Personne aux cheveux longs tenant une tasse fumante, regardant la neige tomber à travers la fenêtre.

Journaling : retrouver de la lumière dans les périodes sombres


Ce journaling mensuel est un espace d’introspection et de réflexions pour traverser les périodes sombres et retrouver la lumière intérieure.

Explorer ses pensées pour mieux se reconnecter

Novembre a souvent à juste titre une réputation de mois sombre, mais cette année, il a été pour moi tout l’inverse : un mois traversé par la lumière.

Si tu as manqué le mois dernier, tu peux retrouver mon article Sorties en famille petit budget : vivre octobre entre petits moyens et grandes joies pour voir comment octobre a préparé ce chemin vers la lumière.

Entre moments forts et découvertes personnelles, novembre s’est dessiné à travers :

  • Une exposition immersive qui a éveillé mes sens et ma curiosité 🌌
  • Une affirmation professionnelle, où poser des limites et trouver sa voix a fait toute la différence 🫵
  • La découverte d’Adélaïde Hautval, une rencontre inspirante sur la résilience et la dignité ✨
  • Une réconciliation intime, où le pardon a illuminé mon existence❤️‍🩹.

Comme souvent dans ces périodes charnières, les grands changements ne sont pas toujours spectaculaires : ils se jouent en silence, dans ces basculements intérieurs que personne ne voit mais qui transforment tout.

Et toi, as-tu déjà vécu ces moments où la lumière se glisse là où tu ne l’attendais plus ? Viens, je t’emmène dans ce mois de novembre qui a tout changé.

Novembre culturel – la lumière sous toutes ses formes

Exposition « En voie d’illumination » 🌌

Comme chaque année, nous avons eu le privilège de découvrir en avant-première l’exposition-événement « En voie d’illumination : Lumières de la Nature » au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris : avantage non négligeable d’avoir une grande sœur qui y travaille !

Cette édition prend un virage audacieux :

  • fini les animaux lumineux monumentaux,
  • place à un parcours high-tech mêlant lasers, hologrammes, UV, projections LED et installations immersives censées sublimer les lumières minérales, terrestres, marines et célestes.

L’intention est belle, futuriste, ambitieuse.
Mais… si je suis honnête, cette édition est franchement flopesque 😬.

Nous avons passé une très bonne soirée en famille. Oui, j’étais ravie d’y être invitée, mais si j’avais payé plein tarif, je serais sans doute restée sur ma faim.

À l’entrée, l’ambiance m’a fait penser à un congrès de l’Église de scientologie. Les hologrammes ne sont vraiment pas ma tasse de thé, j’avais presque peur de voir surgir Jean-Luc Mélenchon ou Tom Cruise en version holographique 😆 !

Malgré la beauté du cadre, certains espaces paraissent un peu vides. Heureusement, quelques installations valent vraiment le détour :

  • 🌋 le volcan,
  • 🌕 la lune,
  • 🏛️ la façade illuminée de la Grande Galerie.


Une exposition qui pourrait diviser les visiteurs habitués aux précédentes éditions. Si tu y vas, je suis curieuse de savoir ce que toi tu en as pensé !

Et si tu veux découvrir l’édition précédente qui était mémorable, je t’invite à consulter mon article de l’année dernière.


Du côté des salles obscures – éclairages sur deux films

Affiche du film « Le Secret des Mésanges » avec deux personnages à vélo, entourés d’oiseaux et d’un chien.
Affiche du film « L’Étranger » de François Ozon, portrait en noir et blanc d’un homme regardant vers le haut.

Pause lecture légère — une parenthèse lumineuse et drôle

Connais-tu Détective Prout, l’enquêteur au flair unique ? 💨

Non ?! Alors il est temps de remédier à ça.

Quatre couvertures colorées de la série jeunesse « Détective Prout », avec un détective au visage en forme de fesses.

Nous avons découvert ces livres à la bibliothèque municipale. Créées par deux autrices japonaises, ces histoires mêlent :

  • humour totalement absurde (oui, des blagues de prout, assumées et réussies), je te préviens on est loin de l’univers d’Hello Kitty,
  • petits mystères à résoudre,
  • dessins délicieusement kawaii 😻.

Le format est interactif, ludique, parfait pour les enfants, même pour les personnes fâchées avec les livres.
Franchement : qui n’aime pas une bonne blague de prout ?

Si tu cherches une lecture légère, drôle et mignonne : fonce. Et si tu as un plan pour avoir une peluche détective Prout, je suis preneuse! 😭

Novembre professionnel – lumière intérieure qui protège et éclaire

Quand la théorie rencontre la réalité

Deux personnes en interaction lors d’une séance de soutien : une main posée avec bienveillance sur le bras de l’autre.

Quand tu penses au métier de psychologue, qu’est-ce qui te vient en premier ?

  • Une oreille bienveillante ?
  • Une présence calme ?
  • Une neutralité absolue ? (#mythe)

Et si la réalité était bien plus rude, parfois inconfortable, mais profondément humaine ?

Je suis psychologue et j’anime, entre autres, des ateliers.

Récemment, j’ai été confrontée à une situation très inconfortable : un participant à la personnalité difficile : syndrome du personnage principal, monopolisation de la parole, agressivité, condescendance, remarques déplacées…

J’ai tenu le cadre autant que possible, mais il est devenu clair que sa présence mettait en péril le fonctionnement de l’atelier et le bien-être des autres participant.es.


Et si dire non était la véritable bienveillance ?

J’ai donc dû prendre la décision d’arrêter sa participation et d’en parler avec sa femme. Cela n’a pas été simple pour son épouse, qui a multiplié les tentatives pour revenir en arrière.

De mon côté, je lui ai répondu avec bienveillance mais fermeté. J’ai réaffirmé le caractère définitif de la décision tout en lui proposant un espace pour déposer sa détresse.

C’est aussi l’un des enjeux de ce travail : composer avec la souffrance, les mécanismes de défense, parfois la manipulation, tout en gardant le cap du cadre.

Être psychologue, ce n’est pas tout accepter.
Je ne suis ni une serpillière relationnelle, ni une emotional slave (oui j’ai inventé cette expression).

Poser une limite claire :

  • protège le cadre,
  • protège les autres,
  • et me protège moi-même.

Il y a quelques années, je n’aurais jamais osé prendre une telle décision. Aujourd’hui, je peux reconnaître le chemin parcouru : affirmation, autorité, responsabilité.


Pour celles et ceux qui envisagent des études de psychologie

Le métier de psychologue, comme beaucoup de métiers-passion, fait rêver et nourrit énormément de fantasmes.

La réalité, elle, est nettement moins idyllique.

Si tu envisages ces études, voici un retour très sincère. Avant de t’engager dans cinq années d’université, pose-toi les bonnes questions :

→  Pourquoi veux-tu faire ce métier ?

On dit souvent que l’enfer est pavé de bonnes intentions: dans cette vocation, c’est particulièrement vrai.

Vouloir aider les autres est louable. Mais si ton désir d’aider vient directement de tes propres traumas, fais attention. Oui, cela peut t’offrir une sensibilité fine… mais c’est aussi une source de biais constante, un talon d’Achille qu’il faudra surveiller toute ta carrière.

→  Renseigne-toi sur l’orientation de ta fac

Si c’était à refaire, je choisirais une faculté complètement différente. J’ai étudié dans le cœur battant de la psychanalyse parisienne : un choix que je considère aujourd’hui comme problématique à bien des niveaux.

→  Développe ton esprit critique

Ne prends rien pour argent comptant : ni les concepts, ni les théories, ni les figures d’autorité. Si tu le connais pas encore: écoute le podcast Méta de choc!

→  Prépare-toi aux enjeux de pouvoir, aux ego, au politique

Comme partout où circulent le pouvoir, la sélection et les ego, l’université est un véritable panier de crabes 🦀. Et si tu envisages la recherche, prépare-toi au politique. Lis du Machiavel : ce n’est pas une blague.

→  Saisis bien ce que ce métier implique

Demande-toi honnêtement si tu te vois pendant cinquante ans (oui, avec les réformes de retraite, on vise large), écouter et accompagner des personnes en profonde détresse toute la journée.

Je fais ce métier depuis une dizaine d’années, et je peux te garantir qu’on n’en sort pas indemne.

On a accès aux coulisses de l’humain : le meilleur comme le pire. Il m’arrive d’être épuisée et de regretter de ne pas avoir choisi un métier « normal ».

Je ne sais pas si je le ferai toute ma vie, même si, paradoxalement, je ne me vois pas faire autre chose.

Zoom sur Adélaïde Hautval: lumière morale dans les ténèbres

Silhouette d’une personne aux cheveux bouclés devant une surface lumineuse, main levée vers la lumière.

En novembre, j’ai fait une découverte inattendue en écoutant l’émission radio de Nagui : le portrait d’Adélaïde Hautval. Un nom qui ne dit presque rien au grand public, alors qu’il devrait brûler 🔥dans notre mémoire collective.

Fille de pasteur devenue psychiatre, elle est arrêtée en 1942 pour avoir traversé la ligne de démarcation afin d’assister à l’enterrement de sa mère — mais aussi pour avoir pris la défense d’une famille juive maltraitée par un soldat allemand.

« Puisque vous défendez les Juifs, vous partagerez leur sort », lui lance-t-on. On lui impose alors une étoile jaune et une banderole « amie des Juifs ».

De fil en aiguille, elle est transférée de prison en camp d’internement, avant d’être déportée à Auschwitz. Là, réquisitionnée en tant que médecin, elle découvre les expérimentations infligées aux prisonnières : stérilisations forcées, sévices, mutilations — l’horreur à l’état brut.

Et c’est là qu’elle accomplit quelque chose d’incroyable : elle refuse.

  • Refuse de collaborer.
  • Refuse de participer.
  • Refuse même de détourner le regard.

Dans un système conçu pour broyer toute résistance, elle s’oppose. Elle soigne, protège, falsifie des diagnostics, couvre les femmes qu’elle peut encore sauver.

Rien ne l’obligeait à défendre qui que ce soit — et pourtant, elle le fait, simplement parce que c’était « ce qui était juste ».

Transférée ensuite à Ravensbrück, elle tiendra jusqu’à la libération.

Après la guerre, elle choisira une vie discrète, loin des institutions, refusant encore une fois les jeux de pouvoir et les systèmes qui broient.

Plus tard, en découvrant qu’elle est atteinte de la maladie de Parkinson, elle choisira elle-même le moment de sa mort.

Elle sera désignée « Juste parmi les Nations » après son décès. Aujourd’hui, certains militent pour sa panthéonisation et à juste titre!

Ce qui me bouleverse dans son parcours, c’est que sa foi n’était pas un discours : c’était un acte. Une manière d’être, de tenir debout. Une foi incarnée, concrète, qui dit « non » à l’inhumain quand tout pousse à la résignation.

Pour moi, Adélaïde Hautval est une figure biblique des temps modernes. Une femme qui ne prêche pas, mais qui agit. Une femme qui, au cœur d’un des lieux les plus sombres de l’histoire humaine, a choisi la lumière et l’a tenue.

Depuis, j’en parle à qui veut l’entendre, parce qu’elle gagne à être connue. C’est une source d’inspiration immense. Merci, Haïdi ❤️‍🔥.

Et toi, connaissais-tu cette figure incroyable ?

Si tu es intéressé.e par son parcours, voici quelques ressources :

Novembre côté cœur – lumière intime retrouvée et nouveau chemin

Il y a des moments dans la vie où l’on sent qu’une étape est nécessaire pour tourner une page.

Pour moi, ce moment est arrivé récemment, avec un ancien amour. Après des années de silence, il a repris contact, et j’ai senti que j’étais prête à y répondre.

Pendant longtemps, j’ai laissé la haine m’habiter.

Et puis récemment, en écoutant la pasteure Carolina Costa, quelque chose s’est déplacé en moi.

Elle disait que lorsque le pardon dépasse nos forces, on peut le remettre entre les mains de Dieu.

Cette idée m’a fait réfléchir. Même Jésus, sur la croix, n’a pas dit qu’il pardonnait. Il a simplement confié l’impossible à plus grand que lui : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23:34).

J’ai pris le temps de rédiger un message qui venait du cœur,sans chercher à blesser, à manipuler ou à obtenir quelque chose en retour.

J’ai choisi d’écrire la vérité de ce que j’avais ressenti : que j’avais aimé, que j’avais été blessée, mais que j’étais désormais capable de voir la relation avec lucidité.

Je l’ai envoyé comme un cadeau, autant pour lui que pour moi.

Dans mon message, j’ai parlé de ma foi, de ce retour vers Dieu qui m’a permis de retrouver stabilité et joie. J’ai offert une parole biblique, un petit phare 🚨 dans l’obscurité, en espérant sincèrement qu’elle puisse l’éclairer dans son chemin.

Je ne m’attendais pas à une réponse, mais il a répondu après plusieurs jours. Cet échange m’a apporté une grande libération.

Pendant des années, j’avais sali cette relation pour apaiser ma douleur. Maintenant, je peux reconnaître avec lucidité ce qui était beau, ce qui a été réel. Je me rends compte que j’ai été aimée, et que j’ai aimé intensément. Et c’est déjà un trésor.

Écrire ce message est une pierre apportée à ma guérison. Il m’a permis de me réapproprier une part de mon histoire, de célébrer l’amour que j’ai donné et reçu, et de laisser vivre le souvenir sans me faire de mal.

Finalement, j’ai compris que ce n’est pas la réponse de l’autre qui importe, mais notre propre cheminement. J’ai appris que je pouvais tourner la page, vivre dans l’apaisement et me tourner vers le futur.

Et toi, est-ce qu’il y a une histoire que tu es prêt.e, aujourd’hui, à regarder différemment ?

Cœur en papier rouge déchiré, recousu avec un ruban doré par deux mains, sur fond de larmes bleues.

A ton tour : 5 questions de journaling pour retrouver la lumière

Et si retrouver la lumière, ça commençait par quelques mots posés sur le papier ? Pour t’accompagner, je t’ai préparé un petit carnet à imprimer : cinq questions pour explorer ce qui te nourrit, ce qui t’a marquée, et ce qui t’aide à avancer : une œuvre refuge, une activité qui apaise, une figure qui inspire, un événement à nommer, un pas à esquisser.

Prends-le comme tu en as besoin : seule, au calme, à ton rythme.

Si ce carnet te parle, n’hésite pas à le partager autour de toi, à le sauvegarder sur Pinterest ou à liker : c’est une façon simple de soutenir ce blog et de m’aider à continuer à créer ce genre de ressources. Merci 🤍

Novembre : la lumière qui guide sans éblouir

Ce mois de novembre m’a rappelé que la lumière n’est pas toujours là où on l’attend : parfois spectaculaire, parfois discrète, parfois morale, parfois émotionnelle.

À l’inverse de Marsault, le héros d’Albert Cohen, qui commet son crime ébloui par une lumière trop vive, je ne me suis pas laissée aveugler, je me suis laissée guider. Et peut-être est-ce là la vraie clarté : celle qui n’aveugle pas, mais qui éclaire juste assez pour avancer autrement.

Si tu veux continuer ce chemin lumineux, découvre mon article du mois suivant : « Ce que Noël dit de nous – fête spirituelle ou rituel consumériste ». Ensemble, nous explorerons comment cette période festive révèle de nos contrastes et de nos valeurs…

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et de contribuer à faire vivre cet espace de partage et de découvertes.

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7 réponses à « Journaling : retrouver de la lumière dans les périodes sombres »

  1. […] En novembre, j’avais déjà commencé à me réapproprier mon histoire, à regarder en face les blessures laissées par une relation marquée par le mensonge et la trahison. […]

  2. […] réflexion s’inscrit dans la continuité de mon article précédent, Journaling : retrouver de la lumière dans les périodes sombres 🕯️, où je partageais déjà ce besoin de chercher du sens au cœur des périodes plus […]

  3. […] En novembre, j’avais déjà commencé à me réapproprier mon histoire, à regarder en face les blessures laissées par une relation toxique marquée par le mensonge et la trahison. […]

  4. […] Journaling : retrouver de la lumière dans les périodes sombres […]

  5. […] 🌠 Exposition: En voie d’illumination : Lumières de la Nature […]

  6. […] petite commère que tu penses être, j’ai abordé cet épisode dans deux précédents articles: Journaling : retrouver de la lumière dans les périodes sombres et La reine sans couronne : se reconstruire après une relation toxique, récit d’une reprise […]

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