Un récit intime sur la reprise de pouvoir, les ruptures nécessaires et la souveraineté retrouvée.
Janvier et la souveraineté retrouvée
Janvier est souvent prĂ©sentĂ© comme le mois des commencements. Celui des bonnes rĂ©solutions, des Ă©lans neufs, des promesses que lâon se fait comme on signerait un contrat un peu trop vite, portĂ© par lâillusion dâune page blanche đȘ¶.
Pourtant, cette annĂ©e, janvier ne mâa pas parlĂ© de renouveau mais de souverainetĂ©. Non pas celle qui Ă©crase ou qui domine, mais celle qui prend autoritĂ©. Une souverainetĂ© qui se reconquiert pas Ă pas.
Dans cet article, je te propose dâentrer dans les coulisses de mon mois de janvier : lĂ oĂč le monde vacille, oĂč les rituels nous ancrent, et oĂč lâintime lutte pour rester vivant.
Tu découvriras :
â comment reprendre ta souverainetĂ© intĂ©rieure
â pourquoi certains moments de rupture sont nĂ©cessaires
â et ce que signifie devenir la reine de sa propre vie
Avant janvier, il y avait décembre, alors tu peux remonter le fil juste en dessous.

Quand la couronne ne circule plus
Le monde sous emprise
Impossible dâĂ©crire ce mois de janvier sans commencer par lâĂ©tat du monde.
Trump, une fois de plus, sâest invitĂ© Ă la table. Il est revenu terroriser lâactualitĂ© comme le mauvais acteur de sĂ©rie B quâil est.
Je ne me sens pas forcĂ©ment lĂ©gitime pour dĂ©velopper une analyse politique approfondie ; dâautres le font trĂšs bien. Mais le climat est glaçant, et notre propre pays glisse lui aussi, depuis plusieurs annĂ©es, sur une pente de plus en plus instable.
Lâopinion publique française est sans cesse traversĂ©e par des batailles culturelles et idĂ©ologiques. Que chacun se fasse sa propre opinion…
NĂ©anmoins, je mâinterroge sur le traitement de faveur accordĂ© au fameux « American way of life đșđČ Â».
Son influence économique, culturelle et symbolique est immense et tentaculaire.
Ătat fondĂ© sur le gĂ©n*cide de ses peuples autochtones et enrichi par lâescl@v@ge, il sâest imposĂ© en Europe aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, diffusant une culture de masse faite dâimages, de produits, de rĂ©cits et de dĂ©sirs standardisĂ©s.
Pour en savoir plus đ:
- đŹ Les accord Blum-Byrnes imposant un quota de film amĂ©ricain
- đ€ Qu’est-ce que le soft power?
- đ Le mythe du pĂšre-NoĂ«l
- âȘ L’essor de l’Ă©vangĂ©lisme
Pouvoir et sĂ©duction : lâempire du familier
Le pouvoir amĂ©ricain se dĂ©ploie partout : dans ce que nous consommons, regardons, portons, cĂ©lĂ©brons. Il sâimpose moins par la force que par la sĂ©duction, moins par la contrainte que par lâhabitude.
Pourtant, derriÚre cette façade familiÚre, il y a une histoire de violence, de domination et de guerres presque ininterrompues.
LâimpĂ©rialisme amĂ©ricain est Ă prĂ©sent dirigĂ© par un homme qui menace la terre entiĂšre et sa propre population. Quâest-ce qui pourrait mal se passer đŹ ?
Le chauvinisme nâest pas dans mon ADN et je ne souhaite pas rejeter un peuple par principe. Je nâapprĂ©cierais pas quâon le fasse pour la France, dont lâhistoire nâest pas non plus exempte de zones dâombre.
La bataille culturelle est sans doute perdue depuis longtemps, tant nos pays sont désormais étroitement liés. Mais les rapports restent déséquilibrés.
Alors une question sâimpose : comment retrouver une forme de souverainetĂ© quand le bruit est constant, quand les rĂ©cits sont imposĂ©s, quand lâoutrance tient lieu de langage ?
Peut-ĂȘtreâŠ
- đ En rĂ©habitant nos rĂ©fĂ©rences, en choisissant consciemment ce que lâon regarde, ce que lâon lit, ce que lâon transmet.
- đ« En nous reconnectant dans la « vraie vie », en tissant des rĂ©seaux de solidaritĂ© locale.
- đ€ł En rĂ©duisant notre exposition aux mĂ©dias contrĂŽlĂ©s par les grandes fortunes et en limitant notre temps sur les rĂ©seaux sociaux.
- đ En soutenant des projets et des crĂ©ateur·ices aligné·es avec nos valeurs.
- đ„ł En cĂ©lĂ©brant la beautĂ© du vivant, pour nourrir notre espoir et prĂ©server notre capacitĂ© dâaction.
Quand le monde se durcit, il devient vital de prĂ©server des rituels oĂč le pouvoir circule au lieu de sâimposer.

Le pouvoir en partage
La galette des rois, ou le pouvoir qui circule đ«
Câest presque vertigineux de penser que ce rituel traverse les siĂšcles.
La galette des rois trouve ses racines bien avant le christianisme, dans les Saturnales romaines, ces fĂȘtes paĂŻennes cĂ©lĂ©brant le retour de la lumiĂšre aprĂšs le solstice dâhiver.
Un temps suspendu, carnavalesque, oĂč les hiĂ©rarchies sociales vacillaient et oĂč lâordre Ă©tabli acceptait, lâespace de quelques jours, dâĂȘtre bousculĂ©.
La fĂšve cachĂ©e dans le gĂąteau, la dĂ©signation alĂ©atoire dâun roi ou dâune reine, le rituel du plus jeune enfant dissimulĂ© sous la table pour attribuer les parts : autant de gestes anciens qui ont traversĂ© le temps.
Plus tard, lâĂpiphanie sâest imposĂ©e comme une grande fĂȘte chrĂ©tienne, mettant en scĂšne la venue des rois mages.
En France, la galette des rois, ronde et dorĂ©e comme un soleil dâhiver đ, sâest enracinĂ©e durablement dans les pratiques populaires.
Elle continue dâĂȘtre partagĂ©e chaque mois de janvier. Ce serait sans doute exagĂ©rĂ© de prĂ©senter lâĂpiphanie comme un acte de rĂ©sistance, et pourtant, cette annĂ©e, le rituel avait un goĂ»t particulier.

Quand la couronne passe de main en main
Un gùteau rond. Un partage. Une fÚve cachée.
Un pouvoir Ă©phĂ©mĂšre, presque dĂ©risoire, qui circule de main en main. Une couronne en carton que lâon porte en riant đ.
Il y a quelque chose de profondĂ©ment subversif dans ce rituel : le roi ou la reine nâest pas dĂ©signé·e par la force, ni par le mĂ©rite (#mĂ©ritocratieđ) , ni par la naissance, mais par le hasard du plus jeune des enfants đČ. Et il ou elle redescend aussitĂŽt. Le pouvoir ne sâinstalle pas, il passe. Il ne sâaccroche pas, il se dĂ©pose.
Peut-ĂȘtre que notre Ă©poque aurait quelque chose Ă apprendre de cette symbolique-lĂ .
Cette année, face au prix exorbitant des galettes en boulangerie, nous avons choisi de la préparer maison, avec ma fille. Un geste simple et modeste, mais chargé de sens. Si tu es intéress➱ée, je te partage la recette en accÚs libre.
Pourtant, porter une vĂ©ritable couronne nâest jamais sans consĂ©quence et certaines en ont payĂ© le prix fort.
Couronne sanglante : leçons dâAnne Boleyn
Certaines figures féminines traversent notre vie et marquent notre construction. Anne Boleyn en fait partie.
Je lâai dĂ©couverte Ă travers la sĂ©rie Tudor, et trĂšs vite, elle est devenue plus quâune histoire : un miroir, un modĂšle, un Ă©cho.
Je me souviens mĂȘme lâavoir utilisĂ©e comme bouclier lors dâun harcĂšlement de rue, donnant son nom et un faux numĂ©ro pour me protĂ©ger.

Anne Boleyn nâest pas seulement une hĂ©roĂŻne historique ; elle est un miroir critique :
- du prix Ă payer pour ĂȘtre une femme de pouvoir,
- de ce que le monde inflige aux femmes insoumises.
ĂduquĂ©e dans lâaristocratie anglaise, brillante et instruite, sa beautĂ© atypique pour lâĂ©poque â mince, teint mat, yeux noirs, cheveux dĂ©tachĂ©s â faisait dĂ©jĂ vaciller les conventions.
Elle se refusait au roi Henri 8, qui la courtisa des années avant que la réforme religieuse ne leur permette enfin de se marier.
Ne donnant pas dâhĂ©ritier mĂąle, elle fut accusĂ©e dâadultĂšre, dâinceste et de haute trahison.
DĂ©capitĂ©e, elle devint une figure controversĂ©e : ni victime idĂ©ale, ni hĂ©roĂŻne lisse. Lâhistoire moderne reconnaĂźt aujourdâhui son innocence.
Pourquoi mâa-t-elle fascinĂ©e ? Peut-ĂȘtre parce quâelle incarne un pouvoir fĂ©minin dangereux pour lâordre Ă©tabli. Une femme dĂ©sirante, politique, ambiguĂ«, dont le corps devient terrain de jeu et dâenjeu.
CâĂ©tait Ă©galement une pĂ©riode oĂč je vivais une histoire dâamour passionnelle sur fond de maltraitance Ă©motionnelle. Dieu merci, jâai pu depuis dĂ©construire cette relation toxique et je tâen dirai un peu plus dans la suite de mon post âŹïž.
Anne Boleyn me rappelle que la souverainetĂ© â quâelle soit intime ou politique â a un prix. Que parfois, le simple fait dâexister pleinement dans son dĂ©sir et son autoritĂ© suffit Ă faire trembler le monde.
The Substance : miroir sans concession đȘ
Et câest justement ce lien entre corps et pouvoir, cette souverainetĂ© fragile et violente, que jâai retrouvĂ© en regardant The Substance, ce film sensoriel qui a tant fait parler sur la Croisette! Je ne suis pas adepte de ce genre de cinĂ©ma, mais jâai Ă©tĂ© saisie â et je ne suis pas sortie indemne de ce visionnage.

Quelle femme ne serait pas touchĂ©e, en plein visage et dans ses tripes, par ce que le film expose (#avalanche de bidocheđ„©) ? â ïžAttention aux spoilers, si tu nâas pas vu ce film et que tu comptes le voir, je tâinvite Ă passer au paragraphe suivant.
Au dĂ©but, jâai eu du mal Ă comprendre lâintĂ©rĂȘt de lâhĂ©roĂŻne, star dĂ©chue du cinĂ©ma, qui sâinjecte la substance pour assister impuissante Ă la prise de pouvoir de son double.
Puis jâai compris : elle vit par procuration, Ă travers un prolongement dâelle-mĂȘme. Elles ne font quâune.
Certaines scĂšnes mâont frappĂ©e :
- đ la dĂ©couverte de ce nouveau corps,
- đle remaquillage Ă lâinfini,
- đ la scĂšne de la dinde
- đla mise en beautĂ© de la crĂ©ature,
- đ©žla cĂ©rĂ©monie finale â Ă la fois drĂŽle, jouissive et profondĂ©ment Ă©trange.
- đ la derniĂšre scĂšne mâa interpellĂ©e. Elizabeth, ou plutĂŽt ce quâil en reste, apparaĂźt comme un holocauste de toutes ces gloires hollywoodiennes dĂ©chues sur lâautel de lâidolĂątrie.
Je ne suis pas cinĂ©phile mais jây ai perçu des Ă©chos Ă Shining, Le Portrait de Dorian Gray, et La Mort vous va si bien.
Ce que jâen retiens, câest que si lâhistoire tourne mal, câest parce que lâhĂ©roĂŻne ne sait pas sâaimer. Elle nâa pas pris soin dâelle-mĂȘme ; alors comment son double pourrait-il la nourrir ? Si elle se dĂ©teste, elle se dĂ©vore littĂ©ralement de lâintĂ©rieur.
Regarder The Substance mâa aussi confrontĂ©e Ă mes propres peurs. Vieillir me renvoie Ă la mort, et jâobserve mes changements physiques avec apprĂ©hension.
Mais jâai compris que je ne gagnerai jamais la course Ă lâĂ©ternelle jeunesse. Ă la place, je vais miser sur mon intĂ©rioritĂ©, cette fameuse beautĂ© âintĂ©rieureâ dont on parle tant đ« .
Je ne conseille pas ce film Ă tout le monde, mais si tu veux te confronter Ă un miroir sans filtre â et questionner le corps, le pouvoir et lâamour de soi â plonge-toi-y.
Le miroir de lâapocalypse : choisir sa souverainetĂ©
The Substance mâa confrontĂ©e Ă un miroir sans filtre : Ă ce que le corps et lâego peuvent sâinfliger lorsquâils se perdent eux-mĂȘmes. Avec LâApocalypse selon Magda, ce miroir sâĂ©largitâŻ: il nây a plus seulement un corps, mais un monde entier exposĂ© Ă ses excĂšs et Ă ses dĂ©sastres. Alors comment prĂ©server sa souverainetĂ© quand le chaos semble omniprĂ©sentâŻ?

Ce roman graphique, que jâai dĂ©vorĂ© en une heure Ă la bibliothĂšque municipale, raconte lâhistoire dâune adolescente de treize ans qui apprend que lâhumanitĂ© disparaĂźtra dans un an.
Face Ă cette Ă©chĂ©ance, elle dĂ©cide de vivre pleinement le temps quâil lui reste. Une aventure initiatique sur fond de fin des temps, oĂč chaque instant prend une densitĂ© Ă©trange et prĂ©cieuse.
«âŻJâexigeais la vie, comme un dĂ» que personne ne pouvait remettre en question.
Mais il est rapidement devenu Ă©vident que ce que la vie ne pouvait dĂ©sormais plus nous offrir, nous allions le lui arracher de force.âŻÂ»
Cette question mâinterroge : que ferions-nous si nous savions que notre temps Ă©tait comptĂ©âŻ?
365 jours, trente ans, trois heures⊠la durée importe peu. Quel sens donnons-nous à notre existence. Quels choix ferions-nous�
Chaque page de ce roman graphique mâa rappelĂ© que la souverainetĂ© commence par prendre possession de sa vie.
Et si ce nâest pas un compte Ă rebours apocalyptique, câest pourtant chaque jour qui nous confronte au mĂȘme dĂ©fiâŻ: vivre pleinement, malgrĂ© tout.
Comme le philosophe Pascal le disait, nous avons tendance Ă nous dĂ©tourner de nous-mĂȘmes par le divertissement, Ă remplir nos vies de bruit et dâagitation pour ne pas affronter notre propre finitude.
Mais LâApocalypse selon Magda nous renvoie frontalement Ă ce miroirâŻ: il nây a plus dâĂ©chappatoire, plus de distraction possible. Et si câĂ©tait pas lĂ que commençait rĂ©ellement notre libertĂ© â choisir ce que nous voulons voir, vivre, ressentir, jusquâĂ notre dernier souffle.

La reine sans roi đž
La reine que je suis devenue
En novembre, jâavais dĂ©jĂ commencĂ© Ă me rĂ©approprier mon histoire, Ă regarder en face les blessures laissĂ©es par une relation marquĂ©e par le mensonge et la trahison.
Ce mois de janvier a Ă©tĂ© un tournant. AprĂšs une Ă©niĂšme relance de cet amour du passĂ©, jâai posĂ© des mots clairs et dĂ©finitifs.

Ce fut un moment difficile qui mâa demandĂ© beaucoup de courageâŻ: nommer lâinommable. Je sais que cela a dĂ» ĂȘtre dâune grande violence pour celui qui lâa reçu, violence Ă la hauteur de ce que jâai pu vivre avec lui.
Jâai fermĂ© le chapitre, sans ambiguĂŻtĂ©, et repris le pouvoir sur mon rĂ©cit. Il ne sâagissait ni de vengeance, ni de jugement, mais dâune dĂ©cision consciente : protĂ©ger mon cĆur et vivre selon mes valeurs.
Lu ainsi, cela peut paraĂźtre simple. Pourtant, les mots peinent Ă dire les montagnes Ă©motionnelles que cela reprĂ©sente. Il y a encore des moments de tristesse, de nostalgie. Et puis cette colĂšre, qui mâa tenue chaud des hivers durant, a fini par se retirer, laissant derriĂšre elle un vide â Ă©trange, presque vertigineux.
Jâai alors compris que je suis une reine debout dans son royaume, sans attendre de validation extĂ©rieure. Que mes choix, dĂ©sormais, sont dictĂ©s par ma luciditĂ©, ma foi et mon amour pour moi-mĂȘme. Et que cette souverainetĂ©-lĂ ne se dĂ©crĂšte pas une fois pour toutes : elle se travaille, se protĂšge, se choisit, jour aprĂšs jour â!
Janvier – qui doit son nom au dieu romain Janus, dieu des transitions, des commencements mais aussi des fins – mâa transmis une vĂ©ritĂ© : la paix et la souverainetĂ© ne se rĂ©clament pas, elles se prennent, elles se dĂ©fendent. Et chaque geste, chaque mot posĂ© pour soi-mĂȘme est un pas vers la libertĂ©.
Sortir dâune relation toxique nâest pas forcĂ©ment un acte spectaculaireâŻ: câest un acte de courage quotidien, silencieux, mais profondĂ©ment transformateur.
Alors contrairement Ă Elizabeth Sparkle, qui sâest littĂ©ralement dĂ©vorĂ©e de lâintĂ©rieur, jâai dĂ©cidĂ© quâil Ă©tait temps de mâaimer dĂšs maintenant â comme un acte de survie, de guĂ©rison et de souverainetĂ© personnelle.
đ¶Mamma mia
Que j’Ă©tais bĂȘte
Lui, pas malhabile
Mais malhonnĂȘteJ’ai dit « mamma mia »
Que j’Ă©tais bĂȘte
Mais me voilĂ libre
Je serai la reine sans roi đ¶
Ăcriture comme territoire âïž
Parfois, je me demande pourquoi je mâacharne Ă Ă©crire ces posts qui ne me rapportent rien financiĂšrement. Quand on travaille Ă son compte, chaque minute a un prix ! « Le temps c’est de l’argent » Ă©nonce le dicton.
Et pourtant, ces quelques lignes chaque mois deviennent un refuge, un espace Ă moi, oĂč je peux ralentir, prendre appui dans ce monde en crise dâĂ©pilepsie permanente, donner du sens Ă ma vie et mâapproprier mon histoire.
Je suis peut-ĂȘtre, en ce moment, une reine sans roi. Mais il ne faut pas oublier qu’Elizabeth IĂšre, la fille unique dâAnne Boleyn, surnommĂ©e la reine vierge pour avoir refusĂ© le mariage, fut lâune des plus grandes souveraines dâAngleterre âșïž.

Alors oui, mon territoire est modeste, mais au moins, ici, je suis souveraine en mon royaume! Et chaque mot posĂ©, chaque phrase Ă©crite, est une maniĂšre de tracer mes frontiĂšres, de tenir mon espace et de rappeler que la souverainetĂ© commence par soi-mĂȘme.

Défendre nos royaumes intérieurs
Janvier mâa rappelĂ© que la souverainetĂ© nâest pas un mot abstrait, ni un privilĂšge rĂ©servĂ© Ă celles et ceux qui portent une couronne. Elle commence dans les espaces que lâon se crĂ©e, dans les choix que lâon pose, dans les limites que lâon affirme, dans la construction de nos propres mythologies.
Nos existences sont politiques et il y a toujours un territoire Ă dĂ©fendreâŻ: notre vie, notre temps, nos corps. Et chaque geste, mĂȘme imparfait, peut devenir une affirmation de soi.
Alors, ce mois de janvier, tant quâil est encore temps, je choisis de cĂ©lĂ©brer ces petites souverainetĂ©sâŻ: les miennes, les nĂŽtres, celles que lâon construit chaque jour. Et puissent nos royaumes intĂ©rieurs ne jamais ĂȘtre conquis de grĂ© ou de force.
Et toi, dans quel domaine as-tu besoin de reprendre ta souverainetĂ© en ce dĂ©but d’annĂ©e?










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