignĂ©e, le second degrĂ© fonctionne bien, les acteurs sont convaincants. C’est un divertissement pop qui aborde les questions fĂ©ministes sans se prendre trop au sĂ©rieux.

Une porte d’entrĂ©e accessible rose fluo pour rĂ©flĂ©chir aux stĂ©rĂ©otypes de genre, Ă  la place des femmes, au regard qu’on porte sur soi.

Petite, je n’étais pas une grande fan de Barbie. J’étais team Polly Pocket. Ces mini-univers qu’on ouvrait comme des coquillages.

Cela dit, je garde un souvenir Ă©mu de ma Barbie sirĂšne et du couple Pocahontas & Kokoum, que j’ai transmis Ă  ma fille.

Poupées Barbie sirÚnes et poupées Pocahontas et Kocoum présentées en collection.

Les Courriers de l’histoire : apprendre en s’amusant

Lettre éducative "les courriers de l'histoire" pour enfants sur Léonard de Vinci avec carte illustrée et documents pédagogiques.

Du rose flashy de Barbie Ă  l’encre des lettres anciennes, il n’y a qu’un pas
 En juin, j’ai soutenu le projet “Les Courriers de l’histoire”. Ma fille a reçu une lettre signĂ©e LĂ©onard de Vinci.

Quelle joie de voir son nom inscrit sur une enveloppe venue « du passĂ© » ! Une façon ludique de nourrir sa curiositĂ©. Franchement, c’est encore mieux que la lettre du pĂšre NoĂ«l đŸŽ…!

DĂ©couverte du lycĂ©e Lakanal : plongĂ©e dans l’histoire lors des JournĂ©es du Patrimoine

  • HĂȘtre pourpre majestueux classĂ© arbre remarquable de France dans un parc verdoyant.
  • Portail en fer forgĂ© du lycĂ©e Lakanal ouvrant sur une allĂ©e arborĂ©e.
  • Façade historique en briques et pierre du bĂątiment administratif du lycĂ©e Lakanal.
  • Fresque du lycĂ©e Lakanal montrant une scĂšne de rugby historique avec joueurs et spectateurs Ă©lĂ©gants.
  • Fresque du lycĂ©e Lakanal reprĂ©sentant un match de rugby ancien avec joueurs en pleine action.
  • Couloir lumineux avec voĂ»te mĂ©tallique, grandes fenĂȘtres et jeux d’ombres gĂ©omĂ©triques.
  • Gymnase spacieux avec charpente mĂ©tallique, grandes fenĂȘtres et mur d’escalade colorĂ©.
  • Statue ancienne d’un garçon tenant un serpent dans un parc forestier en automne.

Transmettre l’histoire passe par les rĂ©cits, mais aussi par les lieux. Les JournĂ©es du Patrimoine ont ainsi prolongĂ© cette immersion, nous rappelant que le passĂ© reste vivant lorsque l’on peut prendre le temps de le rencontrer.

Nous en avons profité pour visiter la cité scolaire Lakanal. Un établissement réputé, au cadre splendide. On se croirait dans un campus britannique.

J’aime beaucoup cette tradition française, de dĂ©couvrir des lieux insolites une fois par an. Merci Ă  l’association des amis et des anciens Ă©lĂšves du lycĂ©e Lakanal pour leur investissement et leur passion communicative!

Connemara : amour, regrets et seconde chance au cinéma

Transmettre, c’est aussi partager des expĂ©riences culturelles qui ouvrent la discussion. AprĂšs les JournĂ©es du patrimoine, c’est un autre type de rĂ©cit qui nous attendait, cette fois sur grand Ă©cran.

Nous sommes allĂ©es voir avec ma mĂšre, l’adaptation du roman Connemara de Nicolas Mathieu.

Direction notre petit cinĂ©ma de quartier — celui oĂč on connaĂźt le personnel, oĂč les tarifs dĂ©fient toute concurrence, et oĂč l’on peut encore respirer sans se faire vendre une carte premium.

Ce genre de lieu devient prĂ©cieux, surtout Ă  l’heure oĂč certains investisseurs d’extrĂȘme droite lorgnent sur le secteur culturel.

Affiche du film Connemara avec Mélanie Thierry et Bastien Bouillon dans une scÚne intime.

Quant au film, j’ai Ă©tĂ© touchĂ©e par cette histoire d’amour sur le tard.

Le duo d’acteurs fonctionne trĂšs bien, avec une mention spĂ©ciale pour MĂ©lanie Thierry, toujours aussi lumineuse🌞.

Le scénario rend bien la poésie des périphéries, cette mélancolie sociale propre à Nicolas Mathieu.

Et franchement, qui ne s’est jamais demandĂ© ce que donnerait une seconde chance avec son crush du lycĂ©e ? Si vous avez dĂ©jĂ  fantasmĂ© sur un “et si
”, ce film vous parlera.

J’ai Ă©tĂ© agacĂ©e par le mĂ©pris de classe du personnage d’HĂ©lĂšne. À l’inverse, j’ai Ă©tĂ© Ă©mue par la tendresse de Christophe envers son pĂšre, atteint de troubles cognitifs.

Il y a dans Connemara une sĂ©rie de scĂšnes trĂšs rĂ©ussies, qui captent avec finesse les failles, les regrets, les Ă©lans: comme la scĂšne du mariage, la scĂšne du parking « Moi aussi, j’avais envie de faire un tour de manĂšge 🎠! ».

C’est un film sensuel, joliment mĂ©lancolique, qui reflĂšte bien nos existences ordinaires. Et toi, tu l’as vu ? Tu as ressenti cette mĂȘme vibration entre banalitĂ© et beautĂ© ?

RĂ©sister, croire, transmettre : ce que ce mois de septembre m’a appris

Septembre, ce mois de transition entre l’étĂ© et l’automne, entre vacances et travail, s’est refermĂ©.
Je l’ai traversĂ© comme on traverse une forĂȘt : en zigzag, en veille, en lien, entre crainte et Ă©merveillement.

Il m’a rappelĂ© que rĂ©sister, croire et transmettre ne sont pas des actes spectaculaires.
Ils prennent racine dans le quotidien, dans la famille, dans la culture, dans ces gestes invisibles qui, peu Ă  peu, dessinent une maniĂšre d’habiter le monde et de raconter son propre rĂ©cit.

À ce qu’il paraĂźt, l’important, ce n’est pas l’arrivĂ©e mais la quĂȘte.

Alors, les jours de pluie, pense Ă  ce cĂšdre bleu pleureur — celui qui n’aurait jamais dĂ» pousser, et qui pourtant est devenu emblĂšme.

Et toi, qu’as-tu retenu de ton mois de septembre ?
Ce qui t’a nourri, bouleversĂ©, Ă©mu ?
N’hĂ©site pas Ă  partager ton expĂ©rience et Ă  prolonger cette rĂ©flexion sur le quotidien, la famille et la transmission.

Pour septembre qui se referme, octobre se profile dĂ©jĂ  : « Vivre octobre en famille : entre petits moyens et grandes joies » promet de poursuivre ce fil, avec ses nouvelles dĂ©couvertes, ses instants de vie et ses gestes de transmission.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et de contribuer Ă  faire vivre cet espace de partage et de dĂ©couvertes.

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Commentaires

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Une rĂ©ponse Ă  « RĂ©sister, croire, transmettre : le fil rouge de ce mois de septembređŸȘĄÂ Â»

  1. […] comme je l’ai expliquĂ© le mois dernier, je ne suis abonnĂ©e Ă  aucun service de streaming. Avant de partir Ă  la soirĂ©e d’Halloween, […]

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