Journaling mensuel : faire le point sur ses émotions pour se réaligner

Ce mois d’avril ne m’a pas tout appris mais il a ouvert un espace. C’est là que je t’emmène.

Avril en clair-obscur : le mois à travers mes émotions

Ce journaling mensuel est né d’un besoin simple : faire le point sur mes émotions, sans filtre ni performance.


Le mois dernier, je m’interrogeais sur ce que signifie être une femme libre. Ce mois-ci, la question s’est déplacée. Il ne s’agit plus seulement de liberté, mais d’alignement — être libre, oui, mais alignée avec quoi, avec qui, avec quelle version de moi-même ?

Avril a été un mois contrasté, entre moments lumineux et fatigue émotionnelle. Entre ce qui nourrit et ce qui désaligne, j’ai ressenti le besoin de faire une pause et de me réaligner avec moi-même.
Une introspection simple, imparfaite, mais nécessaire.


Au fil de ce journaling, je t’emmène avec moi entre ce qui m’a nourrie, ce qui m’a mise en tension, et ce que j’essaie, doucement, de réajuster.

Lumière – Ce qui a nourri ✨

Si tu as déjà consulté mon blog, tu sais à quel point le mois d’avril est cher à mon cœur.

C’est le début du printemps, ma saison préférée 🌸.

C’est également le mois de naissance de ma fille. Je me souviendrai toute ma vie de la différence de végétation entre les quelques jours qui ont séparé mon départ du retour à la maison : la nature avait éclos en même temps que moi.

Cela coïncide aussi avec Pâques, la fête la plus importante de la chrétienté.

Un carême pour se recentrer 🙏

J’ai vécu un carême assez intense malgré son apparente contemplativité. Cette année, j’ai ressenti le besoin de faire une vraie pause et d’aller vers un dépouillement numérique et médiatique. J’ai réduit fortement les écrans et certaines habitudes alimentaires, avec un impact direct sur mon sommeil et mon énergie.

J’ai essayé de couper les actualités, mais le fracas du monde est revenu toquer à la porte. Je reviendrai dessus par la suite.

J’étais très heureuse en début de carême, mais mon moral s’est étiolé au fil des semaines, laissant apparaître une forme de fatigue émotionnelle.

La fin a été en demi-teinte : ma fille est tombée malade durant toute la semaine sainte, alors qu’elle n’avait pas été malade de l’année… Résultat : pas de culte. J’ai été déçue de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout alors que cette période avait si bien commencé.

L’anniversaire : célébrer dans la simplicité 🎂

J’ai même dû reporter l’anniversaire de ma fille avec ses ami.es. Comme tous les ans, je mise sur la sobriété : pas de clown, ni location de salle, ni après-midi au trampoline… Juste une chasse aux œufs sur la terrasse et une piñata. Le reste du temps, ils se sont organisés entre eux et se sont éclatés!

L’organisation d’un anniversaire me demande beaucoup de ressources mentales. J’ai une jauge sociale assez basse et cela génère du stress.

Mais mon plaisir reste ailleurs : préparer les petites pochettes surprises, un joli gâteau d’anniversaire et les traditionnelles pâtisseries de ma grand-mère — dont tu peux retrouver les recettes sur mon blog.

Dans cette forme de simplicité, je me rends compte que je me rapproche souvent de ce qui me correspond vraiment.

Hanami : une parenthèse hors du temps 🌸

Cette année, sa date d’anniversaire a coïncidé avec la fête d’hanami, célébrée dans ma commune. La popularité grandissante de cet événement a généré un tel trafic que les cerisiers sont aujourd’hui fragilisés… Les parterres sont désormais accessibles sur réservation.

Nous y sommes allées un vendredi après l’école. Il n’y avait pas la cohue. On a pu admirer les fleurs depuis les allées. C’était un moment simple, beau et apaisant — une parenthèse presque hors du temps.

Les Enfants loups : accompagner sans retenir 🐺

Dans cette même recherche de calme et de beauté, nous sommes allées voir Les Enfants loups, Ame et Yuki. Le film suit l’évolution de deux enfants, de la naissance à l’âge « adulte ». Nés d’une union entre une humaine et un homme-loup, ils doivent choisir leur destin : embrasser leur part sauvage ou vivre parmi les humains.

Je me suis reconnue dans cette mère “courage”, dans sa façon d’accompagner sans retenir.

Et toi, en avril …

  • Qu’est-ce qui t’a fait du bien, même brièvement ?
  • Quels sont les moments simples qui t’ont nourri ?
  • Quel chanson pourrait symboliser ton mois?

Dissonance – Ce qui a grincé 🌀

Le poids du monde 🌍

Comme rien n’est jamais binaire, chacun de ces événements avait sa part d’ombre.

L’actualité a vraiment eu un impact sur mon moral. La guerre au Moyen-Orient, les menaces d’anéantissement d’une civilisation…

Je me sens en complète dissonance entre l’empathie que je peux ressentir, le sentiment d’impuissance et mes propres préoccupations personnelles.

Je me demande comment on peut se sentir bien et serein quand on voit comment le monde évolue. Il y a aussi une forme de culpabilité à se plaindre quand on voit ce que vivent d’autres, moins privilégiés.

Je n’ai aucun début de solution face à cela. Et je sais aussi que me morfondre ou sombrer n’aidera en rien les véritables victimes de ces conflits…

Ce décalage constant finit par peser et participe à une forme de fatigue émotionnelle difficile à ignorer.

Insécurité et réalité

J’ai entendu à la radio que non seulement la précarité alimentaire augmente, mais que la précarité hygiénique explose sous la France de M le maudit. Certaines personnes n’ont même plus les moyens de se payer un savon ou du dentifrice.

À quel moment ça a merdé pour qu’on en arrive là ? À quel moment a-t-on normalisé qu’avoir un emploi ne garantisse plus de sortir de la pauvreté ? C’est terrifiant.

Je travaille à mon compte par choix, mais il ne faut pas oublier que cela reste une forme de précarité. Bien sûr, il y a une liberté qui n’a pas de prix, mais on a aussi beaucoup trop glamourisé l’auto-entrepreneuriat.

Ce qui me rassure, c’est que j’ai encore une marge pour ajuster mes revenus. Mais je sais aussi qu’au vu de mon métier de psychologue et de ma sensibilité, je ne peux pas travailler plus que de raison. C’est un métier exigeant, avec une vraie charge mentale, qui participe aussi à cette fatigue émotionnelle.

Je ne peux compter que sur moi-même. Et cette réalité peut parfois être pesante.

Comme si cela ne suffisait pas, les prix de l’essence augmentent. Moi qui dépends de mon véhicule pour travailler, ce sont encore des charges qui s’ajoutent.

Le temps qui passe ⏳

Même si l’anniversaire de ma fille est une grande source de joie, la voir grandir me serre le cœur. Ce n’est plus un bébé, ni une enfant en bas-âge, mais une petite fille qui évolue chaque jour un peu plus.

Cela fait écho à ce que je ressens profondément : nos enfants ne nous appartiennent pas. Comme dans Les Enfants loups, il s’agit de leur donner des clés, puis de les laisser choisir leur chemin.

C’est ainsi que je conçois l’éducation : accompagner sans retenir.

Mais dans les faits, ce n’est pas si simple. Entre mon désir de protection et la volonté de la laisser expérimenter, je me sens parfois en décalage avec moi-même.

Avec mon anxiété et mon besoin de contrôle, ce mouvement est loin d’être naturel.

Si tu es parent, comment vis-tu le fait de voir tes enfants grandir… et toi évoluer avec eux ?

Relations et ambivalence

Le papa de ma fille est venu le week-end de son anniversaire. Je ne vais pas développer — j’en ai déjà parlé dans un précédent article — mais cela a provoqué un pic d’angoisse. Malgré cela, le séjour s’est globalement bien passé.

Pour lui faire plaisir, nous sommes allés dans un restaurant à volonté où nous avions déjà été. Autant les fois précédentes nous avaient plu, autant cette fois-ci, la qualité n’était clairement pas au rendez-vous.

Voir ces assiettes remplies à ras bord de d’animaux d’élevage intensif m’a littéralement écœurée. Cela m’a presque rendue triste. Sans tomber dans la grandiloquence, je sais que ce n’est pas le genre de vie que j’ai envie de mener.

Et pourtant, juste à côté de ça, il y a aussi eu du simple et du doux.

Des balades dans les parcs 🌳
Un écureuil observé 🐿️
Des jeux de société 🎲

C’est un aspect de notre vie commune que j’appréciais au-delà de nos incompatibilités d’humeur. La maturité me permet de voir et garder les bons cotés sans vouloir tout jeter à la poubelle, comme je pouvais le faire auparavant. Il existe un entre-deux : reconnaître ce qui était beau, sans nier ce qui ne me correspond plus.

J’étais très nostalgique, parfois au point d’en perdre ma lucidité. J’ai déjà eu cette réflexion concernant une précédente relation que j’ai évoqué ici.

Aujourd’hui, je me sens plus tournée vers le futur et l’évolution des choses.

Et en parallèle, je me rends compte à quel point certaines relations autour de moi restent figées : rancune, amertume, entraînement des autres dans le chaos.

C’est là aussi que je ressens un décalage.

Prendre un instant pour observer…

  • Où ressens-tu un décalage dans ta vie en ce moment ?
  • Y a-t-il des situations où tu ne te reconnais plus vraiment ?
  • Qu’est-ce qui te pèse sans que tu arrives encore à le changer ?

Alignement – Ce qui se cherche 🛤️

Ces séances de journaling mensuel m’ont permis de prendre un recul nécessaire sur mon entourage, qu’il soit familial ou amical.

En faisant ce travail d’introspection, je me rends compte à quel point je traverse une période particulière, marquée par une sensation de vide autour de moi.

Le vide relationnel, cet espace à construire 😕

Je me suis beaucoup demandé si j’avais un problème, si j’étais neuro-atypique. C’est possible. Mais je crois aussi que je suis arrivée à un moment de ma vie où je ne veux plus m’abîmer dans des relations qui ne me nourrissent pas, lien du sang ou pas.

J’ai pris conscience d’une forme de pauvreté relationnelle qui a toujours été là, et avec laquelle j’ai appris à me débrouiller seule, émotionnellement.

Aujourd’hui, j’essaie de ne plus tout ramener à moi. Le comportement des autres en dit souvent plus sur eux que sur moi. Je ne suis pas responsable de leurs choix ni de leurs conséquences.

Ce vide est inconfortable, mais il est aussi peut-être un espace à construire, avec des personnes qui me ressemblent davantage. Une manière, doucement, de me réaligner avec moi-même et avec ce qui compte vraiment.

Je suis à un âge où il n’est pas si simple de créer de nouveaux liens, surtout en étant à son compte et maman solo, dans un monde assez individualiste. On devient plus sélectif. On ne veut plus se forcer. On cherche des relations plus authentiques.

Reprendre la main sur ses finances

En parallèle, face à mes angoisses financières, j’ai décidé d’arrêter de faire l’autruche. J’ai pris le temps de faire un vrai point avec ma conseillère financière (de la Banque Postale — on se calme je n’ai pas des millions!).

J’ai aussi été sensibilisée à ces questions par le compte Plan Cash et par Marie Duboin, ancienne assistante sociale qui partage du contenu sur ces sujets. J’ai pris conscience de l’importance d’avoir une forme de sécurité financière, sans dépendre de qui que ce soit (en l’occurrence un homme!).

Il y a quelques années, recevoir mon relevé de retraite avait été un vrai choc. Avec mon anxiété, j’ai tendance à fuir ce type de sujet et à éviter de me projeter.

Paradoxalement, faire ce point m’a apaisée. Aujourd’hui, je sais un peu mieux où je vais, au moins pour les prochaines années. Et ça participe aussi, à sa manière, à une forme d’alignement.

Les petites victoires d’avril

Quelles sont mes petites et grandes satisfactions du mois d’avril ?

Reprendre la main sur mon éducation financière.
La première glace de la saison.
Des propositions de travail.

Des anniversaires.
Du cinéma.
Des jeux.

Ma fille qui fait du vélo.
Le printemps.

Un puzzle terminé.

Et des lieux découverts, simplement.

Finalement, c’est une patiente qui m’a aidée à réaliser quelque chose d’important : fracasser ce biais de négativité et faire le choix de voir le verre à moitié plein.

Il y aura toujours des problèmes, des contrariétés. Mais peut-être que l’alignement ne consiste pas à tout résoudre, mais à apprendre à regarder autrement. Peut-être que le meilleur moment pour être heureux c’est ici et maintenant !

À choisir, malgré tout, ce sur quoi on décide de poser son attention.

J’ai fait un rêve assez intéressant : je retournais sur les lieux de mon tout premier poste salarié. Je revoyais d’anciennes collègues. Je leur disais que mon grand bonheur, c’était ma fille, ma fierté, et le retour de Jésus dans ma vie.

Ce sont ces deux piliers qui me permettent aujourd’hui de tenir debout, même dans un monde qui part en vrille.

Et si tu faisais un pas, même minime…

  • De quoi aurais-tu besoin aujourd’hui pour te sentir un peu plus alignée ?
  • Que choisis-tu de garder de ce mois d’avril ?
  • Qu’as-tu envie de laisser derrière toi ?

Prendre un temps pour soi 📝

Ce mois d’avril ne m’a pas apporté de réponses claires.

Mais il m’a permis de voir plus nettement ce qui me nourrit… et ce qui ne me convient plus.

Entre lumière, dissonance et tentative d’alignement, j’avance.
Pas parfaitement.
Mais avec un peu plus de conscience de mes émotions.

Peut-être que c’est déjà ça, le chemin.

Et toi ?

Tu peux prendre quelques minutes pour écrire, sans filtre, à partir de ces trois mots :

Lumière — Dissonance — Alignement

Laisse venir ce qui est là.
Sans chercher à bien faire.
Sans chercher à structurer.
Juste observer.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et de contribuer à faire vivre cet espace de partage et de découvertes.

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