Jesus Christ

Renaître dans sa foi : mon parcours spirituel entre doutes et quête de sens❤️‍🔥

Voici l’histoire de mes doutes, de mes peurs… et de la lumière que j’ai peu à peu trouvée sur mon chemin.

Ce que tu trouveras dans ce témoignage

J’ai longtemps hésité à rédiger et publier cet article.
C’est certainement le plus personnel que je n’ai jamais partagé.

Je l’ai écrit avec le cœur. Je ne prétends pas détenir la vérité.
Il s’agit simplement de mon cheminement, intime et sincère.

Dans cet article, je te partage, à travers un récit chronologique — de l’enfance à aujourd’hui :

🙏 les premières croyances et les angoisses qui les accompagnaient
🌪️ les moments de rupture, de doute et d’éloignement
🔍 la quête de sens qui s’est imposée à moi
🔥 les prises de conscience qui ont tout fait basculer
✨ et la manière dont ma spiritualité se transforme aujourd’hui

Je sais que le sujet est sensible.
Mais je sais aussi que je ne suis pas la seule à chercher du sens dans un monde qui semble parfois en manquer 😉.

Alors si tu te reconnais, même un peu, dans ces questionnements…
tu es au bon endroit.

Depuis quelque temps, quelque chose a changé en moi.
Comme si, après des années de flottement, un fil invisible commençait doucement à se retisser.

Et puis un jour, sans que je m’y attende vraiment, une pensée m’a littéralement traversée en ouvrant la porte de mon immeuble :

« Arrête d’avoir peur, Jésus est avec toi. »

L’enfance et les premiers questionnements sur la foi

Un environnement religieux flexible ✝️

J’ai grandi dans un milieu « mollement » catholique, avec une mère croyante mais non pratiquante, et un père agnostique revendiqué.

Du côté de ma mère, mes grands-parents étaient pratiquants, sans jamais imposer leur foi.
Ma grand-mère Amagny — dont j’explique ici pourquoi ce site porte le nom — incarnait, à mes yeux, une foi simple et profondément juste.

Du côté paternel, la religion relevait davantage de la tradition que d’une véritable conviction.

J’ai été baptisée vers l’âge d’un an et demi.
Je n’en garde évidemment aucun souvenir.

Des angoisses et questionnements précoces 😔

Vers 8 ou 9 ans, j’étais en proie à des angoisses existentielles assez fortes.

Je souffrais de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) qui devenaient envahissants dans mon quotidien d’enfant.
J’avais peur de la mort, de la maladie.
J’étais très introvertie et j’avais du mal à exprimer mes émotions.

La nuit, ces angoisses prenaient encore plus de place.

Et pourtant, c’est aussi à cette période que quelque chose s’est ouvert.

La fascination pour la Bible et les ténèbres

J’étais une grande lectrice.
Je me suis mise à lire une bible pour enfants appartenant à ma sœur aînée.

Je me souviens encore des illustrations.
Elles m’attiraient profondément.

👉 Qui a connu cette bible vintage ? 👋

366 histoires de la bible

Très vite, j’ai été happée par les récits de l’Ancien Testament.
Je les trouvais fascinants.

Je me souviens notamment du jugement du roi Salomon :
deux femmes, un enfant, et cette décision radicale qui révèle la véritable mère.

“Donnez à la première l’enfant qui vit… c’est elle qui est sa mère.”

L’histoire de Job m’a aussi profondément marquée :
celle d’un homme éprouvé, qui ne renonce jamais à Dieu.

Ces lectures m’apaisaient.
Elles donnaient du sens à mes peurs.

Je lisais la nuit, parfois avec une forme de fascination pour les ténèbres, la souffrance, le mystère.

Je m’identifiais clairement à Mercredi Adams.

Entre rejet et curiosité pour la pratique religieuse ⛪

J’ai demandé à ma mère d’aller à la messe.

J’étais attirée par l’église du quartier : gothique, lumineuse, habitée.

Intérieur d’église avec voûtes bleues étoilées, vitrail coloré et autel éclairé.

Mais une fois sur place, je ne comprenais pas les rituels.
Je trouvais ça long.
Je ne m’y retrouvais pas.

En CM2, j’ai demandé à m’inscrire au catéchisme.

Il y avait beaucoup d’enfants, mais peu semblaient réellement intéressés.
Alors que j’étais venue chercher des réponses.

Je garde pourtant une phrase du prêtre, qui m’accompagne encore aujourd’hui :

“Une graine qui pousse à travers le bitume, c’est l’œuvre de Dieu.” 🌱

Cette image m’a profondément marquée.

Chaton noir et blanc touchant une petite fleur rose poussant entre des pavés.

La perte de mes premiers symboles de foi 📿

Mon parrain m’avait offert une croix en or pour ma première communion.
J’avais aussi ma médaille de baptême.

Elles ont été volées lors d’un cambriolage.

Les seuls objets de valeur que je possédais.
Les symboles de ma foi.

Cet événement a transformé mon rapport aux objets.

Quatre colliers dorés avec médailles religieuses posés sur un tissu clair.

L’idéal spirituel et le désir d’absolu 😇

J’ai fait un rêve où Jésus me disait que je deviendrais Sainte (rien que ça!).

Je prenais cette idée très au sérieux.
Je voulais devenir religieuse.

J’ai même échangé des lettres avec ma tante dominicaine.

Je les ai toujours.
Je ne les ai jamais relues.

👉 Si ce sujet t’intéresse, dis-le-moi en commentaire.

Première communion : un moment mystique fondateur ❤️‍🔥

J’ai eu la chance de communier le week-end de Pâques.

Il y avait eu deux jours de préparation à l’aumônerie.
Et là… je me suis éclatée.

J’ai rencontré une enfant de mon âge, Solenne.
On était sur la même longueur d’onde.

Il y avait une ambiance festive et fraternelle, quelque chose de simple, de joyeux, presque évident.
Pour une fois, je me sentais à ma place.

Ma première communion a été un moment absolument extraordinaire.
Un grand moment de ma vie.

J’ai vécu une expérience profondément mystique.
J’en garde un souvenir lumineux.

Mon cœur était littéralement incandescent.

Illustration du Sacré-Cœur entouré de flammes, avec couronne d’épines et croix dorée.

Je n’ai jamais vraiment retrouvé une telle intensité par la suite.

Et pourtant…

Après ce moment si fort, je n’ai communié qu’une seule autre fois.

Sans vraiment comprendre pourquoi.

L’adolescence et le recul de la foi

J’ai fait un rêve douloureux.

Jésus me disait qu’il était temps de mourir pour lui… et de me laisser.

J’ai vécu ce rêve comme un abandon.


Dans le même temps, la pré-adolescence faisait son arrivée.

Le collège.
Une nouvelle meilleure amie qui prenait beaucoup de place dans ma vie.
D’autres préoccupations, d’autres centres d’intérêt.

Petit à petit, sans que je m’en rende vraiment compte, quelque chose s’est déplacé.


Ma foi est passée à l’arrière-plan.

Pendant presque 25 ans.

J’ai encore du mal à réaliser qu’autant de temps a passé,
alors que ces expériences me semblent, aujourd’hui encore, incroyablement proches.

Comme si rien n’était vraiment terminé.

Vie de jeune adulte : expériences, amours et désillusions

Désillusions amoureuses 💔

J’attribue cette perte de foi à plusieurs facteurs.

Mais il y a eu, surtout, une rencontre.
Une très mauvaise rencontre amoureuse, à tout juste 18 ans.

Une relation malsaine, dans laquelle je suis restée de nombreuses années.
Sous emprise, la vraie, la dure.

Aujourd’hui encore, j’ai parfois l’impression de ne jamais avoir totalement retrouvé celle que j’étais avant.

Comme s’il y avait eu un avant… et un après.

J’aimerais pouvoir effacer.
Appuyer sur un bouton reset.
Mais c’est une autre histoire.

👉 (Si tu veux comprendre ce que j’ai traversé, j’en parle plus en détail dans mes écrits de journaling…)


Moi, la grande amoureuse de l’amour,
j’ai connu de profondes désillusions.

Je me suis peu à peu désenchantée des relations hétéronormées
et du couple en général.

Alors j’ai déplacé mon énergie ailleurs.

Je me suis recentrée sur l’essentiel :
l’éducation de mon enfant, qui reste, quoi qu’il arrive, ma priorité.


Avec le temps, j’ai perdu mes illusions.

Mais pas tout à fait mon désir d’aimer.


Aujourd’hui, je ne crois plus qu’un homme “terrestre” puisse combler cet espace.

Je sais, en revanche, ce que je n’accepterai plus :

  • le manque de respect
  • le manque d’honnêteté
  • les compromis qui me font disparaître

J’ai renoncé à l’amour fusionnel.
À cette intensité qui m’a, autrefois, conduite à accepter l’inacceptable.

Études supérieures et éloignement de la foi 🎓

J’ai aussi suivi des études qui m’ont, d’une certaine manière, éloignée de la foi.

Je suis diplômée en psychologie, avec une orientation psychanalytique.
À l’époque, j’adhérais profondément à ce cadre de pensée.

Un dogme, finalement.
Qui s’infiltrait dans presque tous les champs de ma réflexion.

Et pourtant…

Je n’ai jamais souhaité intégrer une association psychanalytique.
Je ne me sentais pas tout à fait à ma place.

Comme souvent dans ma vie,
j’étais à la fois un pied dedans… et un pied dehors.


Malgré cet éloignement, quelque chose est resté en arrière-plan.

Je me souviens d’un moment en particulier :
la nomination du pape François.

Je n’adhère pas aux dogmes de l’Église catholique.
Et pourtant, j’ai ressenti une joie sincère en découvrant ce pape,
porteur d’une forme de simplicité et d’humilité.

Comme un souffle différent.

Une possibilité de changement.

👉 (J’en reparle plus en détail dans un autre article, notamment à l’occasion du décès du pape François…)

Parentalité et quête de valeurs personnelles

En devenant mère, certaines questions se sont imposées à moi avec encore plus de force.

Je peinais à trouver ma place dans des valeurs sociétales centrées sur
le culte de l’argent, la consommation, l’individualisme.

Je me suis toujours sentie en décalage.

J’apprécie le confort de la modernité,
tout en reconnaissant certaines vertus à la tradition.

Et cette tension-là…
elle n’est pas facile à habiter.

Dans un monde qui fonctionne souvent sur le clivage et l’immédiateté,
la nuance a peu de place.

Engagement écologique ♻️

Pendant un temps, j’ai cru trouver dans l’écologie des valeurs qui me correspondaient.

Un ancrage.
Une direction.

Mais là encore, quelque chose a coincé.

J’ai été rebutée par certaines formes de dogmatisme,
par une forme de pureté militante,
et parfois, par des dérives ésotériques.

Je me rends compte que c’est un schéma récurrent chez moi.

Je m’approche.
Je m’engage.
Et puis je prends de la distance.

Comme si je refusais, profondément,
d’être enfermée dans quoi que ce soit.

Je suis, et j’ai toujours été, un électron libre.

La signification du prénom de ma fille est d’ailleurs :
“Dieu est mon seul juge ».

Exploration du New-Age et spiritualité alternative 🔮

À un moment, je me suis laissée séduire, doucement, par le mouvement New-Age, via le développement personnel.

Ensemble de cartes du Tarot de Marseille étalées et superposées, montrant plusieurs arcanes majeurs colorés.

Au fond de moi, je sentais ce besoin profond de croyance et de spiritualité.
Je me suis intéressée au chamanisme, à la sorcellerie, aux chakras, au tarot, à l’éco-spiritualité…

Pourtant, je n’ai jamais réellement adhéré à ces pratiques.
Merci à mon côté cartésien !
J’ai ce besoin irrépressible de comprendre les choses, de connaître l’envers du décor.
Et ça m’a permis de ne pas foncer tête baissée dans la consommation de toutes ces croyances. Je l’explore d’ailleurs l’article suivant:

Dans le même temps, je côtoyais des collègues heureux dans leur foi.
J’étais admirative de la sérénité et de la joie qui se dégageait de ces personnes.

Avec les années, je me rends compte que ce sont elles avec qui j’ai gardé contact.
Et je me demande si ce n’est pas là, dans cette lumière tranquille, que se trouve une forme de vérité.

L’islam et les questionnements de conversion ☪️

Lorsque j’ai rencontré le père de ma fille, lui — ou plutôt sa famille — souhaitait que je me convertisse à l’islam.

J’ai essayé de lire le Coran.
Je voulais comprendre, explorer.
Mais je n’ai pas ressenti d’appel.

J’étais néanmoins fascinée par certains témoignages de conversion,
comme celui de la rappeuse Diam’s, qui semblait avoir trouvé un sens profond à sa vie.

Couverture du livre “Mélanie Française et Musulmane” signé Diam’s, sur fond blanc avec typographie noire et dorée.

Pour être claire, je ne souhaite pas développer davantage ce passage.
Je veux éviter de nourrir l’islamophobie ambiante et rester fidèle à mon parcours intime.

Le Christ dans la culture populaire 🧔‍♀️

J’ai une fascination pour la figure du Christ… dans la pop culture.

Alors que je cherchais la Genèse de Robert Crumb à la FNAC, et un vendeur m’a conseillé un autre livre : In God We Trust de Winshluss. Une bande-dessinée outrageusement provocatrice et politiquement incorrecte… mais ce n’est pas elle qui m’a captivée.

Montage de deux couvertures de livres illustrant des interprétations graphiques de récits religieux.

Revenons à Robert Crumb : cette lecture m’a véritablement passionnée, en particulier les commentaires à la fin, qui offraient une perspective historique et politique.

C’est là que j’ai réalisé que le politique avait souvent envahi et dévoyé la parole biblique.
Les textes sacrés ont été retranscrits par des hommes, et réinterprétés par eux-mêmes au fil du temps.


J’ai toujours eu un intérêt pour les débats inter-religieux.
Je nourris une admiration particulière pour Delphine Horvilleur, la rabbin.
La lecture de Vivre avec nos morts, après mon expérience professionnelle en Ehpad, m’a permis de prendre du recul et d’apporter une perspective plus apaisée sur la mort et le deuil. Je l’évoque d’ailleurs dans cet article:


La pop culture m’a également rappelé ma propre fascination pour le Christ.

Je suis tombée par hasard sur des films comme La Religieuse de Guillaume Nicloux (2013, adapté de Diderot) et Benedetta de Paul Verhoeven.
Le second m’a particulièrement interpellée.

Montage de deux affiches de films représentant des portraits féminins en tenue religieuse.

Je me suis souvenue de ce que j’avais toujours ressenti : un attachement profond et mystique à la figure de Jésus, comme le personnage de Virginie Efira qui se rêve en femme du Christ.

Depuis, j’ai exploré d’autres ouvrages sur le même thème, que l’on peut retrouver dans mes articles de journaling.

Le scepticisme et le doute constructif 🤔

Il a fallu que j’écoute le podcast Méta de Choc pour commencer à déconstruire un certain nombre de croyances.
Depuis un an, j’ai profondément évolué dans ma pratique et mes références professionnelles — je suis psychologue, déconvertie de la psychanalyse.
Ce n’est pas le sujet ici, mais si cette transition t’intéresse, fais-le-moi savoir 👇.


J’ai également découvert le milieu sceptique sur les réseaux sociaux.
Bien que fondamentalement anti-clérical et pro-science, ce milieu m’a permis d’avancer favorablement sur mon chemin de foi.
S’ils savaient 😅 !


Ce que j’observe, c’est qu’il existe beaucoup d’intolérance de part et d’autre.

On peut croire en Dieu tout en ayant une démarche réflexive sur ses croyances et sur ses biais cognitifs, même si l’on est plus perméable que d’autres.
Ne pas croire en Dieu ne nous en protège pas automatiquement.

Être ou ne pas être croyant ne fait de nous personne de moindre valeur.

Maturité et retour aux sources spirituelles 🏞

À un moment, je me suis dit que, puisqu’en tant qu’êtres humains nous avons ce besoin de croyances, pourquoi ne pas revenir à mes propres sources ?

Je chemine encore aujourd’hui pour trouver un équilibre entre mon esprit critique et ma foi.

Un phénomène de société?

Je suis bien consciente que cette prise de conscience religieuse est également un fait de société.
En ces temps difficiles, les gens ont tendance à se tourner davantage vers la religion.

Les influenceurs se découvrent aussi parfois une passion nouvelle pour la foi.
On a pu le constater par exemple dans Bienvenue au couvent sur C8, émission que j’ai trouvée très problématique à bien des niveaux.
Il y a une idéologie politique derrière.

Et pourtant, je reconnais que certains témoignages me touchent.

Épreuves récentes et recherche de sens

J’ai vécu des événements difficiles ces dernières années : la maladie physique, l’addiction dans mon cercle proche.
J’en suis venue à me dire qu’il n’y avait peut-être que Dieu qui pouvait nous venir en aide.

Je ne souhaite pas entrer dans plus de détails, mais cela a fortement influencé ma démarche.


Les angoisses sont alors remontées en pression, avec de nouveaux symptômes très envahissants : vertiges, douleurs dans la poitrine, crises à la limite de la dépersonnalisation, ruminations.


J’ai également travaillé dans un milieu où j’ai côtoyé la mort de très près (Ehpad, équipe mobile de soins palliatifs), et je n’en suis pas ressortie indemne.
Accompagner un être humain dans ses derniers moments est à la fois un privilège et une lourde responsabilité.

Avec le recul, même avec une supervision professionnelle, le faire sans parachute spirituel était risqué.


Ces expériences ont développé chez moi un nihilisme assez mortifère : un dégoût du politique, du monde du travail et de certaines relations humaines.


Ma fille gagnant en autonomie, j’ai pu me recentrer sur mes propres besoins… et j’avais de plus en plus de mal à trouver un sens à mon existence.

Tous les soirs, en me couchant, j’avais des pensées intrusives : moi dans un cercueil, face au néant ⚰️.

Pâques 2024 : un retour à la spiritualité ❤️‍🩹

Et c’est alors qu’autour de Pâques dernier, au moment du Carême, j’ai ressenti ce besoin de replonger dans des films sur la vie de Jésus.
J’ai eu envie de voir La Passion du Christ du très controversé Mel Gibson, que je n’avais jamais osé regarder jusqu’alors.

Affiche du film “La Passion du Christ” montrant un profil sombre portant une couronne d’épines sur fond rouge orangé.

J’ai téléchargé la Bible sur mon smartphone et j’ai pris l’habitude de la lire tous les soirs avant de me coucher.
Peut-être dans cette recherche inconsciente d’apaiser mes angoisses nocturnes, comme lorsque j’étais enfant.

J’étais parfois rebutée par certains textes de l’Ancien Testament, mais je me suis accrochée et j’ai gardé cette habitude chaque soir.

J’ai aussi commencé à arrêter de travailler le dimanche, pour consacrer ce temps au repos et à la gratitude.
Cette nourriture spirituelle me fortifie un peu plus chaque jour.

Curiosité intellectuelle et questionnement 🕵️‍♀️

Cet été, avec mon conjoint, nous avons eu plusieurs discussions autour du livre Dieu, la science, les preuves de Michel-Yves Bolloré.
Il l’avait acheté pour son trajet d’avion à destination du Sénégal, puis il était en train de le relire pendant les vacances.

J’avais des a priori sur l’auteur, surtout par rapport à son frère.
Mais je me suis dit qu’il ne fallait pas juger un livre à sa couverture.
Et forcément, ça a piqué ma curiosité.


Je reste malgré tout assez dubitative sur ces tentatives de vouloir prouver l’existence de Dieu.
Comme cela est évoqué dans un article « Le livre “Dieu, la science, les preuves” dessert la science et la foi » de La Croix, je ne suis pas certaine que la foi puisse vraiment passer par la démonstration scientifique.

Au-delà des querelles métaphysiques, j’ai surtout le sentiment que certains concepts ne sont tout simplement pas accessibles à l’esprit humain.

Et au milieu de toutes ces hypothèses, une chose me paraît assez claire :
personne ne détient LA vérité.

Interrogations sur l’instruction religieuse

Ma fille, depuis la moyenne section de maternelle, commence à se poser des questions sur Dieu, le sens de l’existence, la mort.
Je pense que cela a aussi contribué à remettre ma pensée en mouvement.

Je m’interroge sur le bien-fondé d’une instruction religieuse.
Même si, pour le moment, elle n’est pas en demande — elle rejette même plutôt cela.

Je n’ai pas envie de la manipuler ni de la forcer à avoir des croyances.
Cela doit rester un cheminement personnel.
J’essaie simplement de répondre à ses questions avec le plus d’honnêteté possible.


Je commence à regarder mon existence sous un autre angle.
Je me dis qu’après tout, ces événements ont peut-être un sens.

Et je réalise aussi que les valeurs du Nouveau Testament sont toujours d’actualité.
Ce message d’amour me parle profondément.

Prévention : avancer pas à pas dans la foi

Je ne me vois pas virer grenouille de bénitier 🐸.
Rien de pire que ces ancien·nes débauché·es qui se rachètent une virginité en se roulant dans la morale.


J’ai remarqué que, dans un certain nombre de témoignages, certaines personnes passent d’un extrême à l’autre, d’une sorte “d’addiction” à une autre.
Les délires mystiques existent, et ils doivent être pris en charge par le corps médical en urgence.
Si tu as un doute pour toi ou pour un proche, tu peux retrouver les critères ici.


Je suis d’ailleurs assez inquiète pour une influenceuse, nouvellement convertie, qui semble se jeter à corps perdu dans sa foi.


Je pense qu’il faut y aller tranquillement, sans brûler les étapes.
Pour moi, la foi n’est pas un sprint, mais une course de fond 🏃‍♀️‍➡️.

Blocages et défis ❌

Mes blocages

Qu’est-ce qui me bloque ?
Je suis gênée par beaucoup (trop) de choses : le dogmatisme, la pédocriminalité dans l’Église, la misogynie, la vision de la sexualité, l’homophobie, le racisme, la vision des animaux, le complotisme, le climato-scepticisme, le risque de dérives sectaires, l’intrusion de la sphère politique et les enjeux de pouvoir.

Le fanatisme, quel qu’il soit, est quelque chose qui me terrifie.
Je le trouve d’ailleurs particulièrement bien illustré dans le premier roman de S. King, Carrie.


Au moment où j’écrivais cet article, en novembre 2024, Matthieu Jasseron, le “père 2.0” de TikTok, annonçait pourquoi il arrêtait sa fonction de prêtre.

Ce n’est pas quelqu’un que je suivais particulièrement, mais je trouvais son exaltation assez touchante et communicative.
Je me retrouve tout à fait dans ses constats et dans les dérives qu’il dénonce au sein de l’institution catholique.

J’apprécie aussi qu’il ne vise pas tant les individus que les structures et certaines pratiques spécifiques.

Mes valeurs profondes

Je suis politisée très à gauche de l’échiquier.
Je milite, à mon petit niveau, sur un certain nombre de sujets : la défense des droits LGBTQIA+, l’anti-racisme, le féminisme intersectionnel…


J’ai aussi beaucoup de mal avec les comptes estampillés « chrétienté ».
Je suis bien consciente que vouloir conformer la Bible à mon point de vue n’est pas totalement juste.

Mais, comme je l’ai dit plus haut, il faut quand même garder en tête que la parole sacrée a été retranscrite par des hommes.
D’où ce nécessaire compromis avec nos connaissances psycho-sociologiques, historiques, sociales…


Cela me fait d’ailleurs penser à une phrase de mon professeur de géographie en hypokhâgne :
le pape n’est pas là pour être populaire, mais pour appliquer le dogme.

Mes motivations

Si tu as des références « progressistes » à me conseiller, je suis preneuse.
Je mettrai à jour les ressources régulièrement.

La promesse d’une vie après la mort n’est pas une motivation première en ce qui me concerne.
Mener une vie « saine » comporte déjà beaucoup d’avantages, au-delà de l’aspect moral.

Avec ces nouvelles lunettes, j’interprète les choses différemment.
Et c’est là que je regrette d’avoir été isolée dans ma foi : je suis tombée dans des pièges assez grossiers.

Mais après tout, peut-être que ma rédemption n’en sera que plus belle.

Conclusion : cheminer dans la foi et la joie

Je sais qu’un long chemin m’attend, et qu’il sera sûrement très complexe de trouver ma juste place.
Continuer à défendre les minorités, promouvoir la démarche scientifique, l’émancipation des femmes… tout en partageant ma foi.


Je ressens de la joie et un certain apaisement depuis que je suis dans cette démarche.
Je suis toujours la même, mais un peu différente.

Je suis peut-être dans le faux.
Pas assez pratiquante pour les religieux.
Pas assez critique pour les sceptiques.

J’en suis où j’en suis.
J’évoluerai peut-être dans un sens ou dans un autre, mais je me sens moins perdue.


La foi n’est pas explicable : elle se ressent.
Et pour ma part, elle est bien là.


Et la suite ?

Je suis encore un peu frileuse à l’idée d’aller à la rencontre d’une assemblée religieuse.
Je suis persuadée que cela pourrait m’aider à cheminer, mais j’ai aussi très peur de rencontrer des intégristes.

Il y a toujours en moi cet oiseau qui ne veut pas être mis en cage 🕊.
Alors si tu as des conseils à ce sujet, n’hésite pas à te manifester.


En relisant mon témoignage, je me rends compte que la joie est un fil conducteur tout au long du récit.
Cette émotion est d’ailleurs à la racine de mon prénom civil.

Pour conclure, je me dis qu’après tout ce temps, peut-être que cet amour que je cherchais était là, sous mes yeux qui ne voyaient plus 👀.

J’espère que mon témoignage pourra réconforter, aider et encourager les personnes qui cheminent eux aussi dans la foi 🙏🏻.

Tweet Pape François Joie
Tweet à retrouver ici.

Ressources spirituelles

Voici quelques ressources qui m’accompagnent actuellement dans mon cheminement :

  • Qui est Jésus ?
    Une série de vidéos qui retrace simplement la vie du Christ.
  • La pensée du jour
    Une courte réflexion quotidienne autour d’un thème spirituel.
  • Des questions
    Une rubrique qui répond à des questions théologiques, mais aussi à des questions très concrètes de la vie quotidienne.
  • AELF – Bible et lectures du jour
    Une Bible « brute de pomme », sans fioritures, ni recueil de données, avec les lectures du jour.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et de contribuer à faire vivre cet espace de partage et de découvertes.

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Commentaires

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14 réponses à « Renaître dans sa foi : mon parcours spirituel entre doutes et quête de sens❤️‍🔥 »

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