Dans ce premier journal d’octobre, je partage mon rituel de bilan mensuel en journal intime et la façon dont l’écriture m’aide à ralentir et à clarifier mes réflexions.
Premier pas d’une série
Ce mois d’octobre marque le début d’une nouvelle série d’articles consacrés à ma pratique du journaling.
J’ai toujours aimé écrire. Mais pendant longtemps, je me suis demandé si j’avais vraiment quelque chose d’intéressant à dire. Et puis un jour, j’ai décidé de me lancer sans attendre d’être légitime! Le journal intime est devenu ce moment rien qu’à moi : un vrai moment ressource.
C’est devenu un point d’ancrage ⚓ : un espace pour ralentir, observer mes pensées, accueillir mes émotions et donner du sens aux petits comme aux grands moments du quotidien. Chaque fin de mois, je rouvre mon journal intime pour faire le bilan : ce que j’ai vécu, ressenti, traversé.
Chaque mois, je partagerai ici mes réflexions, mes rituels de gratitude et ces fragments de vie qui nourrissent mon regard.
J’espère que ce premier article pourra t’inspirer à explorer ta propre écriture et à trouver ton rythme.
Dans cet article, tu découvriras :
- 🎬 Les films, lectures et gestes simples qui ont marqué mon mois
- ✍🏻 Mon bilan mensuel en journal intime et ma méthode de gratitude
- 🌍 Comment j’utilise le journaling pour faire face au tumulte du monde
- 🧠 Mes réflexions sur la parentalité, la charge mentale et le syndrome de l’imposteur

Le journaling comme point d’ancrage
Mon rituel de bilan mensuel en journal intime : écrire pour faire le point ⏳
Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de tenir un bilan mensuel en journal intime à chaque fin de mois.
Sur la dernière page de mon agenda, je note ce que je souhaite garder en mémoire dans quatre catégories : professionnel, personnel, famille et divers. Pour que ce ne soit pas uniquement un exercice de développement personnel (je t’explique mes réticences sur le sujet dans le lien en dessous ↓ ), j’y ajoute ma touche personnelle dans « divers », où je note les faits marquants de l’actualité.
La gratitude au quotidien : une pratique simple et essentielle 🙏🏻
Pour rendre cette tâche rapide et agréable, j’utilise l’application « Smylife », un journal de gratitude où je note chaque soir trois faits de la journée pour lesquels je suis reconnaissante, ainsi que mon humeur générale. Cette méthode m’a aidée à transformer mes perspectives et à terminer chaque journée sur une note positive.
Cette pratique de gratitude est devenue indissociable de mon journal intime mensuel.
Un Monde en Ébullition : Trouver Son Propre Rythme 🏃🏻♀️➡️
Dans notre monde occidental où tout va très vite, je me sens souvent en décalage. Faire ce rituel de fin de mois me permet de visualiser tout ce que j’ai réalisé, appris, et expérimenté.
Depuis peu, j’utilise également l’application clockify pour mieux visualiser le temps consacré à mes tâches.
Le journal intime pour canaliser mes passions et trouver des compromis ✍🏻
Je me disperse souvent dans mes centres d’intérêt car beaucoup de choses m’intéressent ! Le journaling pourrait m’aider à canaliser mes passions.
Étant perfectionniste, je publie peu et mets souvent à jour mes anciens articles, ce qui demande du temps.
Le journal intime mensuel me semble être un bon compromis pour parler de sujets ne nécessitant pas un long article.
Le syndrome de l’imposteur : le nommer pour avancer 👀
Je me sens parfois complexée face au contenu militant. Je doute de la légitimité et de la pertinence de mon point de vue. Pourtant, tant que mon expression est respectueuse et argumentée, j’ai le droit de l’exprimer. Fini les excuses pour la procrastination !
Les thèmes qui traverseront mes pages de journaling
Je pense y aborder :
- Des bons plans 🤑
- Mes lectures 📖
- Mes travaux DIY 🪡
- Mes cultures 🌱
- Des réflexions sur l’actualité 🤔
- Des citations inspirantes 🌟
- Des parcours remarquables ✊🏽
- Des critiques de films (plutôt pour enfant)🎬
- Des recettes que j’ai expérimentées 👩🏻🍳
- Partage de contenus inspirants (podcasts, chaînes YouTube, ou comptes Instagram) qui m’ont plu🏆
- De la pop culture 🎀
Les articles de la série
Mais le journaling ne se limite pas à l’écriture. Il colore aussi la façon dont je vis les choses : les vacances, les sorties, les gestes du quotidien. Voici ce qu’octobre m’a réservé.

Ralentir : le journaling au service d’une vie plus consciente
La charge mentale des vacances : ce que l’on ne dit pas
En général, j’ai moins de travail pendant les vacances scolaires. Je ne mets pas ma fille au centre de loisirs. Cela m’arrive de ressentir une charge mentale à l’idée de trouver des occupations et organiser des activités.
Pour ces vacances, je me suis dit de le prendre comme un privilège de pouvoir passer du temps avec mon enfant, profiter de la voir grandir. C’est un temps qu’on ne me volera pas !
Pour la première semaine, j’avais inscrit ma fille à un atelier créatif à la MJC de notre commune. Elle a réalisé une maison hantée avec des matériaux de récupération. C’est ce que je faisais quand j’étais enfant, chez une voisine de ma tante. J’en garde des souvenirs merveilleux, une imagination débordante et un goût très prononcé pour la récup’ !

La bibliothèque municipale organise tous les mardis pendant les vacances des après-midi jeux de société. C’est l’occasion de découvrir de nouveaux jeux et de partager un moment avec d’autres enfants.
Les écrans et les enfants : réfléchir sans culpabiliser
Le sujet qui fâche! Surtout pendant les congés scolaires.. Nous jouons ensemble de temps en temps à Mario sur ma vieille Nintendo 3DS. L’usage des écrans est une problématique à laquelle je suis très attentive. À ce sujet, j’ai bien aimé le livret Croc Ecran réalisé par le groupe Bayard Jeunesse.
La maternité vue par Clarisse Crémer : force et ambivalence


Ce texte de la navigatrice Clarisse Crémer à l’intention de sa fille est absolument sublime. Elle décrit si bien toute l’ambivalence que peut représenter la maternité. Je suis son parcours depuis plusieurs années car j’ai travaillé avec sa marraine. Je garde un souvenir inoubliable du départ de son premier Vendée Globe où ma collègue était en feu. Son excitation était communicative! Nous nous sommes tous arrangés pour qu’elle puisse poser des jours congés et se rendre à cet événement.
Et toi que t’inspires son parcours?
Ces réflexions sur la maternité et le rythme de vie m’ont naturellement poussée vers l’essentiel : être là, présente, dans les gestes simples de la saison.

Habiter pleinement le réel : gestes, saisons et présence
La cueillette des châtaignes : ralentir au rythme des saisons 🍂
En famille, nous sommes allés récolter des châtaignes dans un parc urbain. C’est devenu une habitude tous les ans. Cela me rappelle des souvenirs d’enfance chez mes grands-parents dans le Périgord, où nous passions des heures dans la forêt à ramasser des châtaignes et récolter des trompettes de la mort. Nous faisions ensuite cuire les châtaignes dans la cheminée. Un jour, mon père, voulant sécher ses chaussettes, les avait faites brûler 🤭.

Pour les personnes intéressées, vous pouvez retrouver une carte collaborative pour les récoltes en ville. Parce qu’on est tous d’accord que c’est encore meilleur quand c’est gratuit?
Halloween : entre imaginaire, rituels et transmission

Cette année, nous sommes allées fêter Halloween chez ma sœur cadette. Sa commune organisait une animation « maison hantée« .
Une fois partie à la chasse aux bonbons, on s’est fait littéralement claquer la porte au nez par quelqu’un dont la maison était décorée. On n’a toujours pas compris pourquoi ! Déjà que je ne suis pas très à l’aise avec le principe de toquer chez des inconnus, ce n’est pas très encourageant. Ma fille a été très effrayée par l’animation. Elle était peut-être encore trop petite pour ce genre de spectacle.
Pour les costumes, j’avais préparé un costume d’Emily des Noces funèbres et ma fille était Isabella de la famille Madrigal. J’étais plutôt fière de moi, même si on m’a prise pour la Reine des Neiges. Et pour toi, que représente Halloween ?
Mes travaux à l’aiguille : créer pour m’ancrer 🪡
I Cross Stitch So I Don’t Kill People 🩸

🐑 Référence 3601-Tapis Azeri – 16,5 x 28
🏵️ Référence 3637 – Tapis Djidjims – 9,5 x 20
Encadrement home made.
Après des années, j’ai enfin terminé mes tapis. C’est un remplissage complet, il n’y a plus aucune case libre! Je suis très contente du résultat.
Cette année, j’ai eu envie de me lancer dans la broderie annuelle du site clouds factory . Tous les mois, un nouveau modèle est disponible pour compléter la broderie. Cette année, le thème était les contes d’Andersen. J’ai commandé le modèle pendant les soldes, donc j’ai commencé cet été. J’ai rattrapé assez rapidement même si j’ai brodé sur du coton, ce qui est très difficile !

Je garde le souvenir de ma mère qui avait participé à une ronde des brodeuses quand j’étais enfant. Avec ses sœurs et des amies, chacune avait choisi un thème et devait effectuer une broderie puis la passer à la suivante. Ma mère avait choisi les prénoms, ma tante les fleurs. Je trouve le principe très sympa, alors si ça t’intéresse, manifeste-toi !
À ces gestes ancrés dans le réel s’ajoutent les histoires qui nous traversent, celles qu’on voit, qu’on entend, et qui continuent de résonner longtemps après.

Ce qui nourrit et transforme : inspirations et pépites culturelles
Maya : un film qui questionne le lien et la transmission 🎬


Nous sommes allées voir Maya, donne-moi un titre dans notre cinéma de quartier. Ce cinéma d’art et d’essai nous permet de voir des films à moindre coût et parfois plus confidentiels. Nous aimons beaucoup les dessins animés populaires, mais je trouve important de l’ouvrir à des styles différents et moins formatés.
J’avais inscrite ma fille à un atelier de création d’affiches de films à l’issue de la projection, gratuit sur inscription. J’ai bien aimé le principe. C’est quelque chose que l’on peut reproduire à la maison : choisir un personnage, un objet, un style et créer une petite histoire/affiche. Ma fille a tiré au sort ces éléments : maman – trésor – humour, ce qui a donné pour titre : « Maman à la recherche de la fée cabinet ». Succès garanti avec de l’humour potache 💩.
Connais-tu « Ma fabrique à histoires » de Lunii ? C’est un appareil qui permet aux enfants d’écouter des histoires. Ma fille s’endort tous les soirs avec. Justement, à l’occasion de la sortie du film, Lunii offrait l’une des histoires. Cela permet de prolonger l’univers du film.
Sauvages : une réflexion sensible sur notre rapport au vivant

Nous sommes également allées au cinéma voir Sauvages. C’est un immense coup de cœur ❤️. J’avais déjà entendu parler de Ma vie de courgette sans avoir eu l’occasion de le voir. Je suis allée sans grande conviction et j’ai été transportée par l’histoire. J’en ai eu les larmes aux yeux. Le film aborde avec justesse des thèmes nécessaires : le racisme, l’écologie, le mensonge.
J’ai redécouvert la chanson « Tous les cris les S.O.S » du regretté Daniel Balavoine. Grâce à ce film, cette chanson, qui avait tant de signification pour moi durant mon adolescence, a pris une dimension nouvelle. Je ressens toujours une profonde tendresse pour cette composition touchante.

Questions fréquentes sur le bilan mensuel en journal intime
Comment commencer un bilan mensuel en journal intime ?
Pas besoin de matériel élaboré : un ordi, une tablette un carnet et un stylo ou simplement son téléphone suffisent. Je structure le mien en quatre catégories : professionnel, personnel, famille et divers. L’essentiel est de trouver un rythme qui te ressemble.
Combien de temps faut-il y consacrer ?
Cinq minutes par jour suffisent. L’application Smylife me permet même de noter ma gratitude en quelques minutes chaque soir. Le temps de la synthèse mensuel dépend du temps que tu peux y consacrer. Avec l’habitude, on se rend compte que notre regard commence à changer sur le quotidien.
Est-ce que le journaling est fait pour moi si je ne sais pas quoi écrire ?
On n’a pas besoin d’avoir des choses extraordinaires à dire : les petits moments du quotidien sont souvent les plus révélateurs. Se lancer sans attendre d’être légitime, c’est tout le secret.
Quel outil utiliser pour son journal intime mensuel ?
J’utilise un agenda papier pour mon bilan et l’application Smylife pour la gratitude quotidienne. Certains préfèrent Notion ou un simple carnet. L’outil importe peu, c’est la régularité qui compte.

Clore octobre, ouvrir la suite
Octobre s’achève avec ses réflexions, ses gestes simples et ces instants de vie que j’ai choisi de consigner.
Écrire ce bilan mensuel en journal intime me permet de ralentir, de prendre du recul et de garder une trace de ce qui compte vraiment. Si ces pages ont résonné en toi, j’espère qu’elles t’auront donné envie d’explorer ton propre rythme et tes pensées.
Et parce que l’écriture est un fil qui se poursuit, je t’invite à découvrir Transmettre ses souvenirs d’enfance : ce que novembre m’a appris, le prochain chapitre de cette série, où de nouvelles réflexions et expériences viendront nourrir le chemin.








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